Tail of the Sun est un jeu sorti en No / édité par SCEA / développé par Artdink
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SURVIVRE, ERRER, COMPRENDRE… SANS MODE D’EMPLOI
Tail of the Sun fait partie de ces jeux PlayStation qui ressemblent à une idée folle couchée sur un CD: une expérience de survie préhistorique, minimaliste, où l’on apprend par l’observation plutôt que par des menus bavards. Développé par Artdink et édité par SCEA, il assume une démarche presque “anti-jeu de l’époque”, à contre-courant des productions plus guidées et cinématiques.
Dans une ludothèque PlayStation souvent associée au spectaculaire et à la mise en scène, celui-ci mise sur le silence, la durée, la sensation de se perdre, et un rapport très physique à l’espace. Aujourd’hui, il intéresse autant les curieux que les collectionneurs qui aiment les titres à identité forte, ceux qu’on sort de l’étagère pour provoquer un “c’est quoi, ce truc?”.
L’entrée en matière donne le ton: on n’est pas porté par une narration insistante, mais par un objectif qui se dessine progressivement et par des besoins simples à gérer. On comprend vite que l’endurance, la faim et l’environnement comptent, et que la progression se fait davantage par l’expérimentation que par des marqueurs évidents.
Ce qui frappe surtout au début, c’est le rythme. Le jeu laisse de l’air, du vide, de la distance entre deux actions, et il faut accepter de “vivre” dans ce monde avant de vouloir le dompter. Si vous cherchez un tutoriel à la chaîne, vous risquez de rebondir; si vous aimez déduire les règles en marchant, vous êtes exactement dans la cible.
À la fin des années PlayStation, on croisait encore régulièrement ce type d’objets hybrides: des jeux qui n’essaient pas de ressembler au blockbuster du moment, mais plutôt à une démo d’idée, à un prototype devenu disque commercial. Tail of the Sun incarne bien ce parfum-là: un titre qui ne s’excuse pas d’être bizarre, et qui demande au joueur d’être patient, curieux, parfois même un peu entêté.
Le duo Artdink (développement) et SCEA (édition) donne déjà un indice: on est sur un projet qui tient autant de l’expérimental que de l’aventure. Le résultat ne cherche pas à cocher des cases de genre, et c’est précisément ce qui le rend mémorable dans une collection PS1: il occupe une place à part, difficile à remplacer par “un autre jeu du même style”.
Le cœur de Tail of the Sun, c’est une boucle de survie et d’exploration à l’échelle d’un monde ouvert rude et peu bavard. Il faut se nourrir, s’orienter, repérer des ressources et comprendre ce que le jeu attend de vous sans vous tenir la main. L’ambiance est marquée par l’errance, la nature, et une certaine solitude, plus proche d’une traversée que d’une suite d’objectifs clignotants.
Manette en main, l’expérience se joue beaucoup sur la gestion du temps et du déplacement: avancer, observer le relief, revenir sur ses pas, prendre des repères. Sur la manette PlayStation, on sent que le jeu demande de la constance plus que de la virtuosité, et qu’il peut devenir hypnotique dès qu’on accepte son tempo. L’envers de la médaille, c’est que sa lecture peut paraître opaque, et que certaines actions gagnent à être apprises “par frottement”, en testant et en échouant.
Ce qui fait sa force, c’est aussi son étrangeté assumée: le plaisir ne vient pas d’un combat spectaculaire ou d’un scénario bavard, mais d’une progression quasi archéologique. On finit par comprendre des routines, des zones, des risques, et le jeu donne alors une satisfaction rare: celle de s’être adapté à un monde qui ne s’est jamais adapté à vous.
En version physique, Tail of the Sun a ce charme très PS1 des titres “ovni”: une jaquette qui intrigue, un nom qui sonne comme une promesse cryptique, et surtout une notice qui compte. Pour un jeu volontairement peu explicite à l’écran, avoir le livret d’origine apporte un vrai confort de compréhension et renforce le plaisir de posséder l’objet complet, au-delà du simple disque.
Sur l’étagère, c’est typiquement le jeu qui raconte quelque chose de votre collection: pas seulement “j’ai les hits”, mais “j’ai aussi ces expériences bizarres que la génération CD a rendues possibles”.
Comme beaucoup de titres PlayStation sortis des radars du grand public, Tail of the Sun se rencontre dans des états très variables. Un exemplaire vraiment satisfaisant, c’est d’abord un disque propre (rayures profondes à éviter), une boîte qui ferme bien et, idéalement, la notice présente.
Sur ce genre de jeu, l’état du livret et la propreté de la jaquette font une grosse différence à l’œil, parce que l’objet est souvent acheté autant pour sa singularité que pour y rejouer. Prenez aussi le temps de vérifier que tout correspond bien à l’édition que vous visez (langue du manuel, arrière de jaquette, marquages), sans vous fier uniquement au disque.
Console, édition, compatibilité, état et informations utiles avant de compléter la collection.
Tail of the Sun est actuellement référencé sur PS One dans la base Full Set.
La médiane actuellement observée pour Tail of the Sun se situe autour de 44,02 euros. Elle repose sur 7 annonces aux tarifs suffisamment cohérents. Le montant peut varier selon l’état, la version, la boîte et la notice.
La date de sortie référencée pour Tail of the Sun sur PS One est No.
Tail of the Sun a été édité par SCEA.
Tail of the Sun a été développé par Artdink.
L’indice de rareté marché Full Set de Tail of the Sun est actuellement de 48 sur 100, soit un niveau « Peu courant ». Le dernier relevé a détecté 10 annonces. Cet indicateur combine la disponibilité observée et le niveau de prix par rapport aux autres jeux de la même console.
Sur PS One, Tail of the Sun est distribué sous la forme de un CD-ROM PlayStation.
Contrôlez les rayures profondes, les fissures autour du centre du disque, l’état de la face imprimée et la lecture sur une console compatible. Vérifiez également la boîte, la notice, la jaquette et la région du jeu.
À découvrir également dans la base Full Set : NHL FaceOff 98 sur Playstation (même éditeur).