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DU SANG, DU BOIS MORT ET UNE AMBIANCE DE FILM BIS DANS UN ÉCRIN DREAMCAST
Evil Dead: Hail to the King fait partie de ces adaptations qui assument leur amour du matériau d’origine, avec un goût prononcé pour le grotesque, l’horreur et les répliques qui claquent. Sur Dreamcast, il s’inscrit dans cette période où l’action-aventure flirtait volontiers avec les codes du survival horror: exploration par zones, ressources à gérer, combats souvent tendus, et un rythme qui alterne l’inquiétude et le “grand guignol”.
Ce n’est pas un jeu qu’on ressort pour la finesse de ses sensations modernes, mais plutôt pour son identité: une atmosphère épaisse, une progression qui fait voyager d’un lieu à l’autre, et un ton volontairement décalé. Dans une ludothèque Dreamcast PAL, il a ce parfum de curiosité “hors des sentiers battus”, le genre de disque qu’on montre à un ami en disant: « attends, celui-là est vraiment spécial ».
L’entrée en matière pose vite les bases: on est dans un jeu où l’ambiance compte autant que l’action, et où l’on comprend rapidement que tout ne se réglera pas en fonçant tête baissée. Les premiers instants servent surtout à apprivoiser la caméra et la manière dont le jeu vous fait circuler entre des couloirs, des pièces, des extérieurs, avec une mise en scène qui cherche régulièrement l’effet “ciné”.
Dès le début, on sent aussi la philosophie “survie”: on observe, on économise, on apprend à choisir ses affrontements. Et quand le jeu décide de lâcher la pression, il le fait souvent avec une pointe d’humour noir, typique de la licence.
Rejouer à Hail to the King aujourd’hui, c’est retrouver une époque où les jeux d’horreur n’avaient pas peur d’être un peu raides, parfois injustes, mais très marqués visuellement. Le mélange d’épouvante et de second degré, lui, a une saveur très “fin 90s / début 2000s”: on veut vous mettre mal à l’aise, puis on vous décroche un sourire juste après. Et sur Dreamcast, ce contraste colle bien à l’identité de la machine: capable du meilleur comme du plus étrange, souvent dans le même boîtier.
Le jeu s’appuie sur l’imaginaire Evil Dead et son bestiaire de créatures possédées, avec un ton qui oscille entre horreur et burlesque macabre. C’est précisément ce balancier qui le rend intéressant à conserver: même quand la technique ou l’ergonomie accusent leur âge, l’univers et l’intention restent lisibles, et l’objet “jeu sous licence” assume une vraie personnalité au lieu de se contenter d’un habillage.
Le cœur du jeu repose sur l’exploration et le combat, dans une structure qui rappelle les action-aventure horrifiques de son époque. On avance en cherchant la bonne direction, en déclenchant des événements, en revenant parfois sur ses pas, tout en composant avec des ennemis qui surgissent pour casser votre trajectoire. L’action a quelque chose de “lourd” au sens noble: chaque engagement demande un minimum d’anticipation, et l’on comprend vite qu’il faut gérer ses prises de risque.
L’ambiance sonore et la mise en scène jouent beaucoup sur la tension, puis relâchent régulièrement l’étau avec des touches plus pulp. Ce n’est pas un jeu d’horreur “glacial”; c’est plutôt un parc d’attractions macabre, avec ses couloirs, ses surprises, et sa violence cartoon. Pour un collectionneur, c’est aussi ce qui le distingue des titres plus sérieux: il a un grain immédiatement reconnaissable.
À noter: comme beaucoup de jeux de cette génération, la caméra et certaines interactions peuvent demander un temps d’adaptation. Le bon réflexe consiste à jouer plus “propre”, en se plaçant avant d’attaquer, en évitant de se coincer dans un angle, et en gardant en tête que l’exploration est souvent aussi importante que la bagarre.
Si vous voulez comparer les sensations selon les machines, la version Evil Dead: Hail to the King sur PlayStation permet de mesurer ce que la Dreamcast apporte (ou change) en termes de rendu et de confort d’ensemble. Et si votre curiosité vous pousse vers une approche plus orientée action, Evil Dead: A Fistful of Boomstick montre comment la licence a pu se réinventer en misant davantage sur le défouloir et le rythme.
| Place | Titre | Support | Pourquoi le rapprocher? |
|---|---|---|---|
| Avant | Evil Dead: Hail to the King | PlayStation (2001) | Portage/variation d’un même épisode, utile pour comparer l’expérience et l’objet de collection selon la plateforme. |
| Épisode principal | Evil Dead: Hail to the King | Dreamcast PAL | Version à l’identité Dreamcast, intéressante dans un full set PAL pour son côté adaptation horrifique très typée. |
| Après | Evil Dead: A Fistful of Boomstick | PlayStation 2 PAL | Virage plus “action” dans l’approche, bon contrepoint si vous aimez la licence mais cherchez un tempo différent. |
En collection Dreamcast, Hail to the King se chasse surtout sur la qualité de l’exemplaire. Le boîtier Dreamcast, souvent sujet aux fêlures et aux charnières fatiguées, change complètement l’allure en rayon: privilégiez un boîtier propre plutôt qu’un disque “seul” si vous visez le full set.
Vérifiez aussi la présence et l’état de la notice (pliures, traces d’humidité, pages gondolées) et l’aspect du disque (micro-rayures circulaires, ternissement, zone centrale marquée). Un exemplaire complet, net et homogène visuellement a beaucoup plus d’impact dans une collection PAL, surtout pour un jeu aussi lié à son identité de jaquette.
HORREUR GRAND-GUIGNOL + ADN SURVIVAL: LE MIX QUI DIVISE… ET QUI RESTE EN TÊTE
« Si tu rigoles nerveusement, c’est normal: c’est aussi ça, Evil Dead. »
Console, édition, compatibilité, état et informations utiles avant de compléter la collection.
Evil Dead: Hail to the King est actuellement référencé sur Dreamcast dans la base Full Set.
L’indice de rareté marché Full Set de Evil Dead: Hail to the King est actuellement de 76 sur 100, soit un niveau « Rare ». Le dernier relevé a détecté 3 annonces. Cet indicateur combine la disponibilité observée et le niveau de prix par rapport aux autres jeux de la même console.
Sur Dreamcast, Evil Dead: Hail to the King est distribué sous la forme de un disque GD-ROM Dreamcast.
Contrôlez les rayures profondes, les fissures autour du centre du disque, l’état de la face imprimée et la lecture sur une console compatible. Vérifiez également la boîte, la notice, la jaquette et la région du jeu.