Lucky Luke est un jeu sorti en 1996 / édité par Infogrames / développé par Bit Managers
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Images issues des miniatures des résultats vidéo sélectionnés pour ce jeu.
UN WESTERN DE POCHE, À DÉGAINER ENTRE DEUX TRAJETS
Sorti en 1996, Lucky Luke sur Game Boy arrive à une période où la portable de Nintendo vit autant de licences “bande dessinée” que d’adaptations d’arcade. L’affiche est claire: Infogrames à l’édition, Bit Managers au développement, et une promesse évidente, celle de faire exister le cow-boy le plus rapide du Far West sur un écran monochrome.
Dans une collection Game Boy, ce titre a un charme particulier: il représente ce moment où l’on cherchait à condenser un univers très reconnaissable dans des niveaux courts, jouables par à-coups. Ce n’est pas le jeu qu’on sort pour “cocher une case”, mais plutôt pour revoir comment une licence franco-belge se traduit en gameplay, contraintes techniques comprises.
Le jeu s’aborde comme un titre d’action à progression, pensé pour être repris rapidement: on lance une partie, on comprend vite les priorités (se déplacer proprement, gérer les menaces à l’écran, avancer sans perdre de rythme), puis on se cale sur une lecture “niveau par niveau”. Sur Game Boy, la lisibilité fait la loi, et Lucky Luke mise sur des silhouettes simples et des réactions immédiates à la manette.
Sans surjouer la mise en scène, l’entrée en matière pose surtout une question au joueur: est-ce que vous jouez prudemment, ou est-ce que vous essayez d’aller vite, au risque de prendre des coups bêtes? Cette tension, très “portable”, donne sa petite personnalité au titre.
Il y a un truc très génération Game Boy dans Lucky Luke : l’impression de tenir une “adaptation de kiosque” en version cartouche, avec une licence immédiatement lisible sur la tranche et une partie qui se lance sans friction. C’est typiquement le jeu qu’on retrouvait dans une trousse, entre des piles de rechange et un écran aux reflets capricieux, et dont on retenait surtout l’identité visuelle et le rythme de jeu, plus que des cinématiques.
Le contexte est parlant: Infogrames a longtemps eu le goût des licences européennes, et Lucky Luke s’inscrit dans cette logique d’adaptation “grand public” des années 90, où la notoriété du personnage sert de porte d’entrée. Sur Game Boy, cela implique forcément des choix de design stricts: animations économes, décors contrastés, et une action pensée pour rester lisible sur un petit écran.
On est sur une formule d’action accessible, construite autour du déplacement et d’interactions simples, avec un tempo qui doit rester nerveux pour coller au personnage. La Game Boy impose un cadre: peu de boutons, un son minimaliste mais efficace, et une progression qui doit éviter l’éparpillement. Résultat, Lucky Luke se joue comme un titre “direct”, où l’important est de garder le contrôle et de ne pas se laisser déborder.
Ce qui fonctionne le mieux, c’est l’adéquation entre la licence et le support: la portable se prête bien à des séquences courtes, à la répétition maîtrisée, et à l’idée d’optimiser son run. À l’inverse, si vous cherchez une aventure très narrative ou une adaptation qui multiplie les variations de règles, la Game Boy rappelle vite ses limites de l’époque.
Lucky Luke, c’est un héros taillé pour le jeu vidéo: une silhouette lisible, une identité “western” immédiate, et un imaginaire de poursuites et de coups de théâtre. Même quand le hardware réduit les détails, le personnage reste reconnaissable, ce qui compte énormément sur une cartouche de 1996. Selon les situations, l’univers tourne naturellement autour de bandits et d’ennuis typiques du Far West, avec l’ombre des Dalton jamais très loin dans l’esprit des fans de la série.
Si vous aimez comparer les adaptations d’une même licence, le détour par Lucky Luke sur Super Nintendo est intéressant: autre pad, autre confort visuel, et souvent une manière différente de gérer la lisibilité et la “densité” d’action. Plus tard, la licence tentera aussi des approches plus modernes sur console de salon, comme Lucky Luke: La Fièvre de l'ouest sur PlayStation, qui illustre bien la bascule vers des productions plus bavardes et plus riches en habillage.
| Place | Titre | Support | Pourquoi le rapprocher? |
|---|---|---|---|
| Avant | Lucky Luke | Super Nintendo | Autre interprétation de la licence sur une 16-bit, utile pour comparer rythme et lisibilité. |
| Épisode principal | Lucky Luke | Game Boy | Version portable: gameplay condensé, sessions courtes, identité immédiate en cartouche. |
| Après | Lucky Luke: Wanted! | Game Boy Advance | Une adaptation sur portable plus puissante, avec des standards de confort et d’animation revus à la hausse. |
En occasion, Lucky Luke se rencontre surtout en cartouche seule, comme beaucoup de jeux Game Boy qui ont beaucoup voyagé. Les exemplaires vraiment désirables sont ceux qui cochent les cases “propres”: étiquette intacte, coque non jaunie, et contacts sans oxydation. En complet, la boîte et la notice font la différence visuelle sur étagère, et c’est souvent là que l’état devient le vrai facteur de sélection.
Pour protéger un complet, les accessoires Game Boy utiles côté collection sont surtout ceux qui limitent l’usure au quotidien (rangement, protection, transport) plutôt que des gadgets: la meilleure “amélioration” reste un exemplaire manipulé avec soin.
FAR WEST EN NOIR ET BLANC, MAIS CARTOUCHE BIEN RÉELLE
« Plus vite que mon ombre… surtout quand l’écran n’a plus de piles. »
Console, édition, compatibilité, état et informations utiles avant de compléter la collection.
Lucky Luke est actuellement référencé sur Game Boy dans la base Full Set.
La date de sortie référencée pour Lucky Luke sur Game Boy est 1996.
Lucky Luke a été édité par Infogrames.
Lucky Luke a été développé par Bit Managers.
L’indice de rareté marché Full Set de Lucky Luke est actuellement de 5 sur 100, soit un niveau « Courant ». Le dernier relevé a détecté 45 annonces. Cet indicateur combine la disponibilité observée et le niveau de prix par rapport aux autres jeux de la même console.
Sur Game Boy, Lucky Luke est distribué sous la forme de une cartouche Game Boy.
Contrôlez les connecteurs, l’état de l’étiquette, la coque, les vis et le démarrage sur une console compatible. Pour une pièce de collection, vérifiez aussi l’authenticité, la boîte, la cale et la notice.
À découvrir également dans la base Full Set : Tintin au Tibet sur Game Gear PAL (même année et même éditeur), Spirou sur Super Nintendo (même éditeur), Arthur to Astaroth no Nazomakaimura: Incredible Toons sur Sega Saturn (même année).