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PERDU SOUS TERRE, ET CHAQUE BOUTEILLE DE VIE COMPTE
Exile fait partie de ces titres Commodore 64 qui donnent l’impression d’exister dans un espace cohérent, plus « grotte vivante » que simple suite d’écrans. On y vient pour l’exploration, la débrouille et la sensation de progresser en comprenant un environnement, pas en récitant un niveau par cœur.
Sur Commodore 64, il parle immédiatement aux joueurs qui aiment les aventures d’action où la carte se mérite, où l’orientation compte, et où l’on se raconte sa propre expédition. Ce n’est pas un jeu qui cherche à flatter: il installe une tension constante, et c’est précisément ce qui le rend intéressant à redécouvrir aujourd’hui.
La promesse d’Exile se comprend vite: on est lâché dans un réseau souterrain et on doit survivre tout en apprenant à se déplacer efficacement. Les tout premiers instants mettent surtout l’accent sur l’observation: repérer les issues, jauger les menaces, et comprendre que l’espace n’est pas un décor neutre mais un terrain qui réagit.
L’entrée en matière n’est pas là pour dérouler un tutoriel confortable. Le jeu pousse plutôt à tester, à revenir sur ses pas, et à accepter que la progression se fasse par petites conquêtes: une salle sécurisée, un passage maîtrisé, un nouvel aller-retour mieux préparé.
Ce qui date instantanément Exile dans le bon sens, c’est ce rapport très « micro-ordinateur » à l’aventure: l’impression de bricoler sa survie, de faire avec ce qu’on a, et de se fabriquer des repères mentaux dans un labyrinthe qui n’attend pas le joueur. On est loin des codes modernes qui balisent tout. Ici, l’étrangeté et l’inconfort font partie du voyage, comme ces jaquettes qui promettaient un monde entier… et te laissaient ensuite te débrouiller avec.
Exile est souvent retenu pour sa manière de rendre la caverne « crédible »: interactions, gestion de ressources, dangers persistants, et une exploration qui ressemble à une expédition plutôt qu’à une simple traversée. Même sans connaître chaque subtilité du système, on sent une ambition de simulation légère, rare à ce niveau de lisibilité sur la machine.
On est sur une aventure d’action vue de côté, centrée sur l’exploration et la survie. Le rythme n’est pas celui d’un run nerveux: l’intérêt vient des trajets, des prises de risque, et de la gestion de ce qui permet de tenir plus longtemps sous terre. Quand le jeu est à son meilleur, il te fait choisir entre « je continue encore un peu » et « je rentre au sûr avant que ça tourne mal ».
La prise en main réclame une commande précise. Sur C64, la plupart des joueurs y reviendront naturellement avec une manette Commodore 64 (ou joystick) fiable et bien calibrée, parce que les déplacements et l’action se jouent souvent à un détail près. Un contrôle un peu spongieux, et ce qui devait être une manœuvre propre devient une dépense de ressources inutile.
Côté ambiance, Exile a ce goût de solitude et de profondeur qui colle bien au support: un espace oppressant, une progression qui s’écrit en traces, et cette sensation que la grotte a toujours un coup d’avance. Le jeu peut paraître austère si l’on attend du spectacle immédiat, mais il récompense clairement l’attention et la méthode.
Sur Commodore 64, l’attrait en collection ne vient pas seulement du titre, mais du packaging : boîte qui a souvent vécu, notice qu’on feuillette pour capter l’intention des auteurs, et support (disquette ou cassette selon l’édition) qui conditionne autant l’usage que l’authenticité. Un exemplaire complet raconte tout de suite mieux l’époque qu’un simple support seul dans une pochette neutre.
Si tu vises le full set, pense aussi à la cohérence globale: la présence de la notice, l’état des tranches (souvent marquées), et les petites variantes d’impression qui peuvent exister d’un tirage à l’autre. Sans transformer ça en chasse aux fantômes, le plus important reste de trouver un ensemble propre, lisible, et agréable à manipuler.
Le nom Exile a existé sur d’autres machines et dans d’autres contextes, ce qui peut créer des confusions en collection. L’approche « exploration exigeante » de cette version Commodore 64 se compare plus naturellement à la famille des jeux d’action-aventure et d’exploration en 2D qu’à des RPG portant un titre voisin. Si tu collectionnes par sensations, cherche des titres où l’espace est un puzzle et où la survie impose un vrai tempo, plutôt que des jeux purement arcade.
Exile se rencontre, mais l’écueil classique reste l’état et la complétude. Sur micro, beaucoup d’exemplaires ont circulé sans boîte, avec une notice manquante, ou avec un support fatigué par les chargements répétés. Le jeu devient nettement plus satisfaisant à posséder quand l’ensemble est propre et cohérent, surtout si tu aimes exposer les boîtes C64.
Console, édition, compatibilité, état et informations utiles avant de compléter la collection.
Exile est actuellement référencé sur Commodore 64 dans la base Full Set.
L’indice de rareté marché Full Set de Exile est actuellement de 96 sur 100, soit un niveau « Exceptionnel ». Le dernier relevé a détecté 1 annonce. Cet indicateur combine la disponibilité observée et le niveau de prix par rapport aux autres jeux de la même console.
Vérifiez le fonctionnement réel du jeu, sa compatibilité, sa région, son état général et la présence des éléments annoncés comme la boîte, la jaquette et la notice.