Return to Zork est un jeu sorti en 1996 / édité par Bandai Visual / développé par Activision
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20,88 EUR
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DU POINT-&-CLICK QUI GRINCE DES DENTS ET SOURIT EN MÊME TEMPS
Return to Zork sur Sega Saturn, c’est la rencontre entre l’aventure à l’ancienne et une mise en scène très “multimédia 90’s”: décors pré-rendus, séquences filmées, humour parfois mordant, et ce goût prononcé pour les énigmes qui se méritent. Sorti en 1996 sur la machine de SEGA, il tranche avec l’image “arcade, baston, shmup” qu’on colle souvent à la Saturn, et rappelle que la console a aussi accueilli des expériences plus posées.
Ce qui accroche encore aujourd’hui, c’est son ton. Zork n’a jamais été une fantasy bien propre sur elle, et ce Return joue à fond la carte de l’absurde, du décalé, et du monde qui semble se moquer du joueur autant qu’il l’invite à fouiller chaque recoin. Pour une ludothèque de collectionneur, c’est typiquement le disque qu’on ressort quand on a envie d’autre chose qu’un énième run nerveux.
Comme beaucoup d’aventures de cette époque, l’entrée en matière pose surtout une promesse: exploration et curiosité avant l’action. On comprend vite qu’on ne va pas “jouer vite”, mais observer, cliquer, tester des interactions, accumuler de l’inventaire et recoller des indices, parfois avec ce petit flottement typique des jeux qui aiment brouiller les pistes.
La Saturn impose aussi son rythme: on navigue à l’écran, on sélectionne, on confirme, on revient en arrière. Si vous venez d’un point-and-click moderne, attendez-vous à apprivoiser l’interface et la logique interne du jeu avant de vraiment dérouler les énigmes. C’est justement là que le charme opère: on apprend la grammaire du monde en même temps qu’on s’y perd.
Return to Zork incarne une période très spécifique: celle où l’industrie voulait prouver qu’un jeu sur CD pouvait “jouer au cinéma”, avec des séquences filmées et une ambiance de parc d’attractions un peu inquiétant. Ce n’est pas de la nostalgie en conserve, c’est un style complet, avec ses coupures de rythme, ses effets de mise en scène et ses transitions parfois abruptes, mais aussi cette sensation d’explorer un univers qui se raconte autant par l’atmosphère que par le texte.
Le nom sur la boîte est parlant: développé par Activision et édité par Bandai Visual, Return to Zork illustre ces passerelles assez typiques de l’époque, où des aventures pensées pour le CD-ROM trouvaient une seconde vie sur console. C’est aussi un rappel utile pour le collectionneur Saturn: au-delà des hits les plus cités, la machine a une vraie zone “curiosités”, avec des titres au long cours qui misent davantage sur l’ambiance et la narration que sur la performance pure.
On est sur une aventure basée sur l’exploration, la collecte d’objets et la résolution d’énigmes. Le plaisir vient du va-et-vient mental: remarquer un détail, essayer une action, comprendre qu’un objet n’est pas là “pour décorer”, puis débloquer une nouvelle portion du jeu. C’est le genre d’expérience qui récompense la prise de notes (même mentale) et l’attention aux dialogues et aux indices visuels.
La mise en scène, elle, joue sur le contraste: une fantasy sale, un humour qui n’hésite pas à être grinçant, et une ambiance parfois étrange, comme si le monde était légèrement de travers. Le résultat peut être très prenant si vous aimez les univers avec de la personnalité, mais il faut accepter une narration découpée en séquences et un rythme moins fluide qu’un jeu “tout en temps réel”.
Côté confort, la prise en main dépend beaucoup de votre tolérance aux interfaces console pour des jeux historiquement “souris”. Avec une manette SEGA Saturn, on pilote généralement un curseur et des validations successives: ça fonctionne, mais ça demande un petit temps d’adaptation. Conseil simple: jouez en sessions pas trop longues au début, le temps que vos automatismes s’installent, surtout si vous enchaînez les puzzles.
Si vous collectionnez les portages et les variations de catalogue, c’est intéressant de comparer cette version à Return to Zork sur PlayStation. Même base, mais une autre place dans la ludothèque de chaque machine, et souvent une autre “lecture” côté collection: jaquette, présentation, et contexte de sortie ne racontent pas tout à fait la même histoire.
En Saturn, les jeux d’aventure sont souvent moins croisés que les genres phares de la console, ce qui rend Return to Zork particulièrement visible dans une collection… mais pas forcément simple à repérer en bel état. L’exemplaire “vraiment propre” fait la différence: boîte sans fissure, charnière correcte, et jaquette non marquée sur la tranche.
Comme toujours sur support CD, la priorité va au disque: micro-rayures tolérables, mais pas de traces profondes ni de surface matée. Côté full set, la notice compte énormément pour ce type de jeu, parce qu’elle participe à l’identité de l’objet et à la façon dont on “lit” le titre. Vérifiez aussi les petits détails qui fâchent en occasion: disque mal rangé, manuel gondolé, et éventuellement les éléments spécifiques à certaines éditions (présence/absence pouvant varier selon le marché).
Console, édition, compatibilité, état et informations utiles avant de compléter la collection.
Cette fiche concerne la version SEGA Saturn de Return to Zork. Full Set référence également Return to Zork sur Playstation.
La date de sortie référencée pour Return to Zork sur SEGA Saturn est 1996.
Return to Zork a été édité par Bandai Visual.
Return to Zork a été développé par Activision.
L’indice de rareté marché Full Set de Return to Zork est actuellement de 71 sur 100, soit un niveau « Rare ». Le dernier relevé a détecté 1 annonce. Cet indicateur combine la disponibilité observée et le niveau de prix par rapport aux autres jeux de la même console.
Sur SEGA Saturn, Return to Zork est distribué sous la forme de un CD-ROM SEGA Saturn.
Contrôlez les rayures profondes, les fissures autour du centre du disque, l’état de la face imprimée et la lecture sur une console compatible. Vérifiez également la boîte, la notice, la jaquette et la région du jeu.
À découvrir également dans la base Full Set : Hissatsu! sur Sega Saturn (même année et même éditeur), Jungle Park sur Playstation (même éditeur), Gegege no Kitarou: Youkai Souzoushu Arawaru! sur Game Boy (même année).