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UN “BATTLEFIELD” QUI JOUE LA CARTE MICRO, PAS LE BLOCKBUSTER
Sur Commodore 64, Battlefield Germany intrigue d’abord par son intitulé. Le réflexe moderne serait d’y voir un parent lointain de la série Battlefield popularisée bien plus tard sur PC et consoles, mais sur micro 8-bit, un titre pareil renvoie souvent à une proposition plus “jeu de guerre” au sens large, parfois tactique, parfois orientée simulation, parfois même hybride.
Dans une ludothèque C64, ce genre d’item a une valeur particulière pour le collectionneur: il raconte une époque où un nom accrocheur devait vendre une promesse en quelques mots, et où l’expérience dépendait autant du programme que de la façon dont on le chargeait, de la notice qu’on lisait, et du joystick que l’on branchait.
Sans surjouer le souvenir précis d’une intro que toutes les éditions n’affichent pas forcément de la même manière, l’entrée en matière d’un jeu C64 comme Battlefield Germany se lit souvent à travers ses écrans de démarrage: un titre, parfois un menu minimaliste, et surtout une prise en main immédiate. Sur micro, on comprend vite si le jeu cherche la nervosité (actions courtes, feedback direct) ou la réflexion (écrans d’état, paramètres, tours, gestion).
Le premier contact, c’est aussi celui des commandes: sur Commodore 64, beaucoup de jeux reposent sur un joystick à un bouton, ce qui force des choix de design très nets. Quand un titre vise la stratégie ou la gestion, la notice devient alors une vraie pièce du puzzle, presque un “tutoriel papier” à l’ancienne.
Le charme des jeux C64, c’est ce mélange de sobriété et d’autorité: une interface parfois sèche, mais une ambiance qui se construit avec peu. Un nom comme Battlefield Germany évoque immédiatement les cartes, les rapports, les codes visuels militaires, et cette manière très 80’s de te confier un rôle (commandement, planification, pilotage, infiltration… selon l’angle choisi) sans te tenir la main.
Le point le plus “piégeux” autour de Battlefield Germany, c’est sa confusion potentielle avec la franchise Battlefield connue sur consoles récentes. Pour un collectionneur, c’est presque un cas d’école: même mot, imaginaires très différents. Sur une étagère, il peut créer une passerelle amusante entre micro-ordinateur et FPS modernes… à condition de bien présenter la machine et le contexte.
Quand on aborde Battlefield Germany sur Commodore 64, le bon réflexe est d’écouter le jeu plutôt que de lui coller une lecture “console moderne”. Ici, tout se joue dans le rythme de décision et la lisibilité: à quelle vitesse on comprend l’objectif, comment le jeu signale le danger, et si l’on passe son temps à agir ou à planifier.
Sur C64, la technique impose ses propres règles: affichage, fluidité, gestion des informations à l’écran. Un bon jeu de cette génération compense souvent par une identité sonore marquée, une logique d’interface claire, et un challenge qui ne dépend pas uniquement des réflexes, mais de la compréhension du système.
Côté confort, ne sous-estimez pas l’impact du matériel. Selon votre configuration, le ressenti peut changer du tout au tout: précision du joystick, latence d’un adaptateur moderne, et même fatigue de la main sur les longues sessions. Pour faire les choses proprement, jetez un œil à la page Accessoires Commodore 64 et privilégiez un périphérique fiable, surtout si le jeu demande des déplacements précis ou des saisies répétées.
Pour situer Battlefield Germany dans l’imaginaire actuel, le parallèle le plus parlant est justement… de le distinguer. Si votre cerveau va automatiquement vers un FPS contemporain, un détour par Battlefield 3 aide à mesurer le grand écart: d’un côté, la démesure audiovisuelle et le multijoueur calibré; de l’autre, une proposition micro où l’on accepte davantage l’abstraction, l’interface et le tempo particulier des jeux 8-bit.
Autre comparaison utile: Battlefield Hardline montre comment la marque “Battlefield” a pu s’ouvrir à d’autres cadres et à d’autres fantasmes. Ce n’est pas une filiation directe, mais c’est une bonne boussole pour comprendre à quel point un même mot peut recouvrir des expériences radicalement opposées selon l’époque et la plateforme.
Sur Commodore 64, la vraie “rareté” n’est pas toujours le titre, mais l’exemplaire. La complétude fait souvent la différence: boîte en bon état, jaquette/inlay propre, et notice présente. Un jeu au nom générique ou à diffusion variable peut se croiser en occasion sous plusieurs présentations, parfois très usées, parfois reconditionnées.
Avant d’ajouter Battlefield Germany à un full set, inspectez surtout le support (disquette ou cassette selon l’édition), les traces d’humidité, et la cohérence de l’ensemble: une boîte qui “sonne juste”, un papier qui n’a pas jauni de façon anormale, et un contenu qui ne semble pas panaché.
MICRO 8-BIT, MAXIMUM DE CARACTÈRE
“On n’a peut-être pas l’orchestre, mais on a la tension.”
Console, édition, compatibilité, état et informations utiles avant de compléter la collection.
Battlefield Germany est actuellement référencé sur Commodore 64 dans la base Full Set.
Vérifiez le fonctionnement réel du jeu, sa compatibilité, sa région, son état général et la présence des éléments annoncés comme la boîte, la jaquette et la notice.