P.T.O.: Pacific Theater of Operations est un jeu sorti en 1992 / édité par Koei / développé par Koei
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DU TABLEAU D’ÉTAT-MAJOR AU SALON, SANS PERDRE LE NORD
P.T.O.: Pacific Theater of Operations (1992) fait partie de ces cartouches Super Nintendo qui ne ressemblent à aucune autre: pas de plateforme, pas de baston, pas de “quick win”. Koei y propose une stratégie centrée sur le théâtre du Pacifique, avec une approche plus “salle de planification” que “film de guerre”. On choisit une puissance, on pilote l’effort militaire, et on accepte que la victoire se construise sur des décisions et des compromis.
Ce qui le rend toujours intéressant aujourd’hui, c’est justement son rythme. Là où beaucoup de jeux SNES cherchent l’immédiateté, P.T.O. invite à lire, à comparer, à anticiper. Pour un collectionneur, c’est aussi une pièce atypique dans une ludothèque: une cartouche qui assume la complexité et qui donne envie de ressortir la notice, ne serait-ce que pour remettre en tête le vocabulaire et la logique de ses écrans.
L’entrée en matière se fait par des menus et des choix structurants: camp, scénario/campagne, puis une série d’écrans où l’on comprend vite que l’essentiel se joue avant le premier tir. On passe du temps à naviguer entre informations, production et mouvements, avec cette sensation typique des jeux Koei: vous n’êtes pas “dans” une mission, vous êtes en train d’organiser une guerre.
Dès le début, le jeu annonce son contrat: la victoire ne vient pas d’une micro-exécution nerveuse, mais d’une bonne lecture de la situation et d’un enchaînement cohérent d’ordres. Si vous cherchez un titre à lancer pour cinq minutes, ce n’est pas le bon candidat. En revanche, pour une soirée posée, c’est exactement le genre de cartouche qui vous fait perdre la notion du temps.
Sur Super Nintendo, P.T.O. évoque une époque où la stratégie console passait souvent par des interfaces denses, des cartes peu “spectaculaires”, et une confiance totale dans la patience du joueur. Le plaisir venait du moment où l’on comprend enfin pourquoi une flotte s’épuise, pourquoi une opération se casse les dents, ou pourquoi une décision de production prise “par confort” finit par coûter cher plusieurs tours plus tard. C’est une nostalgie de carnet de notes et de pauses réflexes, plus que de feu d’artifice.
Koei signe ici un titre dans la lignée de son savoir-faire maison: des simulations stratégiques très orientées gestion, avec un goût marqué pour les systèmes (plutôt que pour la mise en scène). Sur SNES, ce positionnement a un charme particulier: la cartouche tranche avec l’image “arcade de salon” que la console peut renvoyer, et rappelle qu’elle a aussi accueilli des jeux où l’on joue autant avec des chiffres et des cartes qu’avec des réflexes.
Le cœur de P.T.O., c’est l’arbitrage permanent: développer, déplacer, engager, sécuriser. On gère des ressources et des priorités, on déploie des forces, et on mesure les conséquences sur la durée. L’ambiance vient moins d’une narration que de la pression silencieuse des décisions: une opération lancée au mauvais moment, une logistique mal pensée, et la machine s’enraye.
Manette en main, l’expérience repose sur la navigation d’écrans, la sélection d’ordres et la lecture d’informations. Une manette Super Nintendo fait le travail, mais le confort dépend surtout de votre tolérance aux allers-retours dans les menus: prenez l’habitude d’avancer méthodiquement, et le jeu devient beaucoup plus lisible. Conseil simple pour bien démarrer: fixez-vous un objectif clair par phase (sécuriser une zone, renforcer un axe, préparer une offensive) au lieu de réagir à tout, tout le temps.
Visuellement, on est sur une présentation fonctionnelle. Le plaisir n’est pas dans l’animation, il est dans la compréhension. Et quand la situation bascule parce qu’une décision prise plusieurs tours plus tôt se révèle brillante (ou catastrophique), P.T.O. réussit exactement ce qu’il cherche: donner l’impression d’avoir “mené” une campagne, pas juste gagné un combat.
P.T.O. fait partie des jeux où le complet change vraiment l’expérience. La cartouche seule reste jouable, mais la notice apporte une valeur concrète: elle aide à remettre en place les notions, à clarifier les écrans et à éviter les premières heures de tâtonnement. Côté vitrine, c’est aussi un titre qui se repère immédiatement: un jeu Koei SNES, ça a une présence “simulation” très marquée, qui varie beaucoup selon l’état de la boîte et la netteté de ses tranches.
Si vous chassez un bel exemplaire, soyez attentif aux classiques du carton SNES: coins blanchis, tranches écrasées, et traces d’adhésif d’ancienne étiquette. Pour la cartouche, vérifiez surtout que l’étiquette est propre et bien centrée, car c’est souvent ce qui donne au jeu son allure “collection” une fois aligné sur l’étagère.
Comme beaucoup de stratégies console de cette période, P.T.O. circule surtout auprès d’un public qui sait ce qu’il cherche. On le croise, mais il est fréquent de le voir incomplet, ou avec une boîte fatiguée. Un exemplaire vraiment propre, avec une notice en bon état, a souvent plus d’attrait que la simple cartouche, parce que c’est précisément le type de jeu qu’on aime feuilleter autant que lancer.
Si le concept vous accroche, la suite existe sur une autre génération de machines: P.T.O.: Pacific Theater of Operations II poursuit l’idée avec une approche plus tardive dans le temps et une présentation pensée pour une console 32-bit. L’écart est intéressant en collection: même ADN “Koei stratégie”, mais une autre sensation d’interface, de lisibilité et de confort de jeu.
Console, édition, compatibilité, état et informations utiles avant de compléter la collection.
P.T.O.: Pacific Theater of Operations est actuellement référencé sur Super Nintendo dans la base Full Set.
La date de sortie référencée pour P.T.O.: Pacific Theater of Operations sur Super Nintendo est 1992.
P.T.O.: Pacific Theater of Operations a été édité par Koei.
P.T.O.: Pacific Theater of Operations a été développé par Koei.
L’indice de rareté marché Full Set de P.T.O.: Pacific Theater of Operations est actuellement de 80 sur 100, soit un niveau « Très rare ». Le dernier relevé a détecté 1 annonce. Cet indicateur combine la disponibilité observée et le niveau de prix par rapport aux autres jeux de la même console.
Sur Super Nintendo, P.T.O.: Pacific Theater of Operations est distribué sous la forme de une cartouche Super Nintendo.
Contrôlez les connecteurs, l’état de l’étiquette, la coque, les vis et le démarrage sur une console compatible. Pour une pièce de collection, vérifiez aussi l’authenticité, la boîte, la cale et la notice.
À découvrir également dans la base Full Set : Aerobiz sur Super Nintendo (même année et même éditeur), Winning Post 3: Program '98 sur Playstation (même éditeur), Super Bowling sur Super Nintendo (même année).