Kuuso Kagaku Sekai Gulliver Boy est un jeu sorti en 1996 / édité par Hudson Soft / développé par SIMS
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UNE SATURN QUI FEUILLETTE L’ANIME PLUTÔT QU’ELLE NE LE COPIE
Kuuso Kagaku Sekai Gulliver Boy est un objet typique de la production japonaise milieu des années 90: une adaptation qui cherche moins à “faire comme la série” qu’à proposer une expérience jouable dans le même univers. Sorti en 1996, le titre porte la double signature Hudson Soft (édition) et SIMS (développement), un duo qu’on associe souvent à des jeux solides, parfois discrets, mais rarement bâclés.
Sur SEGA Saturn, il attire surtout les collectionneurs qui aiment les jeux à licence un peu en marge, ceux qu’on sort de l’étagère pour la jaquette et pour ce qu’elle raconte d’une époque. C’est le genre de disque qui fait “conversation” dans une ludothèque, parce qu’il sent la passerelle entre animation, merchandising et console 32-bit.
L’entrée en matière pose rapidement le décor “Gulliver Boy”: un univers d’aventure teinté de science-fiction, où l’imaginaire et le côté feuilletonesque comptent autant que l’action pure. Sans surcharger de tutoriel, le jeu cherche généralement à installer ses personnages et son ton avant de vous lâcher sur la boucle principale.
Ce qu’on comprend très vite, c’est l’intention: vous faire retrouver une ambiance de série animée, mais avec le rythme propre au pad Saturn, c’est-à-dire une progression découpée en séquences, des dialogues, et des phases de jeu qui alternent plutôt que de foncer en ligne droite. Si vous collectionnez aussi pour “sentir” le design d’époque, ces premières minutes sont déjà parlantes.
Les adaptations d’anime sur Saturn ont souvent ce charme un peu particulier: elles n’essaient pas forcément de rivaliser avec les grosses productions de la machine, mais misent sur l’identité visuelle, le cadre et la promesse de retrouver un casting familier. Gulliver Boy, avec son titre à rallonge et son habillage très japonais, évoque immédiatement la période où la jaquette et la notice faisaient office de “pilote” de série, avant même d’avoir lancé la partie.
Le jeu s’inscrit dans la logique classique des licences des années 90: capitaliser sur un univers déjà établi, avec une équipe qui connaît les contraintes console. Hudson Soft, côté édition, a longtemps navigué entre grosses séries maison et projets plus spécialisés, tandis que SIMS a une histoire fortement liée à SEGA et à des productions parfois techniques, parfois plus modestes, mais souvent singulières dans un catalogue.
Ce qui fait l’intérêt de Kuuso Kagaku Sekai Gulliver Boy, c’est moins la promesse d’un “grand jeu système” que la manière dont il transpose un univers d’animation en objectifs concrets. On est sur une structure qui privilégie la progression, la narration et la variété de situations, davantage que l’arcade immédiate. Résultat: c’est un titre qui se goûte en sessions posées, en laissant le jeu installer ses enjeux.
La Saturn, avec sa croix directionnelle précise et son feeling très “2D-friendly”, sert bien ce type d’expérience dès qu’il faut se déplacer, choisir, naviguer dans des menus ou gérer des phases où la lisibilité compte. L’équilibre exact entre action et aventure peut demander un petit temps d’adaptation, surtout si vous venez chercher quelque chose de très nerveux: ici, l’ambiance et la continuité de l’univers pèsent lourd dans le plaisir.
À noter pour les joueurs d’aujourd’hui: l’intérêt est aussi documentaire. On observe comment un jeu à licence de 1996 hiérarchise ses priorités, ce qu’il choisit de montrer, ce qu’il résume, et comment il transforme des codes d’épisode animé en “tâches” de jeu vidéo. Pour une collection Saturn, c’est une pièce qui a du sens si vous aimez les catalogues qui racontent des histoires différentes des seuls hits.
Kuuso Kagaku Sekai Gulliver Boy renvoie d’abord à sa licence, Gulliver Boy, connue comme univers d’animation avant d’être un nom de jeu. Si vous explorez la Saturn par le prisme des adaptations, ce titre se compare surtout à d’autres jeux japonais “tie-in” de la même génération: des productions qui misent sur l’atmosphère, les personnages et la fidélité d’univers plutôt que sur la démonstration technique.
Comme beaucoup de titres Saturn à diffusion japonaise, la difficulté ne se résume pas à “rare ou pas rare”: elle se joue sur l’état et la complétude. Un exemplaire qui fait vraiment collection, c’est celui dont la boîte est propre (charnières non blanchies, plastique pas jauni), avec notice bien présente et, si votre exigence va jusque-là, les éléments papier souvent associés aux éditions japonaises (notamment l’obi/spine card quand il était fourni).
Sur ce type de jeu, le point sensible est souvent la façade: rayures sur le disque, traces circulaires liées à un mauvais rangement, ou jaquette marquée. Le conseil simple: privilégiez un exemplaire où la transparence du boîtier et l’impression papier donnent encore ce rendu “neuf de rayon”, parce que c’est précisément ce qui rend l’objet photogénique et satisfaisant dans un full set Saturn.
Console, édition, compatibilité, état et informations utiles avant de compléter la collection.
Kuuso Kagaku Sekai Gulliver Boy est actuellement référencé sur SEGA Saturn dans la base Full Set.
La date de sortie référencée pour Kuuso Kagaku Sekai Gulliver Boy sur SEGA Saturn est 1996.
Kuuso Kagaku Sekai Gulliver Boy a été édité par Hudson Soft.
Kuuso Kagaku Sekai Gulliver Boy a été développé par SIMS.
L’indice de rareté marché Full Set de Kuuso Kagaku Sekai Gulliver Boy est actuellement de 78 sur 100, soit un niveau « Rare ». Le dernier relevé a détecté 1 annonce. Cet indicateur combine la disponibilité observée et le niveau de prix par rapport aux autres jeux de la même console.
Sur SEGA Saturn, Kuuso Kagaku Sekai Gulliver Boy est distribué sous la forme de un CD-ROM SEGA Saturn.
Contrôlez les rayures profondes, les fissures autour du centre du disque, l’état de la face imprimée et la lecture sur une console compatible. Vérifiez également la boîte, la notice, la jaquette et la région du jeu.
À découvrir également dans la base Full Set : Genjin Collection sur Game Boy (même année et même éditeur), Hudson Best Collection Vol.5: Shooting Collection sur Game Boy Advance (même éditeur), Thunder Force: Gold Pack 2 sur Sega Saturn (même année).