SimEarth est un jeu sorti en No / édité par Sega / développé par Game Arts
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FAITES NAÎTRE UN MONDE… ET ASSUMEZ LES CONSÉQUENCES
SimEarth n’a pas le sens du spectacle facile: ici, on ne “gagne” pas une partie, on observe une planète se transformer sous l’effet de paramètres qu’on ajuste, qu’on bouscule, ou qu’on laisse simplement respirer. Sur Mega-CD, le titre s’inscrit dans cette veine très début 90’s où le support CD promettait des expériences plus « PC » dans l’esprit, moins arcade dans le rythme.
Ce qui le rend toujours intriguant aujourd’hui, c’est justement sa proposition à contre-courant des réflexes console. Là où beaucoup de jeux cherchent la boucle courte et gratifiante, SimEarth préfère l’accumulation, l’équilibre, la patience. C’est le genre de disque qu’on relance pour “tester une idée”, puis qu’on garde en fond parce qu’un petit changement finit par déclencher une réaction en chaîne.
L’entrée en matière se fait par des écrans et des choix qui posent le cadre: vous êtes face à un globe, à des options, à des variables, et le jeu vous invite à intervenir comme un maître des paramètres plus que comme un personnage. On comprend vite que l’interface compte autant que le « jeu » lui-même: c’est un titre qui demande d’accepter de lire, de comparer, d’essayer.
Dès le départ, le rythme est clair: on manipule des leviers, on observe des tendances, on corrige. Les premières actions donnent un avant-goût du cœur de SimEarth: chaque intervention est tentante, mais l’outil le plus puissant reste souvent… le temps. Et ce temps-là, le Mega-CD vous le fait sentir manette en main, entre curiosité et légère appréhension de dérégler la machine.
SimEarth, c’est un parfum de “simulateur sérieux” arrivé sur console à une époque où le mot simulation ne rimait pas automatiquement avec course automobile. On se retrouve à jouer comme on feuillette une notice: en revenant souvent sur les mêmes écrans, en apprivoisant le vocabulaire, en prenant des notes mentales. Cette façon de jouer, très posée, rappelle les soirées où le CD lançait une expérience plus cérébrale que démonstrative, et où l’on acceptait qu’un jeu vous résiste un peu avant de vous livrer son plaisir.
Édité par Sega et développé par Game Arts, SimEarth fait partie de ces curiosités de catalogue qui racontent bien la double identité du Mega-CD: attirer le joueur console, tout en tentant de capter une audience intéressée par des logiciels plus proches de la micro. Le résultat a une saveur particulière en collection, parce qu’il tranche avec les jaquettes plus “action” qu’on associe spontanément à l’écosystème Mega Drive.
SimEarth se joue comme une simulation planétaire, parfois qualifiée de « god game » par sa posture d’observateur tout-puissant, mais en pratique beaucoup plus proche d’un laboratoire: vous influencez des conditions, vous regardez les systèmes réagir, et vous essayez de comprendre pourquoi un équilibre s’installe… ou s’effondre. La force du jeu, c’est cette impression de manipuler une maquette vivante, où un réglage anodin peut, à terme, déplacer tout le climat d’une partie.
Manette en main, on sent que le jeu demande une relation patiente à l’interface. Ce n’est pas un reproche, c’est une signature: le plaisir vient de l’expérimentation, du “je teste et je vois”, de l’anticipation. Si vous cherchez une progression balisée ou des objectifs clairs à la minute, vous risquez de rebondir. En revanche, si vous aimez observer des tendances, lire des indicateurs, ajuster puis attendre, SimEarth offre un tempo unique sur console.
Côté ambiance, ne vous attendez pas à un festival d’effets: l’intérêt est dans la contemplation du globe, dans la lecture des changements, dans cette sensation presque documentaire que peut produire une simulation bien menée. C’est un jeu qui se raconte rarement en captures d’écran, mais très bien en “histoires de partie”: la fois où tout semblait stable, puis où un détail a entraîné une cascade d’événements.
SimEarth, en version physique, se savoure aussi pour son côté “logiciel”: la présence de la notice est particulièrement importante, parce qu’elle accompagne l’apprentissage et donne du sens aux écrans d’options. Pour un exemplaire de collection, privilégiez un ensemble propre, avec une jaquette bien nette et un boîtier sans casse, car c’est typiquement le genre de titre qu’on manipule, qu’on ressort, qu’on prête à un ami curieux, et qui finit sinon avec des traces de vie trop visibles.
Sur Mega-CD, SimEarth fait partie de ces titres qu’on croise moins souvent que les locomotives d’action, tout simplement parce que la simulation « pure » a un public plus ciblé. En occasion, l’enjeu n’est pas seulement de tomber dessus, mais de le trouver dans un état cohérent avec une collection: disque propre, charnière correcte, jaquette non gondolée, et surtout la notice présente.
Pour mesurer ce que change une adaptation console, le parallèle le plus parlant reste SimEarth sur Super Nintendo. Même idée de départ, même fascination pour les systèmes, mais une sensation différente selon l’ergonomie, l’affichage et la manière dont chaque machine “fait passer” un jeu de simulation au joueur salon.
Console, édition, compatibilité, état et informations utiles avant de compléter la collection.
Cette fiche concerne la version Mega CD de SimEarth. Full Set référence également SimEarth sur Super Nintendo.
La date de sortie référencée pour SimEarth sur Mega CD est No.
SimEarth a été édité par Sega.
SimEarth a été développé par Game Arts.
L’indice de rareté marché Full Set de SimEarth est actuellement de 96 sur 100, soit un niveau « Exceptionnel ». Le dernier relevé a détecté 1 annonce. Cet indicateur combine la disponibilité observée et le niveau de prix par rapport aux autres jeux de la même console.
Sur Mega CD, SimEarth est distribué sous la forme de un CD-ROM Mega-CD.
Contrôlez les rayures profondes, les fissures autour du centre du disque, l’état de la face imprimée et la lecture sur une console compatible. Vérifiez également la boîte, la notice, la jaquette et la région du jeu.
À découvrir également dans la base Full Set : Clockwork Knight sur Sega Saturn (même éditeur).