The Sword of Hope est un jeu sorti en 1989 / édité par Kemco / développé par Kemco
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UN LIVRE-JEU EN PIXELS, À L’ÉPREUVE DES POUCES
The Sword of Hope fait partie de ces cartouches Game Boy qui misent tout sur l’imagination du joueur. Sorti en 1989 et développé/édité par Kemco, il s’inscrit dans une veine très « aventure textuelle » du RPG portable: exploration, choix d’actions, combats et progression se vivent surtout via des menus, avec une mise en scène sobre mais lisible.
Sur Game Boy, l’approche a un avantage immédiat: le jeu se joue bien en petites sessions, comme un roman dont on reprend le fil. Pas besoin de réflexes de sprinteur, mais il faut accepter une cadence posée, et une logique de découverte où l’on apprend par essais, erreurs et observation.
L’entrée en matière installe vite le contrat: on est dans un RPG où l’on passe beaucoup de temps à choisir des verbes et à lire des descriptions, plutôt qu’à faire défiler des sprites à toute vitesse. Les premiers pas servent surtout à comprendre comment le jeu communique, comment il indique une direction, et comment l’exploration se découpe en écrans/étapes à valider.
On comprend aussi très tôt que la progression repose sur l’équipement, la montée en puissance et la gestion des combats au tour par tour. Le plaisir vient moins de la surprise visuelle que de la sensation d’ouvrir une porte après l’autre, de cartographier mentalement, et de se préparer avant d’oser pousser « la mauvaise » direction.
The Sword of Hope évoque une période où la portable n’essayait pas de reproduire la console de salon, mais assumait ses codes. Ici, la « mise en scène » passe par des fenêtres de texte, des listes d’actions et une vue subjective qui fait travailler le cerveau. C’est le genre de jeu qui rappelle les livrets d’aventure, les plans griffonnés sur un coin de feuille, et les pauses où l’on relit une description pour être sûr de ne pas rater un indice.
Le jeu porte une signature claire: Kemco, à la fois développeur et éditeur sur cette version. Pour une sortie 1989, c’est une proposition très représentative du RPG « compact » sur Game Boy: peu d’esbroufe, mais une structure conçue pour tenir sur une cartouche et pour se pratiquer dans les contraintes de l’écran monochrome.
Le cœur de l’expérience, c’est l’exploration en vue à la première personne, pilotée par des commandes et des choix d’actions. On avance, on examine, on interagit, et l’on alterne avec des combats au tour par tour où l’on sent vite l’importance du rythme: savoir quand insister, quand reculer, quand sécuriser ses ressources.
Dans ce type de RPG, l’ambiance naît du contraste entre la simplicité de l’affichage et la précision des décisions. Le jeu demande de la méthode: lire, retenir, essayer, et accepter qu’une mauvaise option se paye. Ce n’est pas une aventure « promenade »; c’est une progression au couteau, où la satisfaction vient quand on a compris le système et qu’on commence à jouer plus proprement.
À noter aussi: l’ergonomie Game Boy sert plutôt bien le concept. La navigation dans les menus est naturelle, et la lisibilité prime. En revanche, si l’on vient d’un RPG plus moderne, il faut se réhabituer à un langage de jeu plus sec, moins bavard visuellement, et parfois plus punitif dans sa façon de sanctionner la curiosité.
Si le premier épisode vous accroche, le plus logique est d’enchaîner avec The Sword of Hope II (Game Boy, 1992). L’intérêt, en collection comme en jeu, c’est de voir comment la formule évolue d’un épisode à l’autre: même ADN « RPG de poche » et même envie de faire beaucoup avec peu, mais un ton et un confort de jeu qui peuvent varier selon la sensibilité de chacun.
Comme souvent sur Game Boy, l’enjeu n’est pas seulement de mettre la main sur la cartouche, mais de viser un exemplaire qui fait plaisir à exposer. La boîte et la notice changent tout dans une collection, surtout pour un titre aussi « texte et menus »: la présence du manuel renforce l’identité du jeu et la compréhension de ses systèmes.
Côté état, surveillez particulièrement l’étiquette de cartouche (usure, décollement, traces) et la propreté générale: ce sont les détails qui font passer un exemplaire de « correct » à « collection ». Et si vous chassez le complet, soyez attentif à la rigidité de la boîte, aux plis et à la tenue des languettes, typiquement sollicitées sur les boîtes carton de l’époque.
Console, édition, compatibilité, état et informations utiles avant de compléter la collection.
The Sword of Hope est actuellement référencé sur Game Boy dans la base Full Set.
La date de sortie référencée pour The Sword of Hope sur Game Boy est 1989.
The Sword of Hope a été édité par Kemco.
The Sword of Hope a été développé par Kemco.
Sur Game Boy, The Sword of Hope est distribué sous la forme de une cartouche Game Boy.
Contrôlez les connecteurs, l’état de l’étiquette, la coque, les vis et le démarrage sur une console compatible. Pour une pièce de collection, vérifiez aussi l’authenticité, la boîte, la cale et la notice.
À découvrir également dans la base Full Set : Bugs Bunny Crazy Castle sur Game Boy (même année et même éditeur), John Romero's Daikatana sur Nintendo 64 (même éditeur), Malibu Beach Volleyball sur Game Boy (même année).