Devil world est un jeu / qui n'est pas sorti en version française
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QUAND LE LABYRINTHE SE MET À GLISSER, VOTRE PLAN TOMBE À L’EAU
Devil World fait partie de ces cartouches NES qui intriguent au premier regard et accrochent à la première partie. On est sur un jeu de labyrinthe à l’ancienne, cousin évident des grands “maze games”, mais avec une idée méchamment simple qui change tout: l’arène n’est pas un décor neutre, elle se retourne contre vous.
Dans une ludothèque Nintendo NES, il a ce statut particulier du titre “Nintendo, mais pas comme d’habitude”: des règles lisibles, une prise en main immédiate, et une cruauté très arcade. Si vous aimez les jeux courts, nerveux, qui se rejouent pour la maîtrise plutôt que pour l’histoire, c’est exactement son terrain.
Le démarrage est direct: un labyrinthe, des ennemis qui patrouillent, des items à ramasser, et une lecture de l’écran qui doit se faire en une fraction de seconde. Très vite, vous comprenez que votre trajectoire compte autant que votre anticipation, parce que l’espace de jeu peut changer de configuration et vous forcer à improviser.
Les premières vies servent surtout à intégrer le rythme “arcade maison”: on observe, on tente un passage, on se fait surprendre, puis on recommence avec une information de plus. C’est un jeu qui vous apprend par l’échec, mais sans vous noyer dans des systèmes compliqués.
Devil World, c’est le genre de titre qu’on reconnaît à ses réflexes de salle d’arcade transposés au salon: parties courtes, tension permanente, et cette sensation très “NES” de devoir jouer propre. Le twist du labyrinthe qui se met à bouger évoque aussi une époque où l’on cherchait des variations malignes sur des recettes déjà connues, sans cinématiques ni grands discours, juste avec une mécanique qui fait lever un sourcil.
Le jeu est souvent cité pour une particularité de diffusion: il n’a pas eu de sortie officielle aux États-Unis, un point généralement associé à son imagerie religieuse et à la présence du diable dans le thème. Résultat, sa réputation a longtemps circulé comme celle d’une cartouche “européenne/ailleurs”, connue des collectionneurs NES mais moins ancrée dans la culture populaire américaine de la console.
Sur le papier, l’objectif est clair: naviguer dans un labyrinthe, éviter les dangers, nettoyer l’écran en ramassant ce qu’il faut ramasser, et survivre assez longtemps pour passer à la suite. Là où Devil World se distingue, c’est dans la pression exercée par l’arène elle-même: certains éléments déplacent ou “poussent” l’espace, ce qui peut vous coller à un mur, vous ouvrir un couloir inespéré, ou vous couper une route que vous pensiez sûre.
Manette en main, le plaisir vient du contrôle sec et de la lecture des menaces. Sur une manette Nintendo NES, tout se joue à la croix et à quelques boutons, donc pas d’excuse: l’erreur est de votre faute, ou de votre excès de confiance. Le jeu valorise les trajectoires propres, les demi-tours au bon timing et l’art de ne pas se laisser aspirer par la “meilleure” ligne droite si elle mène à une impasse.
L’ambiance, elle, reste dans un registre coloré et immédiatement identifiable, avec ce parfum de folklore “cartoon” typique de certains jeux de l’époque: des ennemis lisibles, une menace symbolique, et une imagerie qui assume son thème sans chercher le réalisme. C’est précisément ce mélange qui le rend attachant en collection: une proposition franche, presque insolente, qu’on ne confond pas avec la dizaine d’autres labyrinthes du rayon.
Le titre Devil World est généralement conservé tel quel selon les marchés où il a été distribué, mais les différences se jouent surtout sur le packaging et la langue de la documentation. Pour un collectionneur, c’est un jeu où la région compte: jaquette, notice et marquages peuvent varier d’un pays à l’autre, et l’absence de version française officielle rend la chasse au “bel exemplaire” plus orientée sur l’état global (boîte, calage, notice propre) que sur la présence d’une traduction.
Devil World se comprend très bien à côté des classiques du labyrinthe, en premier lieu Pac-Man, pour cette logique de parcours, d’ennemis à apprivoiser et de niveau qui se “nettoie”. Sauf qu’ici, la variation n’est pas un simple changement d’ennemis ou de vitesse: c’est le terrain qui triche, et ça change la manière de jouer. Si vous aimez les jeux NES à concept unique, il se range aussi dans la même vitrine mentale que ces titres “à gimmick” où une seule règle supplémentaire suffit à créer une identité entière.
En occasion, Devil World se croise, mais la difficulté monte vite dès qu’on vise un exemplaire vraiment propre et complet. La boîte carton NES marque facilement, les languettes fatiguent, et la notice (souvent manipulée) devient un vrai critère de choix. La cartouche seule permet de jouer, mais c’est typiquement un titre dont l’impact visuel en collection dépend beaucoup de son ensemble, parce que le thème et l’illustration participent fortement à son identité.
Console, édition, compatibilité, état et informations utiles avant de compléter la collection.
Devil world est actuellement référencé sur Nintendo NES dans la base Full Set.
L’indice de rareté marché Full Set de Devil world est actuellement de 48 sur 100, soit un niveau « Peu courant ». Le dernier relevé a détecté 5 annonces. Cet indicateur combine la disponibilité observée et le niveau de prix par rapport aux autres jeux de la même console.
Aucune version française de Devil world n’est référencée dans cette fiche.
Sur Nintendo NES, Devil world est distribué sous la forme de une cartouche Nintendo NES.
Contrôlez les connecteurs, l’état de l’étiquette, la coque, les vis et le démarrage sur une console compatible. Pour une pièce de collection, vérifiez aussi l’authenticité, la boîte, la cale et la notice.