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DÉTRUIRE LA VILLE N’A JAMAIS ÉTÉ AUSSI LUDIQUE
Rampage a ce charme immédiat des concepts d’arcade qui se résument en une phrase, mais qui tiennent des soirées entières: on choisit un monstre, on grimpe sur des immeubles, on frappe tout ce qui bouge, et on finit forcément par attirer l’armée, les hélicos et l’artillerie. Sur Commodore 64, l’intérêt est double: retrouver une licence culte dans un format « micro », et observer comment l’expérience a été traduite avec les contraintes et les forces de la machine.
Ce n’est pas un jeu de finesse ou de narration, c’est un jeu de rythme et de lisibilité. Chaque écran est une petite arène verticale, et l’essentiel se joue à la seconde: est-ce que je continue à démolir pour marquer des points, ou est-ce que je gère l’urgence de ma barre de vie en allant grignoter ce qui traîne? Cette boucle, simple et presque hypnotique, explique pourquoi Rampage reste une curiosité solide pour une ludothèque C64 orientée arcade.
On comprend très vite ce que le jeu attend de vous: choisir un personnage, puis se retrouver face à une façade d’immeubles, des fenêtres à enfoncer, des étages à faire vaciller, et une opposition qui monte en pression à mesure que le chaos s’installe. Pas besoin de grand discours, le langage est celui du slapstick: des coups, des chutes, des projectiles, et ce sentiment que « plus on casse, plus on attire d’ennuis ».
L’entrée en matière est aussi une leçon de gestion. Rampage n’est pas uniquement une fête foraine destructrice: les dégâts reçus comptent, la survie impose de rester mobile, et le joueur apprend vite à alterner la destruction pure et des micro-pauses pour reprendre le contrôle de la situation.
Ce qui frappe, c’est la façon dont Rampage incarne un fantasme très années 80: celui du film de monstres passé au mixeur arcade, où l’on n’incarne pas le héros qui « sauve la ville », mais la catastrophe elle-même. Le plaisir est frontal, presque insolent, et ça se ressent dans la gestuelle: grimper, cogner, avaler, recommencer. Même aujourd’hui, l’idée garde un goût de transgression bon enfant.
La série est associée à un trio de monstres jouables devenu iconique: George, Lizzie et Ralph. Leur présence n’est pas qu’un habillage: elle donne tout de suite une identité au jeu, comme si chaque partie était un petit épisode de cartoon destructeur. C’est aussi un des ingrédients qui a aidé Rampage à traverser les générations via de multiples adaptations.
Le cœur du gameplay repose sur des actions simples et une lecture immédiate de l’écran: monter sur un bâtiment, frapper pour le faire céder, redescendre pour éviter une punition trop sévère, repartir sur la structure suivante. Le plaisir vient du contraste entre votre puissance de monstre et la fragilité de votre santé: vous êtes énorme, mais vous pouvez vous faire grignoter par une accumulation de petites menaces si vous jouez en force brute sans tempo.
Sur C64, la prise en main dépend beaucoup du confort de contrôle. Avec une manette Commodore 64 ou un joystick bien réglé, le jeu gagne en nervosité: on enchaîne mieux les changements de côté, on évite plus proprement les zones dangereuses, et la destruction devient plus « rythmée » que laborieuse. C’est typiquement le genre de titre où un contrôleur fatigué se sent tout de suite, parce que la précision n’est pas chirurgicale, mais elle est constante.
Le jeu brille surtout quand on accepte sa logique d’arcade: des parties courtes, des objectifs évidents, et une escalade de menaces qui oblige à rester lucide. En solo, c’est un petit exercice d’endurance. À deux, le chaos devient plus lisible paradoxalement, parce que l’écran raconte une bagarre de monstres contre le monde, plutôt qu’un duel du joueur contre un système.
George, Lizzie et Ralph : trois monstres, trois silhouettes immédiatement reconnaissables, et une même mission absurde. L’intérêt, c’est moins une différence « technique » qu’une couleur de partie: on choisit son favori comme on choisit son kaiju de cœur, puis on laisse parler la casse.
Pour mesurer l’élasticité de la formule, c’est amusant de comparer cette version micro à des portages console plus classiques, par exemple Rampage sur Master System, qui vise une expérience « salon » plus directe. Et si vous aimez voir une licence se tordre pour survivre, le détour par Rampage: Puzzle Attack sur Game Boy Advance montre à quel point le nom Rampage a pu servir de terrain de jeu à des idées très différentes.
| Place | Titre | Support | Pourquoi le rapprocher? |
|---|---|---|---|
| Avant | Rampage | Atari 2600 (1989) | Un autre portage sur une machine très contrainte: intéressant pour comparer ce qui est conservé, simplifié ou réinterprété. |
| Épisode principal | Rampage | Commodore 64 | La lecture « micro » d’un concept d’arcade: simplicité, rythme, et une identité immédiate centrée sur la destruction. |
| Après | Rampage: Total Destruction | PlayStation 2 (PAL) | Une incarnation plus moderne de la licence, avec une mise en scène et une échelle de destruction qui changent la sensation. |
Sur Commodore 64, l’intérêt collection se joue souvent sur la complétude et la présentation plus que sur le simple fait de posséder le jeu. Selon les éditions, on peut rencontrer des exemplaires sur différents supports et avec des packagings plus ou moins fragiles: une boîte écrasée ou une notice absente, et l’objet perd une grosse partie de son charme de collection.
Conseil concret: vérifiez la cohérence de l’ensemble (support, étiquette, notice, éventuels encarts) et l’état physique, surtout si vous cherchez un exemplaire « vitrine ». Pour un titre comme Rampage, la jaquette et l’identité visuelle comptent énormément: c’est le genre de jeu qui se repère en un coup d’œil sur une étagère C64, à condition d’être propre et complet.
GRIMPEZ, FRAPPEZ, CROQUEZ, RECOMMENCEZ
« Promis… après CE bâtiment, j’arrête. »
Pour les curieux, un détour par Rampage: Total Destruction sur Game Cube permet aussi de voir comment la série a tenté de faire grandir sa destruction en changeant d’époque et de mise en scène, tout en gardant ce même sourire de “bêtise assumée”.
Console, édition, compatibilité, état et informations utiles avant de compléter la collection.
Rampage est actuellement référencé sur Commodore 64 dans la base Full Set.
L’indice de rareté marché Full Set de Rampage est actuellement de 14 sur 100, soit un niveau « Courant ». Le dernier relevé a détecté 16 annonces. Cet indicateur combine la disponibilité observée et le niveau de prix par rapport aux autres jeux de la même console.
Vérifiez le fonctionnement réel du jeu, sa compatibilité, sa région, son état général et la présence des éléments annoncés comme la boîte, la jaquette et la notice.