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BRANCHEZ LE CERVEAU, PAS LES RÉFLEXES
Sur Commodore 64, Neuromancer fait partie de ces titres qui sentent l’ordinateur domestique jusque dans leurs menus: beaucoup de lecture, une progression à apprivoiser, et une ambiance qui s’installe plus qu’elle ne se “consomme”. On est sur une proposition typique de la fin des années 80, quand l’aventure et le jeu de rôle se frottaient à la science-fiction sans demander la permission.
Son vrai crochet, c’est évidemment son ADN cyberpunk. Le jeu s’appuie sur l’univers de Neuromancer, le roman de William Gibson, et cherche moins à faire de l’action qu’à te mettre dans la peau d’un type qui compose avec des infos, des contacts, des objets, et un monde où l’interface fait partie de la fiction.
L’entrée en matière n’essaie pas de t’impressionner par une cinématique: elle t’installe dans une logique de consultation et de déduction. Sur C64, l’écran et la mise en page te rappellent vite que le jeu est pensé pour être parcouru au rythme du lecteur, avec des allers-retours et une prise de notes mentale.
Ce qu’on comprend très vite, c’est que la progression passe autant par “où aller” que par “quoi comprendre”. L’important n’est pas de gagner un duel à la seconde, mais de savoir quoi faire ensuite, et d’accepter que l’exploration peut être méthodique, parfois un peu rugueuse, comme beaucoup de productions de micro-ordinateurs de l’époque.
Neuromancer, c’est le genre de jeu où tu te surprends à jouer différemment: tu lis, tu testes, tu reviens, tu compares. Sur Commodore 64, ça rappelle cette période où “l’action” pouvait être un écran de texte, un inventaire bien rempli, et une décision à ne pas prendre à la légère. Le plaisir vient du déclic, pas du score.
Le point marquant, c’est son statut d’adaptation d’un roman emblématique du cyberpunk. Même sans connaître l’œuvre sur le bout des doigts, on sent que le jeu veut évoquer un futur sale, technique, et anxiogène, avec cette obsession de la donnée, des réseaux et des identités. Sur une machine comme le C64, ce contraste entre thème “high-tech” et affichage 8-bit a un charme particulier: ça rend le monde encore plus abstrait, presque mental.
Manette en main… ou plutôt joystick à portée de main et clavier pas loin, parce que ce type de jeu adore les manipulations et les commandes. On navigue entre des phases d’exploration et de gestion, avec une progression qui repose sur l’observation, l’utilisation d’objets et l’accès à des informations. Le rythme est volontairement posé: si tu attends un jeu “arcade”, tu risques de décrocher; si tu viens pour l’enquête et l’atmosphère, tu es à la bonne porte.
Sur C64, l’ergonomie compte énormément. Un joystick précis rend les déplacements et la navigation plus confortables, surtout quand on alterne entre écrans et menus. Si tu joues sur matériel d’origine, une manette Commodore 64 (au sens large: joystick compatible) en bon état, avec un micro-switch qui répond net, change la sensation: moins de ratés, moins de frustration, plus de fluidité.
Visuellement, Neuromancer mise davantage sur l’identité et la lisibilité que sur la démonstration technique. Le C64 sait faire de belles ambiances, mais ici l’intérêt est surtout dans la manière dont l’interface te fait “travailler”: tu passes du temps à comprendre un système, à optimiser une approche, à tenter une option. C’est un jeu qui récompense la curiosité, pas l’empressement.
En collection, Neuromancer a ce côté objet “micro” très parlant: la version complète prend une autre dimension, parce que la notice et les documents d’époque participent souvent au confort de jeu. Sur Commodore 64, beaucoup de titres s’apprivoisent par la lecture, et un exemplaire amputé de ses papiers peut transformer une découverte excitante en séance d’archéologie.
Surveille particulièrement l’état des supports et la cohérence du contenu. Les éditions C64 peuvent exister sur différents médias selon les sorties et les marchés, et le plus important, c’est d’avoir un ensemble propre, lisible, et exploitable. Si tu construis une collection “jouable”, c’est typiquement un jeu où la complétude n’est pas un caprice: c’est un vrai gain de confort.
Neuromancer se rencontre, mais les exemplaires vraiment satisfaisants sont ceux qui cochent trois cases: support en bon état, jaquette/boîte propre, et documentation présente. Les jeux d’aventure et de réflexion sur micro ont souvent été manipulés, prêtés, copiés, rangés “comme ça”, et ça se voit vite sur les boîtes fatiguées ou les notices manquantes.
Si tu chasses une version à exposer, vise un packaging sans écrasement, avec tranches nettes et impressions non délavées. Et si ton objectif est de jouer sur machine, pense aussi à l’écosystème autour: lecteur, alimentation, câblage, et tout ce qui rend une session C64 simple plutôt que folklorique. À ce niveau, la page Accessoires Commodore 64 est un bon rappel des indispensables à vérifier quand on remet une config en route.
CYBERPUNK AU CLAVIER, NÉONS DANS LA TÊTE
« Si tu lis vite, c’est mauvais signe: tu as raté un indice. »
Contrairement à beaucoup de séries jeu vidéo, Neuromancer ne s’inscrit pas dans une longue lignée d’épisodes au même format: l’intérêt est surtout dans le fait d’être une adaptation d’un univers littéraire marquant. Si tu veux prolonger le côté “réseau, données, identités”, on pense naturellement aux autres romans de Gibson comme Count Zero et Mona Lisa Overdrive, qui partagent une parenté de ton et de thèmes, même si ce ne sont pas des suites directes en jeu sur C64.
Console, édition, compatibilité, état et informations utiles avant de compléter la collection.
Neuromancer est actuellement référencé sur Commodore 64 dans la base Full Set.
L’indice de rareté marché Full Set de Neuromancer est actuellement de 94 sur 100, soit un niveau « Exceptionnel ». Le dernier relevé a détecté 1 annonce. Cet indicateur combine la disponibilité observée et le niveau de prix par rapport aux autres jeux de la même console.
Vérifiez le fonctionnement réel du jeu, sa compatibilité, sa région, son état général et la présence des éléments annoncés comme la boîte, la jaquette et la notice.