Deep Fear est un jeu sorti en 1998 / édité par Sega / développé par Sega AM7System SacomSIMSISCOHighwaystar Co., Ltd
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UN SURVIVAL HORROR EN APNÉE, OÙ CHAQUE COULOIR SE PAYE EN OXYGÈNE
Sorti en 1998 et édité par Sega, Deep Fear fait partie de ces jeux Sega Saturn qu’on ne confond pas avec le reste de la pile. On y retrouve l’ADN du survival horror de la fin des années 90, avec sa progression à l’économie, ses pièces verrouillées, ses allers-retours calculés et cette façon très “console de salon” de mettre la mise en scène au service du stress.
Sa particularité, c’est son cadre: une installation sous-marine, avec une sensation d’isolement qui colle à la peau. Là où beaucoup de survivals de l’époque jouent la maison hantée ou le laboratoire, Deep Fear choisit le métal humide, les sas, les alarmes, et une pression permanente qui ne vient pas seulement des monstres.
Deep Fear installe rapidement ses règles de survie: explorer, sécuriser les zones, comprendre comment circuler dans un environnement cloisonné, et gérer ce que le jeu vous laisse comme marge de manœuvre. L’entrée en matière donne le ton d’un survival “à l’ancienne” où l’on observe, où l’on fouille, et où l’on avance moins par réflexe que par méthode.
Dès le début, la promesse est claire: vous allez passer du temps à lire l’espace, à mémoriser des parcours, et à décider quand ça vaut le coup d’insister… ou quand il faut décrocher avant que la situation ne se dégrade. Le rythme est volontairement posé, et c’est précisément ce qui rend les accélérations plus nerveuses.
Deep Fear, c’est typiquement le genre de jeu qui rappelle une époque où la prise en main faisait partie du danger. On parle d’un survival horror de génération Saturn, pensé pour une progression prudente et des déplacements qui demandent un minimum de discipline. Avec la Manette SEGA Saturn, le D-pad et les boutons tombent bien pour ce gameplay d’exploration, mais il faut accepter un tempo moins “action”, plus lourd, plus intentionnel, où chaque changement de direction compte.
Développé sous la bannière Sega (avec une production interne et des partenaires crédités selon les sources et les éditions), Deep Fear arrive tard dans la vie de la Saturn. Ça se ressent dans l’ambition: une réalisation qui cherche à être cinématographique, un décor technique (installation, salles spécialisées, zones qui se débloquent) et une volonté de se mesurer aux survivals horrifiques phares de la décennie, tout en gardant une identité très “Sega” dans l’approche.
Le cœur du jeu repose sur une exploration en environnement fermé, une gestion de ressources et des combats qui ne sont jamais le seul plan A. Deep Fear encourage à choisir ses affrontements, à sécuriser les trajets, et à construire sa progression comme un itinéraire. Quand le jeu vous met sous pression, c’est souvent parce qu’il joue sur la fatigue mentale du joueur: repasser dans les mêmes couloirs, entendre un bruit suspect, hésiter à ouvrir une porte “juste pour vérifier”.
L’ambiance sous-marine ajoute un parfum particulier: éclairages artificiels, espaces utilitaires, sentiment d’être loin de tout. Même sans surenchère gore, le jeu sait être inconfortable, parce que le décor lui-même devient une contrainte. Et quand une mécanique liée à la survie vient se greffer à ce cadre, la tension a quelque chose de plus concret qu’un simple sursaut.
Sur le plan du ressenti, on est dans un survival horror où l’on accepte des animations et des transitions pensées pour la lisibilité et la mise en scène. Le résultat est souvent plus “lourd” qu’un action moderne, mais c’est une lourdeur qui sert l’angoisse: on ne traverse pas une zone comme un couloir neutre, on l’habite, on la mesure, on s’y méfie.
ALARME, SAS, COULOIRS MÉTALLIQUES: ICI, LA PEUR A UNE PRESSION DE SERVICE
« Je fouille encore une salle et j’arrête… enfin, normalement. »
Deep Fear n’est pas porté par une longue série d’épisodes: son intérêt vient justement de son statut de survival horror “standalone” marqué par une forte identité de décor. Pour situer le feeling, on peut le rapprocher des Resident Evil (structure, progression, tension), tout en gardant à l’esprit que l’habillage et les sensations diffèrent. Sur Saturn, les amateurs de frissons et d’atmosphères étranges regardent aussi du côté de Enemy Zero pour l’expérimentation et la tension, ou de Clockwork Knight pour… rien à voir, justement: Deep Fear montre une autre facette de la machine, plus adulte, plus claustro.
Comme beaucoup de titres Saturn arrivés sur la fin, Deep Fear attire autant les joueurs curieux que les collectionneurs qui veulent une ludothèque cohérente. Un exemplaire complet est celui qui raconte le mieux l’objet: boîte propre, jaquette nette (souvent très marquante visuellement dans une étagère Saturn) et notice présente, parce que ce type de jeu s’apprécie aussi dans sa “matière” d’époque.
En occasion, surveillez surtout l’état du disque (micro-rayures, traces circulaires) et l’intégrité de la charnière du boîtier. Les boîtiers Saturn ayant souvent vécu, un simple échange de boîtier peut améliorer la présentation, mais une jaquette froissée ou une notice manquante, ça se voit immédiatement sur une collection.
Console, édition, compatibilité, état et informations utiles avant de compléter la collection.
Deep Fear est actuellement référencé sur SEGA Saturn dans la base Full Set.
La date de sortie référencée pour Deep Fear sur SEGA Saturn est 1998.
Deep Fear a été édité par Sega.
Deep Fear a été développé par Sega AM7System SacomSIMSISCOHighwaystar Co., Ltd.
L’indice de rareté marché Full Set de Deep Fear est actuellement de 34 sur 100, soit un niveau « Assez courant ». Le dernier relevé a détecté 11 annonces. Cet indicateur combine la disponibilité observée et le niveau de prix par rapport aux autres jeux de la même console.
Sur SEGA Saturn, Deep Fear est distribué sous la forme de un CD-ROM SEGA Saturn.
Contrôlez les rayures profondes, les fissures autour du centre du disque, l’état de la face imprimée et la lecture sur une console compatible. Vérifiez également la boîte, la notice, la jaquette et la région du jeu.
À découvrir également dans la base Full Set : Dragon Force II sur Sega Saturn (même année et même éditeur), WanChai Connection sur Sega Saturn (même éditeur), Dead or Alive sur Playstation (même année).