A-Train est un jeu sorti en 1996 / édité par Maxis, Artdink, SCEE / développé par Artdink
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DES RAILS, DES HORAIRES, DES CHOIX: LA VILLE SE CONSTRUIT EN COULISSES
Sur PlayStation, A-Train fait partie de ces curiosités qui rappellent que la console n’était pas qu’une machine à action et à cinématiques. Ici, pas de héros, pas de combats, mais une obsession très concrète: faire tourner un réseau ferroviaire qui a du sens, et profiter de ce réseau pour influencer l’urbanisme, l’activité, et la rentabilité.
Le jeu est signé Artdink, un studio associé depuis longtemps à la série A-Train, avec la présence de Maxis côté édition aux côtés de SCEE selon les marchés. Ce trio-là donne le ton: un jeu de gestion au vocabulaire “PC”, mais poussé sur un support grand public, avec tout ce que ça implique en lisibilité, menus et compromis.
A-Train ne cherche pas à impressionner par une intro spectaculaire: il vous met surtout face à des menus, des paramètres et une carte à comprendre. Les premières décisions ressemblent vite à une checklist de gestionnaire: où poser des voies, comment organiser les trajets, et comment éviter de dépenser trop vite en infrastructure pour un trafic encore timide.
Ce qui frappe d’entrée, c’est la promesse implicite du jeu: ici, la réussite vient moins d’un “bon coup” que d’une organisation stable. On sent que l’apprentissage se fait par petits ajustements, en observant ce qui fonctionne, en corrigeant une ligne mal pensée, en recalant un service. Si vous aimez les jeux qui vous laissent respirer et réfléchir, c’est une bonne porte d’entrée; si vous cherchez un tutoriel qui mâche tout, la marche peut paraître haute.
Dans la ludothèque PlayStation, A-Train évoque une époque où l’on acceptait volontiers de “lire” un jeu autant que d’y jouer. La manette servait à naviguer dans des écrans d’options, à déplacer un curseur, à valider une décision qui aura un impact au long cours. Ce parfum de gestion à l’ancienne, avec ses interfaces parfois denses, a un charme très spécifique: celui des soirées où l’on avance moins par réflexes que par compréhension.
Le fait que la version PlayStation soit développée par Artdink n’est pas anodin: la série A-Train a une identité forte, ancrée dans la simulation ferroviaire et l’aménagement, et cette patte “simulation” se ressent même sur console. La présence de Maxis à l’édition, elle, situe bien le projet: on est dans la même famille d’idées que les jeux où l’on observe des systèmes vivre, réagir, s’équilibrer… ou se dérégler si l’on va trop vite.
Le cœur d’A-Train, c’est la boucle “planifier, construire, exploiter, ajuster”. On pense rail, mais on joue aussi la conséquence: une ligne bien placée attire du passage, structure des zones, et peut participer à faire émerger une ville plus active. À l’inverse, une infrastructure posée sans logique devient un gouffre, et le jeu a le culot de vous laisser vous débrouiller avec les résultats de vos propres choix.
Sur PlayStation, l’ergonomie conditionne forcément le plaisir. La navigation aux menus, les confirmations et les déplacements de curseur demandent une certaine patience, surtout quand on vient d’une gestion pensée à la souris. Cela dit, une manette PlayStation reste étonnamment efficace quand on prend le pli: on passe d’un écran à l’autre avec une routine, presque comme un pilote qui déroule une procédure. C’est moins instinctif qu’un action-RPG, mais très satisfaisant quand tout devient fluide.
L’ambiance, elle, repose sur la sensation d’observer un modèle économique et urbain plutôt que de “faire du spectacle”. Le plaisir vient des lignes qui s’imbriquent proprement, d’un réseau qui commence à raconter une histoire, d’un plan qui tient la route sans bricolage permanent. C’est une stratégie calme, mais pas molle: le jeu vous pousse à penser coût, efficacité, et cohérence.
Si la version PlayStation vous accroche, elle sert de bonne boussole pour suivre l’évolution de la série sur des machines plus récentes. Sur PS2, A Train 6 parle souvent aux mêmes joueurs: même envie de bâtir un réseau solide, avec une approche plus moderne dans la manière de présenter les outils. Et pour une lecture plus tardive de la formule, A-Train HX montre comment l’idée du “train comme colonne vertébrale d’une ville” a continué d’exister en dehors de la génération 32-bit.
| Place | Titre | Support | Pourquoi le rapprocher? |
|---|---|---|---|
| Avant | A-Train (premiers épisodes de la série) | Ordinateurs et consoles (selon périodes) | La formule de simulation ferroviaire et d’influence urbaine s’y met en place: on vient de là, même si les interfaces diffèrent. |
| Épisode principal | A-Train | PlayStation | Une déclinaison console qui conserve l’ADN “gestion et planification”, avec des contraintes d’ergonomie et de lisibilité propres à la manette. |
| Après | A Train 6 | PlayStation 2 | Une suite sur un hardware plus à l’aise pour afficher des outils de gestion: intéressante pour comparer la même philosophie sur une génération suivante. |
A-Train fait typiquement partie de ces titres que l’on croise moins “au hasard” que les gros cartons PlayStation, parce qu’il vise un public de gestionnaires plus qu’un public d’action. En collection, l’intérêt se joue beaucoup sur la complétude: boîtier propre, jaquette non blanchie, charnières intactes, et surtout une notice présente, car c’est souvent elle qui rend l’entrée en matière moins abrupte.
Conseil simple: vérifiez l’état du disque avec attention. Les jeux de gestion ne pardonnent pas les chargements capricieux au milieu d’une partie longue, et un exemplaire marqué peut transformer une session méthodique en séance de frustration.
LA LIGNE EST DROITE, MAIS LA STRATÉGIE FAIT DES COURBES
“On ne pose pas des rails, on dessine des habitudes.”
Console, édition, compatibilité, état et informations utiles avant de compléter la collection.
A-Train est actuellement référencé sur PS One dans la base Full Set.
La date de sortie référencée pour A-Train sur PS One est 1996.
A-Train a été édité par Maxis, Artdink, SCEE.
A-Train a été développé par Artdink.
L’indice de rareté marché Full Set de A-Train est actuellement de 53 sur 100, soit un niveau « Peu courant ». Le dernier relevé a détecté 3 annonces. Cet indicateur combine la disponibilité observée et le niveau de prix par rapport aux autres jeux de la même console.
Sur PS One, A-Train est distribué sous la forme de un CD-ROM PlayStation.
Contrôlez les rayures profondes, les fissures autour du centre du disque, l’état de la face imprimée et la lecture sur une console compatible. Vérifiez également la boîte, la notice, la jaquette et la région du jeu.
À découvrir également dans la base Full Set : SimCity 2000 sur Sega Saturn (même éditeur), Tokusou Kidoutai J SWAT sur Sega Saturn (même année).