Obitus est un jeu sorti en No / édité par Bullet-Proof Software / développé par Psygnosis
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PERDU DANS UN LABYRINTHE, ARMÉ DE PATIENCE ET D’UNE CROIX DIRECTIONNELLE.
Obitus fait partie de ces curiosités qu’on ne sort pas tous les week-ends, mais qui racontent quelque chose de la Super Nintendo: la machine n’a pas vécu que pour les plateformes colorées et les RPG confortables, elle a aussi accueilli des expériences plus âpres, plus lentes, plus “PC dans l’âme”. Ici, l’idée, c’est l’exploration en vue subjective, dans un monde pensé comme un casse-tête en volume, avec une progression qui repose sur l’observation et l’orientation.
Le nom de Psygnosis au générique donne le ton: une ambiance plus sombre, plus étrange, plus européenne dans l’approche, même quand le jeu est porté sur une console grand public. Et c’est précisément ce contraste qui le rend intéressant aujourd’hui, surtout pour qui aime les titres qui sortent du couloir balisé de la ludothèque 16-bit.
Pour resituer cette version, on parle bien d’un jeu Super Nintendo au format cartouche: pas de temps de chargement, mais une expérience qui exige de s’installer, de se concentrer, et d’accepter un rythme volontairement méthodique.
Obitus ne cherche pas à vous “prendre par la main”. L’entrée en matière met rapidement l’accent sur le déplacement en vue subjective et sur la lecture de l’espace: on avance, on pivote, on repère des embranchements, on comprend que le décor est un puzzle et pas un simple couloir. Très vite, la question n’est pas “où aller ensuite?” mais “comment revenir sans se perdre?”.
Ce qui marque dans ces premières minutes, c’est la sensation de lenteur assumée: chaque pas compte, chaque décision de direction a un coût, et le jeu récompense ceux qui prennent des notes mentales (ou, soyons honnêtes, un petit croquis à côté). C’est une porte d’entrée particulière sur SNES, plus proche de l’exploration pure que de l’action immédiate.
Obitus renvoie à une époque où “se repérer” faisait partie du gameplay, au même titre que frapper ou sauter. Cette sensation de tourner en rond, puis de reconnaître un carrefour à un détail, c’est un plaisir très spécifique, presque tactile, qui colle bien au support cartouche: on sauvegarde, on éteint, on revient plus tard… et on se souvient (parfois trop bien) de l’endroit exact où l’on s’était égaré.
Sur Super Nintendo, Obitus se lit aussi comme un exercice de translation: amener une expérience d’exploration en vue subjective, souvent associée à d’autres machines, dans les contraintes d’une console 16-bit et de sa manette. L’édition est assurée par Bullet-Proof Software, un nom qu’on recroise régulièrement dès qu’on s’intéresse aux localisations et aux sorties un peu “de niche” sur la période.
Le cœur du jeu, c’est l’orientation et la progression par étapes. On avance case par case (ou avec une logique de pas “calés”), on tourne à angle droit, on s’arrête souvent pour interpréter ce que l’on voit et ce que cela implique. Le plaisir vient moins de l’adrénaline que de la satisfaction d’avoir compris une structure, d’avoir ouvert un passage, d’avoir trouvé la bonne logique d’enchaînement.
L’ambiance, elle, joue la carte de l’étrangeté. Obitus n’a pas besoin d’en faire des tonnes: la vue subjective et les décors suffisent à installer une tension tranquille, celle qui naît quand on se demande si l’on est vraiment sur le bon chemin. Le jeu peut paraître rugueux si l’on attend de la nervosité, mais il devient nettement plus accrocheur dès qu’on l’aborde comme un “jeu de labyrinthe” avec une dimension d’énigmes et de mémorisation.
Côté sensations, c’est un titre qui met en avant la précision plus que la vitesse. Sur SNES, la lecture de l’espace et la répétition des déplacements font partie du deal: on apprend à anticiper, à ne pas se précipiter, et à accepter que se perdre n’est pas un échec mais une étape.
Selon les marchés, on peut surtout rencontrer des différences de packaging plus que de titre: jaquette, langue de la notice, mentions légales, et parfois le feeling d’“import” qui change complètement la présence du jeu sur une étagère. Pour un jeu d’exploration comme Obitus, la notice a aussi un intérêt pratique: elle aide à comprendre l’intention et l’interface, et c’est souvent ce qui fait la différence entre un objet curieux et un jeu qu’on a vraiment envie de relancer.
Obitus n’est pas l’épisode d’une série à tiroirs: c’est plutôt un “bloc” à part, avec une identité très marquée. Pour le situer, on peut le rapprocher de certains jeux d’exploration en vue subjective de la même ère, où la carte mentale et la progression par paliers priment sur le spectacle. Et si l’on vient pour l’ambiance typée Psygnosis, c’est intéressant de garder en tête que l’éditeur et le studio ont aussi été associés à des productions au ton plus sombre ou plus stylisé, même quand le gameplay change complètement.
Obitus fait typiquement partie de ces titres que l’on croise moins souvent “au hasard” que les gros classiques, surtout en très bel état. En collection, ce qui compte, c’est la complétude et la tenue de l’ensemble: une boîte SNES bien formée (sans enfoncements), une notice présente et propre, et une étiquette de cartouche nette. Sur un jeu à l’identité un peu atypique, la jaquette contribue beaucoup à la personnalité de la pièce dans un full set.
Console, édition, compatibilité, état et informations utiles avant de compléter la collection.
Obitus est actuellement référencé sur Super Nintendo dans la base Full Set.
La date de sortie référencée pour Obitus sur Super Nintendo est No.
Obitus a été édité par Bullet-Proof Software.
Obitus a été développé par Psygnosis.
L’indice de rareté marché Full Set de Obitus est actuellement de 80 sur 100, soit un niveau « Très rare ». Le dernier relevé a détecté 1 annonce. Cet indicateur combine la disponibilité observée et le niveau de prix par rapport aux autres jeux de la même console.
Sur Super Nintendo, Obitus est distribué sous la forme de une cartouche Super Nintendo.
Contrôlez les connecteurs, l’état de l’étiquette, la coque, les vis et le démarrage sur une console compatible. Pour une pièce de collection, vérifiez aussi l’authenticité, la boîte, la cale et la notice.
À découvrir également dans la base Full Set : Super Tetris 2 + Bombliss sur Super Nintendo (même éditeur).