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LE PAC-MAN QUI SAUTE, DANS UN LABYRINTHE EN PERSPECTIVE
Pac-Mania, c’est le moment où la série ose quitter le confort du labyrinthe bien à plat pour se mettre en scène en 3D isométrique. Sur Commodore 64, l’idée a un vrai parfum d’arcade de salon: on reconnaît immédiatement la règle d’or (manger les pac-gommes, éviter les fantômes), mais tout est bousculé par la lecture de l’espace et par une nouvelle option de survie.
Cette version intéresse encore aujourd’hui pour deux raisons simples. D’abord, parce qu’elle montre comment un micro-ordinateur 8-bit tente de traduire une mise en scène “pseudo-3D” avec ses contraintes. Ensuite, parce que Pac-Mania n’est pas un clone paresseux: le saut change la façon de jouer, oblige à relire les trajectoires, et donne à Pac-Man un style plus nerveux, presque acrobatique.
Le démarrage met rapidement les cartes sur la table: vous êtes dans un labyrinthe en perspective, avec des couloirs qui se croisent visuellement et des angles qui trompent l’œil. Les premières secondes servent surtout à caler votre cerveau sur cette représentation, à repérer où se trouvent les ouvertures, et à sentir comment Pac-Man “colle” aux lignes du décor.
Très vite, le jeu vous pousse à comprendre l’autre nouveauté: le saut. Ce n’est pas un gadget de démonstration, c’est une option défensive qui peut sauver une vie quand un fantôme vous ferme la porte… à condition de ne pas tomber au mauvais endroit, ni de vous faire coincer à la réception. On apprend donc en jouant, par micro-erreurs, comme souvent avec les conversions d’arcade de l’époque.
Pac-Mania évoque cette période où les séries historiques cherchaient un “coup de frais” visuel sans renier leur ADN. La perspective isométrique, c’est aussi un marqueur de génération: un moyen immédiat de dire “regardez, c’est plus moderne”, même quand la lecture du terrain devient plus exigeante qu’en 2D pure. Et sur un écran cathodique, cette profondeur un peu trompeuse fait partie du charme, comme une illusion qu’on apprivoise partie après partie.
Le concept central de Pac-Mania tient en une phrase: reprendre Pac-Man et lui donner une troisième dimension, sans basculer dans un jeu d’action totalement différent. Le labyrinthe reste la scène, les fantômes restent la pression permanente, et la gestion des power-ups conserve son importance. La différence, c’est que l’espace n’est plus “cartographié” aussi naturellement au premier regard: la perspective impose de réapprendre des réflexes que l’on croyait acquis depuis le tout premier Pac-Man.
Manette en main, Pac-Mania joue sur un équilibre intéressant: d’un côté, il garde une lisibilité “arcade” (objectif clair, danger lisible, rythme qui monte). De l’autre, la perspective isométrique change la perception des distances. Sur Commodore 64, ça se traduit souvent par une phase d’adaptation indispensable, notamment dans les virages et dans l’anticipation des collisions.
Le saut est l’outil qui redessine le méta-jeu. Bien utilisé, il permet de casser un encerclement, de traverser une zone dangereuse, ou de temporiser une fraction de seconde pour forcer un mauvais placement adverse. Mal utilisé, il vous met en danger: l’action vous engage, et la réception peut être plus punitive qu’un simple changement de direction raté. Résultat: on ne “spam” pas le saut, on le garde comme une cartouche de secours, ce qui donne à chaque niveau un petit parfum de gestion du risque.
Côté ambiance, Pac-Mania mise sur une énergie plus “show” que le Pac-Man originel: ça bouge, ça se met en scène, ça essaie d’impressionner. Sur micro, ce genre d’adaptation peut impliquer des compromis techniques selon les configurations et les supports de chargement, mais l’important est ailleurs: la sensation d’un Pac-Man qui a grandi, qui veut encore surprendre, et qui demande au joueur une lecture plus fine du labyrinthe.
Si vous aimez comparer les conversions, Pac-Mania a un intérêt particulier: selon la machine, la perception de l’isométrie et la nervosité de l’action ne racontent pas tout à fait la même histoire. Pour un regard console 16-bit, la version Pac-Mania sur Megadrive PAL permet de mesurer ce que l’on gagne quand l’affichage et la fluidité deviennent moins contraints. Et pour une lecture plus “console 8-bit”, Pac-Mania sur Master System PAL offre un autre compromis, souvent plus proche d’une approche salon, où l’on juge autant la prise en main que le rendu global.
Sur Commodore 64, l’intérêt collection se joue beaucoup sur la complétude et l’état. Un exemplaire avec jaquette propre, notice présente et support en bon état raconte mieux son époque qu’un jeu nu qui a vécu dix déménagements. Selon les éditions, vous pouvez aussi croiser des variations de présentation (mise en page, langue du manuel, références d’édition), et c’est souvent là que la chasse devient amusante: identifier la version qui colle à votre ligne de collection.
Pac-Mania est typiquement le genre de titre où la sensation de jeu dépend énormément du contrôle. Sur C64, un bon joystick fait la différence: diagonales involontaires, micro-latences, course de levier trop molle… tout se paye quand on joue à l’esquive et au timing. Si vous remettez la machine en route pour ce type d’arcade, jetez un œil à la page Accessoires Commodore 64 : entre joysticks, solutions de branchement et petits indispensables, c’est souvent là que se gagne le confort de jeu (et la patience sur les sessions longues).
Pour l’objet lui-même, vérifiez surtout l’intégrité du packaging: arêtes écrasées, pliures, traces d’humidité et usure de la tranche sont fréquentes sur les boîtes de micro. La notice, quand elle est présente, vaut aussi pour ses schémas et explications, utiles pour remettre en place les subtilités de prise en main et les particularités de la version.
Console, édition, compatibilité, état et informations utiles avant de compléter la collection.
Pac-Mania est actuellement référencé sur Commodore 64 dans la base Full Set.
L’indice de rareté marché Full Set de Pac-Mania est actuellement de 94 sur 100, soit un niveau « Exceptionnel ». Le dernier relevé a détecté 1 annonce. Cet indicateur combine la disponibilité observée et le niveau de prix par rapport aux autres jeux de la même console.
Vérifiez le fonctionnement réel du jeu, sa compatibilité, sa région, son état général et la présence des éléments annoncés comme la boîte, la jaquette et la notice.