KKND2: Krossfire est un jeu sorti en 1999 / édité par Krome Studios Melbourne / développé par Krome Studios Melbourne
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GUERRE TOTALE POST-APO, BASE À MONTER, PAD À DOMPTER
KKND2: Krossfire fait partie de ces raretés de catalogue qui rappellent que la PlayStation n’a pas vécu que pour la baston et les JRPG. C’est un jeu de stratégie en temps réel à l’ancienne, construit autour du triptyque très “PC”: récolter, bâtir, produire, puis écraser la base d’en face.
Son identité, elle, est clairement marquée: un futur ravagé, des camps ennemis aux doctrines opposées, et une ambiance de conflit industriel où la poussière et la ferraille servent autant de décor que de promesse de dégâts. Pour un collectionneur, c’est aussi un jalon intéressant: un RTS complet sur CD, avec cette sensation de “gros jeu de niche” qu’on ressort pour le défi, pas pour l’autopilote.
L’entrée en matière se joue sur des choix simples mais engageants: sélectionner un camp, lancer une mission, et comprendre très vite la priorité du moment. Même sans se souvenir de chaque briefing, l’idée est familière: poser ses premiers bâtiments, sécuriser une ressource, sortir les premières unités et tenir le rythme avant que l’IA ne prenne l’initiative.
Sur cette version console, les premières minutes servent aussi de test grandeur nature pour l’interface. Si vous avez déjà pratiqué le RTS au clavier-souris, vous sentez immédiatement ce qui change: les actions demandent plus de “mise en place”, et l’efficacité vient surtout de la méthode (groupes, raccourcis, habitudes) plutôt que de la vitesse brute.
KKND2: Krossfire, c’est ce souvenir très fin 90s d’un RTS qui assume la surenchère visuelle: gros véhicules, structures massives, champs de bataille qui se remplissent vite, et ce plaisir coupable de lancer une offensive en chaîne plutôt que de micro-gérer au pixel près. Sur PS1, ça renvoie aussi à une époque où l’on acceptait de passer un petit moment à apprivoiser une interface, parce que la promesse était claire: avoir “un vrai jeu PC” sur sa console de salon.
Sorti en 1999, KKND2: Krossfire s’inscrit dans une période où les RTS multiplient les variations autour de la guerre de factions. Dans la continuité de la série, le jeu oppose plusieurs camps (dont les Survivors et les Evolved, avec une troisième force dans l’univers KKND), ce qui donne des approches différentes sans quitter la structure classique du genre. Développé et édité par Krome Studios Melbourne, il illustre bien cette fin de génération PS1 où des genres réputés “sédentaires” tentent une vraie vie au pad.
Le cœur du jeu reste le même que sur les RTS de son époque: construire une économie, verrouiller la carte, et transformer l’avantage en pression constante. L’intérêt, c’est la lecture du terrain et du timing: sortir trop tôt et vous gaspillez, trop tard et vous subissez. Les missions poussent à alterner entre défense (tenir une base sous harcèlement) et expansion (prendre un point clé, sécuriser une route, casser une production adverse).
La version PlayStation met forcément l’accent sur la gestion au pad. Avec une manette PlayStation, le confort ne vient pas d’une précision chirurgicale, mais d’une organisation propre: sélectionner vite, apprendre à faire circuler vos ordres proprement, et éviter de vous disperser. Un bon réflexe consiste à simplifier vos plans: une ligne de production claire, un type d’armée principal, puis des renforts situés, plutôt que de vouloir tout faire en même temps.
Côté sensations, KKND2 a ce charme brut: ça produit, ça avance, ça explose, et la satisfaction se lit dans la carte qui se vide de la couleur ennemie. Il faut en revanche accepter les limites naturelles du RTS sur console: la micro-gestion et les réactions éclairs ne sont pas l’objectif, et le jeu récompense davantage la planification que le “clic frénétique”.
CONSTRUIRE. PRODUIRE. ÉCRASER. RECOMMENCER.
« Promis, j’arrête après cette dernière attaque… »
KKND2: Krossfire est la suite directe de KKND: Krush Kill ’N Destroy, avec la même envie de proposer une guerre de factions dans un post-apo très “métal et poussière”. Si vous explorez la licence, le plaisir vient justement de la comparaison: même ADN (économie, base, assauts), mais une exécution et un équilibre qui évoluent. Pour une ludothèque PS1, ce type de titre se rapproche aussi des autres tentatives RTS sur console, celles où l’on vient autant pour le défi de la prise en main que pour les scénarios de missions.
| Place | Titre | Support | Pourquoi le rapprocher? |
|---|---|---|---|
| Avant | KKND: Krush Kill ’N Destroy | PC (période 90s) | Pose l’univers, les factions et la formule RTS sur laquelle Krossfire s’appuie. |
| Épisode principal | KKND2: Krossfire | PlayStation | Suite orientée missions et affrontements de factions, avec l’enjeu de l’adaptation console. |
| Après | La série KKND (héritage) | Variations selon supports | À explorer surtout pour la cohérence d’univers et la manière dont le RTS “à l’ancienne” a vieilli. |
KKND2: Krossfire n’est pas le genre de jeu qu’on croise aussi naturellement que les têtes d’affiche PS1, et il a souvent vécu une vie mouvementée en occasion. Pour viser une pièce “propre” dans une collection, privilégiez un exemplaire complet avec sa jaquette bien tenue: le visuel et le dos de boîte font une grosse partie du charme, surtout pour un RTS de cette époque.
Surveillez l’état du disque (rayures circulaires, traces d’usure) et la présence de la notice. Les jeux de stratégie sur console ont tendance à être plus agréables quand le livret est là, ne serait-ce que pour les bases de commandes et de gestion, et pour éviter de redécouvrir l’interface à l’aveugle.
Console, édition, compatibilité, état et informations utiles avant de compléter la collection.
KKND2: Krossfire est actuellement référencé sur PS One dans la base Full Set.
La date de sortie référencée pour KKND2: Krossfire sur PS One est 1999.
KKND2: Krossfire a été édité par Krome Studios Melbourne.
KKND2: Krossfire a été développé par Krome Studios Melbourne.
Sur PS One, KKND2: Krossfire est distribué sous la forme de un CD-ROM PlayStation.
Contrôlez les rayures profondes, les fissures autour du centre du disque, l’état de la face imprimée et la lecture sur une console compatible. Vérifiez également la boîte, la notice, la jaquette et la région du jeu.
À découvrir également dans la base Full Set : Reservoir Rat sur Game Boy (même année).