Snatcher est un jeu sorti en No / édité par Konami / développé par Konami
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ENQUÊTE CYBERPUNK, PARANOÏA ET PIXELS QUI PIQUENT COMME UN NÉON
Snatcher, c’est ce type de titre qui ne se résume pas à un genre sur une étiquette. On est sur une aventure narrative à forte mise en scène, où l’écriture, le rythme des révélations et l’ambiance techno-noire comptent autant que les actions du joueur. Konami y joue la carte du thriller futuriste, avec un goût prononcé pour les écrans d’interface, les silences tendus et les conversations qui installent le malaise.
Sur PlayStation, l’intérêt est double: redécouvrir une œuvre de studio au style très marqué, et ajouter à sa ludothèque un jeu qui se collectionne aussi pour sa présence… un peu à contre-courant sur la machine. La PS1 a connu des montagnes de jeux d’action et de 3D naissante; Snatcher, lui, rappelle qu’un disque peut surtout être un récit, un ton, une atmosphère.
Snatcher pose ses intentions rapidement: un univers de science-fiction urbaine, des informations à recouper, et une progression qui passe par l’observation et le dialogue. On comprend vite que le cœur du jeu ne sera pas la dextérité, mais la façon dont on explore, dont on questionne, et dont on collecte des éléments pour faire avancer l’enquête.
L’entrée en matière a ce goût particulier des aventures « à menus »: on choisit des actions, on ausculte des scènes, on insiste sur un détail. Ça peut surprendre si on vient de la PS1 arcade, mais c’est précisément là que Snatcher accroche: dans cette sensation d’être coincé dans un polar interactif où chaque phrase peut cacher une information utile.
Snatcher rappelle l’époque où un jeu pouvait assumer des écrans fixes, une lecture attentive et une mise en scène « téléfilm SF » sans s’excuser. Ce n’est pas une nostalgie vague: c’est le plaisir très concret de fouiller une scène, de relancer un interlocuteur, et d’entendre le déclic mental quand deux indices se recollent enfin. Une expérience qui se savoure presque comme une cassette culte qu’on remettrait dans le magnétoscope, mais avec la manette en main.
Le jeu est développé et édité par Konami, avec une identité de réalisation souvent associée au travail de Hideo Kojima. On y retrouve ce mélange très « Konami de l’époque »: une narration qui aime les codes du cinéma, un sens du découpage, et une volonté d’installer un univers par le détail, les terminaux, les échanges, plutôt que par la démonstration pure.
Manette en main, Snatcher fonctionne comme une aventure guidée par l’enquête: on navigue entre lieux et dialogues, on choisit des actions contextuelles, on inspecte. Le plaisir vient du tempo des découvertes et de la façon dont le jeu entretient une tension, avec cette menace diffuse qui colle à la peau: qui est humain, qui ne l’est pas, et à quel moment l’histoire va basculer?
Sur PlayStation, l’ergonomie compte: une manette PlayStation avec sa croix et ses boutons tombe naturellement sous les doigts pour enchaîner les choix de commandes et les sélections, mais il faut accepter une cadence plus posée qu’un action-RPG. Conseil simple: jouez-le dans de bonnes conditions, avec du temps devant vous. Snatcher récompense la concentration, pas le zapping.
Visuellement, on est sur un style qui mise plus sur la direction artistique et la lisibilité que sur la prouesse technique. Et c’est justement ce qui aide le jeu à traverser les générations: l’ambiance néon, le côté polar, et la façon dont les scènes s’installent restent le vrai moteur.
Le joueur suit Gillian Seed, enquêteur pris dans une affaire où l’identité est un terrain miné. Autour de lui, le casting sert surtout une chose: nourrir la paranoïa, faire circuler l’information (ou la désinformation), et donner à chaque échange un sous-texte. Snatcher aime les personnages qui parlent « utile », mais aussi ceux qui parlent pour masquer.
Si vous aimez comparer les versions comme un collectionneur compare des jaquettes, le détour vaut le coup vers Snatcher sur SEGA Mega-CD, connu pour avoir donné au jeu une présence marquante sur support CD à l’ancienne. Et pour une autre lecture, plus tardive, Snatcher sur Sega Saturn permet de voir comment le titre a pu circuler d’un écosystème à l’autre, avec des choix d’édition qui intéressent autant les joueurs que les chasseurs de variantes.
| Place | Titre | Support | Pourquoi le rapprocher? |
|---|---|---|---|
| Avant | Snatcher | SEGA Mega-CD (1994) | Une version souvent citée quand on parle de Snatcher en format CD et de son impact en aventure narrative. |
| Épisode principal | Snatcher | PlayStation | Une manière différente d’intégrer ce récit dans une collection PS1, avec une présence atypique face au catalogue plus « action » de la machine. |
| Après | Snatcher | Sega Saturn (1996) | Une autre étape de la circulation du jeu sur consoles CD, intéressante pour comparer packaging et éditions. |
Snatcher est typiquement le jeu qu’on veut complet, parce que sa valeur de collection tient beaucoup à l’objet: la jaquette (souvent très identitaire), la notice, et l’état général de l’édition. Sur PS1, surveillez particulièrement la qualité du boîtier et des charnières, ainsi que la présence d’une notice propre, sans pages décollées ni traces d’humidité.
Côté disque, un exemplaire propre se juge vite: rayures circulaires profondes, micro-fêlures près du centre, ou disque « poli » de façon agressive sont des signaux d’alerte. Pour ce genre de jeu narratif, une lecture capricieuse peut casser le rythme et ruiner la tension, donc mieux vaut être exigeant sur l’état.
NEON, ENQUÊTE, DIALOGUES: LA PS1 EN MODE POLAR FUTURISTE
« Je voulais un jeu d’action… et je me retrouve à douter de tout le monde. »
Console, édition, compatibilité, état et informations utiles avant de compléter la collection.
Cette fiche concerne la version PS One de Snatcher. Full Set référence également Snatcher sur SEGA Mega-CD et Snatcher sur Sega Saturn.
La date de sortie référencée pour Snatcher sur PS One est No.
Snatcher a été édité par Konami.
Snatcher a été développé par Konami.
L’indice de rareté marché Full Set de Snatcher est actuellement de 75 sur 100, soit un niveau « Rare ». Le dernier relevé a détecté 2 annonces. Cet indicateur combine la disponibilité observée et le niveau de prix par rapport aux autres jeux de la même console.
Sur PS One, Snatcher est distribué sous la forme de un CD-ROM PlayStation.
Contrôlez les rayures profondes, les fissures autour du centre du disque, l’état de la face imprimée et la lecture sur une console compatible. Vérifiez également la boîte, la notice, la jaquette et la région du jeu.
À découvrir également dans la base Full Set : Pooyan sur Atari 2600 (même éditeur).