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VISER, POINTER, DESSINER: ICI, LA MAIN DEVIENT LE CURSEUR
La Manette PS Move, c’est cette “baguette” pensée pour amener le contrôle par mouvements dans l’écosystème Sony, avec une philosophie très différente d’un pad classique. Au lieu de reposer sur des sticks, elle mise sur le geste, le bras et la rotation du poignet, avec un retour très immédiat quand un jeu exploite bien sa précision.
Son terrain de jeu naturel, c’est la PlayStation 3 et tout ce qui gravite autour des expériences caméra. Là où un DualShock structure l’action autour de deux sticks et d’une croix, la Move propose une approche plus “pointeur”: on dirige, on vise, on attrape, on tranche, souvent avec une sensation de présence que le pad traditionnel ne cherche pas à reproduire.
En main, la Move se tient comme une télécommande, avec une poignée bien arrondie et une gâchette principale sous l’index (le fameux trigger). Cette gâchette est centrale: elle sert souvent à valider une action “physique” (tir, prise, sélection), et sa course aide à doser sans regarder ses doigts.
Sur la face, on retrouve les boutons PlayStation classiques (croix, carré, rond, triangle), plus Start et Select, et bien sûr le bouton PS. En revanche, pas de stick analogique ni de croix directionnelle: c’est un choix de design qui force les jeux compatibles à penser leur interface autrement, ou à demander une seconde manette en soutien selon les genres.
La signature visuelle de la Move, c’est sa sphère lumineuse au sommet, conçue pour être suivie par une caméra. Cette boule n’est pas un gadget esthétique: elle sert de repère, et sa lisibilité joue directement sur la précision perçue. Ajoutez à ça des capteurs de mouvement internes pour interpréter orientation et accélérations, et vous obtenez un contrôle qui peut être très fin sur les petits ajustements… à condition que l’installation soit propre.
Quand un titre est pensé autour d’elle, la Move brille dans tout ce qui demande de pointer, cadrer ou dessiner une trajectoire: viser un élément de décor, suivre un curseur, “peindre” une action, ou déclencher un geste net. Les meilleurs usages sont ceux qui évitent de transformer chaque interaction en gymnastique, et privilégient des mouvements courts, précis, répétés sans fatigue.
À l’inverse, sur des jeux plus “pad” dans l’âme, la limitation la plus fréquente vient de l’absence de stick: se déplacer en continu, gérer une caméra libre et viser en même temps peut nécessiter une manette complémentaire, ou une logique de téléportation/rotation par paliers. Ce n’est pas un défaut de la Move en soi, c’est une contrainte de design qu’il faut anticiper.
La première fois qu’on prend une Move au sérieux, c’est souvent quand on réalise qu’un micro-ajustement du poignet suffit à aligner un tir ou à sélectionner un détail à l’écran. On passe d’un “je pousse un stick” à un “je pointe”, et ce déclic fait comprendre pourquoi certains jeux préfèrent un curseur piloté par le geste plutôt qu’un réticule analogique.
La Move a été conçue pour fonctionner avec une caméra compatible, indispensable pour le suivi visuel de la sphère. Sans ce duo, la manette ne révèle pas son intérêt: on peut la connecter, mais l’expérience perd ce qui fait sa particularité. Pour naviguer au quotidien dans les menus ou pour les jeux non dédiés, un contrôleur plus traditionnel reste généralement plus adapté.
On croise des variations surtout sur l’apparence (couleurs, finitions) et sur l’état de la batterie selon l’âge. Plutôt que de chercher “la” bonne version sur photo, le plus important est de vérifier l’ensemble: la manette, la charge, et l’environnement de jeu (caméra, éclairage, distance). Sur certains setups, une pièce trop lumineuse ou des reflets parasites peuvent compliquer le suivi, même avec une manette parfaitement fonctionnelle.
Si vous collectionnez l’écosystème PS3, la comparaison est intéressante avec la Manette PlayStation 3 : elle excelle dans la polyvalence, la Move dans la spécialisation. Les deux ne se remplacent pas, elles se complètent, et beaucoup de configurations “idéales” finissent par mélanger les deux selon le type de jeu.
À contrôler en priorité: la gâchette (retour franc, pas de course “molle”), les boutons de face (pas d’enfoncement collant), et l’état général de la sphère (pas fendue, pas trop marquée). Vérifiez aussi la charge et la tenue de batterie, point classique sur du matériel utilisé longtemps. Enfin, inspectez le port de charge (souvent sollicité) et demandez si la caméra et les éléments nécessaires à l’usage Move sont bien présents dans le lot, en vous appuyant au besoin sur la page Accessoires PlayStation 3 pour identifier ce qui manque.