Utopia: The Creation of a Nation est un jeu sorti en 1993 / édité par Jaleco / développé par Jaleco
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80,00 EUR
NTSC-UVoir sur

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UNE ÎLE, DES COLONS, ET VOTRE PATIENCE COMME RESSOURCE PRINCIPALE
Utopia: The Creation of a Nation (1993) fait partie de ces cartouches Super Nintendo qui ne cherchent pas le spectacle immédiat. Jaleco signe ici un jeu de gestion/stratégie qui met le joueur dans la peau d’un décideur: on organise une colonie, on pose des bâtiments, on structure une économie, et on essaie de faire prospérer un petit monde insulaire sans le casser en deux par excès d’ambition.
Sur Super Nintendo, le genre n’était pas absent, mais il restait souvent cantonné à des expériences plus directes. Utopia, lui, demande du temps, de l’observation, et ce plaisir très “retrogaming” de comprendre un système plutôt que d’enchaîner des réflexes. Pour une collection, c’est typiquement le jeu qu’on ressort quand on veut autre chose qu’un run de plateforme, sans basculer dans le jeu de rôle au long cours.
L’entrée en matière met rapidement le ton: on vous confie une île à développer et une poignée de leviers à maîtriser. Le cœur de la boucle se comprend vite, même si tout ne s’explique pas toujours avec la pédagogie moderne: choisir quoi construire, où l’implanter, et comment faire tourner l’ensemble sans étouffer sa propre croissance.
Ce qui frappe dès le début, c’est le rythme. Utopia n’est pas un jeu qui “récompense” toutes les dix secondes. Il vous pousse plutôt à regarder évoluer votre colonie, à corriger une direction, à attendre que les choix produisent leurs effets. C’est une sensation très particulière sur SNES, presque méditative, mais jamais totalement relax: la pression vient de l’équilibre à tenir.
Utopia rappelle une époque où la jaquette pouvait promettre une aventure de civilisation… et où l’on découvrait surtout une interface, des menus, et des mécaniques à apprivoiser. C’est le genre de cartouche qu’on lançait “pour voir”, puis qu’on gardait allumée plus longtemps que prévu parce qu’on voulait juste stabiliser un dernier détail: une production, un bâtiment, une expansion. Le piège classique des jeux de gestion, version 16-bit.
Le jeu est à la fois édité et développé par Jaleco, un nom souvent associé à des productions variées sur consoles, parfois inattendues. Utopia s’inscrit dans cette veine: une proposition plus “ordinateur dans une cartouche” que pur jeu d’action, avec une identité qui mise sur la progression et la planification plutôt que sur la performance.
Manette en main, Utopia repose sur une logique de décisions successives: vous développez votre territoire, vous gérez des ressources, et vous orientez l’évolution de la colonie par la construction. L’échelle reste lisible et le jeu ne cherche pas à noyer le joueur sous mille paramètres, mais il exige une vision d’ensemble: ce que vous posez maintenant conditionne ce que vous pourrez vous permettre ensuite.
Sur la Manette Super Nintendo, on ressent forcément les compromis de l’époque: on navigue, on sélectionne, on valide, et le confort dépend beaucoup de votre tolérance aux interfaces de gestion au pad. La bonne nouvelle, c’est que le jeu a un côté “posé” qui rend ces manipulations plus acceptables. La mauvaise, c’est que si vous attendez la nervosité d’un STR moderne, vous risquez de trouver le tempo trop patient.
L’ambiance, elle, tient à ce parfum d’utopie insulaire: l’idée de bâtir quelque chose de durable sur un espace limité. Même sans être une fresque narrative, le jeu raconte une histoire par ses systèmes: l’expansion, les priorités, les erreurs qui coûtent cher, et ce moment satisfaisant où l’organisation commence enfin à tourner sans que vous ayez besoin d’éteindre des incendies en permanence.
PLANIFIER, CONSTRUIRE, AJUSTER, RECOMMENCER
« Attends… si je déplace ça, tout le reste respire mieux. »
Utopia n’est pas une saga à épisodes qui se décline partout: c’est plutôt un titre “à part”, qu’on rapproche par affinité de genre. Si vous aimez l’idée d’un jeu de construction/gestion sur console 16-bit, c’est une curiosité solide, avec cette saveur un peu hybride entre city-builder accessible et stratégie de long terme. Dans une ludothèque SNES, il fait souvent figure de pause cérébrale entre deux jeux d’action, un peu comme ces cartouches qu’on garde “pour quand on a envie de réfléchir”.
En occasion, Utopia se croise, mais la chasse devient plus intéressante quand on vise un exemplaire vraiment propre et complet. La cartouche seule fait le travail pour jouer, mais c’est un jeu qui gagne à être accompagné de sa notice: les jeux de gestion de cette génération s’appuient souvent sur un minimum d’explications imprimées pour que l’expérience démarre sans friction.
Côté collection, surveillez l’état général et la cohérence de l’ensemble. Une boîte marquée, une notice fatiguée ou une étiquette de cartouche abîmée se voient immédiatement, parce que ce titre repose beaucoup sur son identité “simulation/stratégie” et moins sur une icône de personnage: le packaging fait une partie du charme.
Console, édition, compatibilité, état et informations utiles avant de compléter la collection.
Utopia: The Creation of a Nation est actuellement référencé sur Super Nintendo dans la base Full Set.
La date de sortie référencée pour Utopia: The Creation of a Nation sur Super Nintendo est 1993.
Utopia: The Creation of a Nation a été édité par Jaleco.
Utopia: The Creation of a Nation a été développé par Jaleco.
L’indice de rareté marché Full Set de Utopia: The Creation of a Nation est actuellement de 94 sur 100, soit un niveau « Exceptionnel ». Le dernier relevé a détecté 1 annonce. Cet indicateur combine la disponibilité observée et le niveau de prix par rapport aux autres jeux de la même console.
Sur Super Nintendo, Utopia: The Creation of a Nation est distribué sous la forme de une cartouche Super Nintendo.
Contrôlez les connecteurs, l’état de l’étiquette, la coque, les vis et le démarrage sur une console compatible. Pour une pièce de collection, vérifiez aussi l’authenticité, la boîte, la cale et la notice.
À découvrir également dans la base Full Set : Goal! sur Game Boy (même année et même éditeur), Option Tuning Car Battle 2 sur Playstation (même éditeur), Jissen Pachi-Slot Hisshouhou sur Super Nintendo (même année).