Dirt Racer est un jeu sorti en No / édité par Elite Systems / développé par MotiveTime
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DU GRAVIER, DU TEMPS, ET LA MOINDRE ERREUR QUI COÛTE CHER
Dirt Racer fait partie de ces cartouches Super Nintendo qu’on ressort moins pour “refaire un classique” que pour goûter une autre facette du jeu de course 16-bit: une approche plus sèche, plus arcade dans l’intention, avec le tout-terrain comme identité. Sur une machine souvent associée aux mascottes et aux grandes fresques, ce genre de titre rappelle que le catalogue SNES a aussi ses outsiders, ses paris plus modestes, et ses jeux qu’on apprend à apprécier sur la durée.
Crédité à Elite Systems (éditeur) et MotiveTime (développeur), le jeu a ce parfum très “vide-grenier bien inspiré”: une promesse claire, un habillage qui va droit au but, et un gameplay qui te demande surtout de maîtriser le terrain. Pour un collectionneur, c’est aussi une cartouche qui raconte une époque où la course se déclinait en dizaines de variations, parfois loin des gros noms, avec des choix techniques et de design très marqués.
L’entrée dans Dirt Racer se lit comme un contrat: tu lances une course, tu comprends vite que le sol n’est pas ton ami, et tu commences à jouer avec l’inertie plutôt qu’à la subir. Le jeu n’a pas besoin d’une longue mise en scène pour installer son sujet: l’objectif, c’est d’aller vite sur un terrain instable, et d’accepter que la trajectoire parfaite est plus rare qu’en bitume.
Sur une Super Nintendo, ça se traduit souvent par un rythme très “essais, ajustements, re-lancement”. Ce n’est pas une critique: c’est précisément le type de jeu qui devient plus plaisant quand tu arrêtes de forcer et que tu commences à conduire propre, à anticiper, à limiter les gestes parasites.
Dirt Racer, c’est le souvenir d’une génération où la course ne se résumait pas à “simulation ou arcade”, mais à des sous-genres entiers: rallye, off-road, vues particulières, gestion de l’adhérence “à l’ancienne”. À l’écran, tu n’as pas forcément la surenchère de détails, mais tu as ce ressenti typique des jeux 16-bit: le décor est là pour te piéger, pas pour faire joli, et tu apprends le terrain comme on mémorise une partition.
Le duo Elite Systems / MotiveTime, affiché dès les crédits, situe Dirt Racer dans une zone intéressante du catalogue: celle des titres qui ne trichent pas sur leur proposition et misent sur une formule resserrée. En collection, c’est un bon rappel que la SNES n’est pas qu’un musée à “blockbusters”: elle a aussi une frange de jeux de course plus discrets, parfois plus rugueux, qui divisent mais qui ont une vraie personnalité quand on les prend pour ce qu’ils sont.
Le cœur de Dirt Racer, c’est la lecture du sol et la gestion de la vitesse. Le tout-terrain n’est pas un simple thème: c’est une contrainte permanente, qui te pousse à choisir tes trajectoires et à temporiser quand tu sens que la voiture n’a pas envie d’obéir. Là où un jeu de course plus “propre” pardonne un mouvement trop optimiste, l’off-road aime te rappeler que la moindre correction tardive se paie.
Ce qui fonctionne bien, c’est cette tension simple: tenir l’allure sans perdre la maîtrise. Tu peux y jouer par sessions courtes, “une course et j’arrête”, parce que le plaisir vient beaucoup de la progression du joueur. Plus tu joues, plus tu repères ce qui te fait perdre du temps: un angle pris trop tôt, une relance trop agressive, une trajectoire trop ambitieuse pour l’adhérence du moment.
En revanche, c’est un titre qui demande le bon état d’esprit. Si tu viens chercher une balade ou une vitrine technique, il peut paraître austère. Si tu viens chercher un jeu de course qui te parle en langage de pilotage et de contrôle, avec une difficulté qui naît surtout de tes propres erreurs, il peut devenir étonnamment accrocheur.
Si Dirt Racer te plaît pour son côté tout-terrain sans fioritures, tu peux aussi t’intéresser à Dirt Racer 2, souvent cité par les curieux qui aiment comparer l’évolution d’une formule. Et, plus largement sur la même époque, ça vaut le coup de le mettre en perspective avec d’autres courses “hors bitume” ou très typées arcade: on ne vient pas y chercher exactement les mêmes sensations, mais on retrouve ce goût des jeux qui te font travailler la trajectoire et la régularité.
En collection, Dirt Racer se juge beaucoup sur la complétude et l’état plus que sur un statut “mythique”. La cartouche seule se croise plus facilement que le trio boîte + notice + cale bien propre, et c’est typiquement le genre de jeu où la présentation compte: la jaquette, le manuel, et l’impression générale d’avoir un exemplaire qui n’a pas vécu vingt déménagements.
Conseil simple: privilégie une boîte qui ferme bien (coins nets, pas écrasés), et une notice sans déchirures, parce que ces éléments font vite toute la différence sur une fiche full set. Et pour protéger tout ça une fois l’exemplaire trouvé, un tour du côté des Accessoires Super Nintendo (protections, rangement, entretien) est souvent plus utile qu’on ne croit.
Dirt Racer, c’est une cartouche qui prend une place particulière dans une étagère SNES: elle ne “crie” pas forcément prestige, mais elle ajoute de la variété. Dans un full set ou une sélection orientée course, c’est le genre de titre qui sert de contrepoint aux gros noms, et qui raconte le versant plus âpre, plus direct, du pilotage sur 16-bit.
Sur une fiche collection, pense à bien documenter la version que tu possèdes (boîte, notice, état général) et à vérifier l’aspect des étiquettes: une étiquette de cartouche marquée ou gondolée, ça se voit instantanément en vitrine. Et comme toujours sur SNES, un connecteur propre et une coque non jaunie font partie des petits détails qui transforment un “jeu trouvé” en “pièce qu’on garde”.
Console, édition, compatibilité, état et informations utiles avant de compléter la collection.
Dirt Racer est actuellement référencé sur Super Nintendo dans la base Full Set.
La date de sortie référencée pour Dirt Racer sur Super Nintendo est No.
Dirt Racer a été édité par Elite Systems.
Dirt Racer a été développé par MotiveTime.
Sur Super Nintendo, Dirt Racer est distribué sous la forme de une cartouche Super Nintendo.
Contrôlez les connecteurs, l’état de l’étiquette, la coque, les vis et le démarrage sur une console compatible. Pour une pièce de collection, vérifiez aussi l’authenticité, la boîte, la cale et la notice.
À découvrir également dans la base Full Set : Franky, Joe & Dirk: On The Tiles sur Game Boy (même éditeur).