Shisenshou: Match-Mania est un jeu sorti en 1990 / édité par Irem / développé par Tamtex
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DEUX TUILES, UN CHEMIN, ET LA PARTIE DÉRAILLE EN DOUCEUR
Shisenshou: Match-Mania est un pur jeu de logique sur Game Boy, sorti en 1990 et édité par Irem, avec Tamtex au développement. Ici, pas d’action, pas d’histoire à suivre, juste un principe qui accroche vite: faire disparaître des paires de tuiles en les reliant selon une règle de cheminement très stricte.
Dans une ludothèque portable, ce genre de puzzle a un avantage évident: il se lance vite, se joue par petites sessions, et ne dépend pas d’un “bon moment” pour être apprécié. Match-Mania fait partie de ces cartouches qui finissent souvent au sommet de la pile “à garder dans la console”, parce que le cerveau se met en route instantanément.
L’entrée en matière d’un Shisenshou est généralement sans détour: un écran rempli de tuiles, un curseur, et une règle à intégrer en jouant. La Game Boy oblige à une interface lisible et directe, et ce type de jeu s’y prête parfaitement: on sélectionne une tuile, on cherche sa jumelle, et on vérifie si le lien est autorisé.
Ce qui frappe au début, c’est la manière dont le rythme se crée tout seul. Les premiers coups donnent l’impression d’un puzzle “tranquille”, puis très vite on réalise que chaque paire retirée modifie la lisibilité du plateau. On comprend alors que le jeu récompense autant l’anticipation que l’œil, et qu’un mauvais retrait peut “fermer” une zone.
Match-Mania évoque cette période où la Game Boy excellait dans les jeux à règles simples mais à lecture exigeante. L’écran monochrome ne cherche pas à faire illusion, il impose au contraire une discipline visuelle: on scanne les motifs, on repère les doublons, on mémorise une tuile “intéressante” vue deux secondes plus tôt. C’est typiquement le genre de puzzle qu’on relançait dans un trajet, puis qu’on continuait au calme, parce que le plateau restait dans un coin de la tête.
Shisenshou s’inscrit dans la famille des puzzles de tuiles inspirés des codes du mahjong, mais avec une logique de connexion plutôt que d’empilement. Là où le solitaire de type “mahjong” joue beaucoup sur les couches et la libération progressive, Shisenshou met l’accent sur le chemin entre deux tuiles: on ne gagne pas seulement en trouvant une paire, on gagne en trouvant une paire possible.
Le cœur du jeu, c’est cette règle de liaison qui transforme une recherche de paires en petit labyrinthe mental. On ne se contente pas de comparer des icônes: on évalue l’espace disponible, on compte les “angles” que le chemin va devoir prendre, et on apprend à nettoyer une zone pour ouvrir des options ailleurs. Le plaisir vient du moment où l’on voit une solution que le plateau “cachait” jusque-là.
Sur Game Boy, la prise en main est naturellement sobre: une croix directionnelle pour déplacer le curseur, des boutons pour sélectionner. Cette simplicité sert le propos, parce que l’attention reste sur la lecture du plateau. En contrepartie, le confort dépend beaucoup de votre tolérance au scan visuel prolongé: c’est un jeu qui peut fatiguer si l’on enchaîne de longues sessions sans pause.
Ambiance minimaliste aussi, forcément: l’intérêt n’est pas dans une mise en scène, mais dans la tension douce du puzzle qui se resserre. Plus le plateau se vide, plus les dernières tuiles se retrouvent isolées dans des configurations piégeuses. Quand tout se joue sur “une paire qui débloque la suite”, Match-Mania sait devenir étonnamment prenant.
Si vous accrochez à Match-Mania, vous pouvez explorer d’autres jeux basés sur la même idée de tuiles à relier, souvent regroupés sous l’appellation Shisen-Sho selon les éditions et les supports. D’un point de vue collection, c’est intéressant: on tombe sur des variations d’interface, de lisibilité et de “feeling” qui changent beaucoup la difficulté, alors que la règle de base, elle, reste limpide.
En occasion, ce type de cartouche Game Boy peut apparaître de façon irrégulière selon les lots et les arrivages. L’intérêt, pour un collectionneur, se joue surtout sur l’état et la complétude: une boîte propre, sans écrasement, avec une notice bien conservée, change complètement la présence du jeu sur une étagère.
Sur un puzzle, on voit aussi beaucoup d’exemplaires “joués”, trimballés, avec étiquette un peu marquée ou coque jaunie. Conseil simple: privilégiez une étiquette nette (centrée, non rayée), car c’est souvent ce qui fait la différence entre une cartouche de fond de tiroir et une pièce qui “claque” dans un full set.
Match-Mania est typiquement le jeu qui prend de la valeur dans une collection par sa fonction: une cartouche de puzzle qu’on garde à portée de main, entre deux gros RPG et trois jeux d’arcade. Il représente aussi une facette importante du catalogue Game Boy du début des années 1990: des titres malins, compacts, pensés pour la portabilité avant tout.
Pour préserver un exemplaire que vous jouez souvent, jetez un œil aux Accessoires Game Boy utiles côté collection: boîtes de protection pour emballage carton, rangement de cartouches, ou simplement de quoi limiter les frottements dans un sac. Sur des jeux qu’on insère et qu’on retire sans arrêt, ça se voit vite sur les arêtes et sur l’étiquette.
Console, édition, compatibilité, état et informations utiles avant de compléter la collection.
Shisenshou: Match-Mania est actuellement référencé sur Game Boy dans la base Full Set.
La date de sortie référencée pour Shisenshou: Match-Mania sur Game Boy est 1990.
Shisenshou: Match-Mania a été édité par Irem.
Shisenshou: Match-Mania a été développé par Tamtex.
L’indice de rareté marché Full Set de Shisenshou: Match-Mania est actuellement de 75 sur 100, soit un niveau « Rare ». Le dernier relevé a détecté 1 annonce. Cet indicateur combine la disponibilité observée et le niveau de prix par rapport aux autres jeux de la même console.
Sur Game Boy, Shisenshou: Match-Mania est distribué sous la forme de une cartouche Game Boy.
Contrôlez les connecteurs, l’état de l’étiquette, la coque, les vis et le démarrage sur une console compatible. Pour une pièce de collection, vérifiez aussi l’authenticité, la boîte, la cale et la notice.
À découvrir également dans la base Full Set : Kung-Fu Master sur Game Boy (même année et même éditeur), Saigo no Nindou: Ninja Spirit sur Game Boy (même éditeur), Qix sur Game Boy (même année).