Necronomicon: The Dawning of Darkness est un jeu sorti en 2001 / édité par The Adventure Company / développé par Cryo Interactive
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L’ENQUÊTE QUI SENT LE VIEUX PAPIER ET LES MAUVAIS RÊVES
Necronomicon: The Dawning of Darkness (2001) fait partie de ces aventures qui misent moins sur l’action que sur l’atmosphère. Développé par Cryo Interactive et édité par The Adventure Company, le jeu s’inscrit dans une tradition très “PC” de l’aventure narrative, transposée ici sur PlayStation avec ce que ça implique: un rythme posé, des écrans à fouiller, et des détails à retenir.
Son vrai moteur, c’est la promesse lovecraftienne. Sans surcharger la manette de jumpscares, le titre cherche plutôt le malaise durable: lieux ordinaires qui basculent, lectures inquiétantes, indices qui s’additionnent, et cette impression d’être un pas derrière ce qui se trame. Dans une ludothèque PS1 dominée par l’arcade et le spectaculaire, ça fait une parenthèse singulière.
L’entrée en matière annonce rapidement la couleur: on vous met dans la peau d’un enquêteur, et l’on vous demande d’observer avant de “jouer” au sens traditionnel. Les premiers instants servent surtout à comprendre la logique du titre: explorer méthodiquement, parler aux personnages quand c’est possible, récupérer des objets, puis relier des informations qui n’ont pas l’air importantes au moment où on les découvre.
Très vite, le jeu vous apprend une règle simple mais essentielle en point & click: si vous avancez sans prendre de notes mentales, vous allez tourner en rond. Conseil pratique: inspectez les décors jusqu’à épuisement et testez les interactions évidentes (documents, tiroirs, zones de passage), car la progression dépend rarement d’un réflexe, mais souvent d’un détail.
Necronomicon rappelle une époque où l’aventure assumait ses silences. On passait d’un décor à l’autre comme on feuillette un dossier, avec ce temps mort caractéristique des jeux d’enquête sur CD: on observe, on lit, on recoupe. Sur PS1, ce tempo tranche avec les blockbusters de la machine et évoque cette niche d’aventures sombres qu’on sortait le soir, volume un peu plus bas, lumière un peu plus loin.
Le pedigree est parlant: Cryo Interactive s’est fait connaître par des aventures à forte ambiance et à mise en scène très marquée, souvent plus intéressées par l’immersion que par la vitesse. Ici, l’angle lovecraftien sert de colonne vertébrale: au lieu de “combattre” l’horreur, on la contourne, on la comprend, et on réalise peu à peu qu’elle dépasse le cadre d’une simple affaire à résoudre.
On est dans une aventure orientée exploration et énigmes, avec une progression qui passe par l’observation, l’inventaire, et la mise en relation d’indices. La manette n’est pas là pour enchaîner les actions, mais pour déplacer un curseur, sélectionner, combiner et naviguer dans l’interface. Ce type d’adaptation demande un petit temps d’ajustement: une fois le “clic mental” passé, le jeu devient plus confortable, mais il ne pardonne pas l’impatience.
L’ambiance, elle, fait le boulot. Même quand les décors restent “calmes”, l’écriture et la direction artistique visent l’inquiétude sourde, celle qui s’installe quand une information ne colle pas avec le réel. Attendez-vous à des puzzles parfois classiques (objets à utiliser au bon endroit, suites d’indices), et à des phases où l’on doit simplement comprendre ce que le jeu attend. Astuce de joueur: quand ça bloque, revenez sur les documents et les dialogues, pas seulement sur les portes verrouillées.
Ne cherchez pas ici la surenchère de monstres à l’écran. Le plaisir vient plutôt de l’enquête qui se densifie et de la cohérence d’un univers où chaque découverte semble ouvrir une trappe sous vos certitudes. C’est exactement le genre de titre qui peut diviser: captivant si l’on aime réfléchir et explorer, frustrant si l’on veut “avancer” à tout prix.
Necronomicon: The Dawning of Darkness ne se consomme pas comme un simple jeu d’horreur, mais comme une enquête lovecraftienne interactive. Si vous cherchez des cousins d’esprit, regardez du côté d’autres aventures inspirées par H. P. Lovecraft, souvent plus portées sur l’atmosphère et le récit que sur le combat. Et si vous aimez la “patte” Cryo, leurs autres aventures narrativas peuvent offrir des sensations proches en termes de rythme et de mise en scène, même sans partager le même univers.
Sur PS1, les jeux d’aventure ont souvent une disponibilité plus irrégulière que les genres rois de l’époque. Necronomicon attire aussi les curieux de l’horreur “à l’ancienne” et les collectionneurs de catalogues atypiques, ce qui peut créer des variations selon l’état et la complétude. Le vrai différenciant en rayon, c’est l’exemplaire propre: boîtier net, jaquette non blanchie, et livret présent.
Visez un exemplaire complet : boîtier d’origine, jaquette bien centrée (sans découpe approximative), notice, et disque avec sérigraphie intacte. Sur PS1, la moindre fissure de boîtier ou une charnière fatiguée se voit tout de suite dans une étagère “full set”, et un disque trop rayé peut transformer un jeu d’enquête en séance de chargements anxiogènes.
Avant de valider un achat, demandez des photos du dos de la jaquette et du disque côté lecture. C’est un titre où l’on passe du temps à lire et à observer: une console qui peine à charger, c’est l’assurance de casser le rythme et l’immersion.
INTERDIT DE COURIR: ICI, ON SURVIT EN REGARDANT MIEUX
“Si ça a l’air trop calme… c’est que vous n’avez pas encore trouvé la bonne page.”
Console, édition, compatibilité, état et informations utiles avant de compléter la collection.
Necronomicon: The Dawning of Darkness est actuellement référencé sur PS One dans la base Full Set.
La date de sortie référencée pour Necronomicon: The Dawning of Darkness sur PS One est 2001.
Necronomicon: The Dawning of Darkness a été édité par The Adventure Company.
Necronomicon: The Dawning of Darkness a été développé par Cryo Interactive.
Sur PS One, Necronomicon: The Dawning of Darkness est distribué sous la forme de un CD-ROM PlayStation.
Contrôlez les rayures profondes, les fissures autour du centre du disque, l’état de la face imprimée et la lecture sur une console compatible. Vérifiez également la boîte, la notice, la jaquette et la région du jeu.
À découvrir également dans la base Full Set : Broken Sword: The Sleeping Dragon sur Xbox (même éditeur), Kirikou sur Playstation (même année).