Shanghai est un jeu sorti en 1989 / édité par HAL Laboratory / développé par HAL Laboratory
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ALIGNER, LIBÉRER, RESPIRER: LE PUZZLE QUI FAIT TAIRE LE BUS
Shanghai, sur Game Boy, c’est l’adaptation d’un classique du puzzle “à tuiles”: on retire des pièces par paires, en respectant des règles simples, et tout se joue sur l’anticipation. Le genre se prête étonnamment bien au format cartouche: pas besoin de scénario, pas besoin d’effets, juste une logique limpide et une tension qui monte à mesure que le plateau se verrouille.
Sorti en 1989 et développé/édité par HAL Laboratory, le jeu incarne cette période où la portable de Nintendo se remplissait de titres faciles à lancer, difficiles à lâcher. Dans une ludothèque Game Boy souvent dominée par l’arcade et l’action, Shanghai fait partie de ces cartouches “calmes” qui s’imposent sur la durée, surtout si on aime les casse-têtes méthodiques.
On entre dans Shanghai par l’essentiel: un plateau de tuiles et la promesse d’un défi de logique. La règle à intégrer est immédiate (retirer deux tuiles identiques sous conditions), mais la vraie difficulté se révèle dès les premiers choix: enlever une paire “facile” peut condamner une tuile enfouie plus tard.
Les premières parties servent surtout à apprivoiser la lecture du relief sur un écran monochrome. Une fois le regard réglé, on comprend vite que le jeu n’est pas seulement une affaire de mémoire visuelle: c’est un puzzle d’ordre, de priorités et de gestion des blocages.
Shanghai appartient à cette famille de jeux qu’on démarrait “pour cinq minutes” avant de réaliser qu’une partie de plus s’était glissée, puis encore une. Sur Game Boy, le noir et blanc ne cherche pas à faire joli: il clarifie, il tranche, il rend les tuiles lisibles et transforme le moindre faux pas en petite leçon de patience. C’est typiquement le genre de cartouche qu’on ressort quand on veut du jeu pur, sans exposition ni blabla.
Shanghai est un nom qui a beaucoup voyagé, souvent porté par des variantes et des épisodes aux approches différentes selon les supports. Cette version Game Boy, elle, vise la portabilité avant tout: une expérience resserrée, pensée pour des sessions courtes, où la contrainte d’affichage devient une partie du défi. HAL Laboratory signe ici un puzzle qui colle parfaitement à l’ADN “partie immédiate” de la machine.
Le cœur du jeu, c’est la sélection de deux tuiles identiques pour les retirer, avec l’idée que certaines pièces sont “bloquées” par celles qui les entourent ou les recouvrent. Shanghai n’a rien d’un puzzle contemplatif: il pousse à regarder deux ou trois coups à l’avance, à repérer les paires “dangereuses” et à éviter de se retrouver avec des doublons inaccessibles.
Sur Game Boy, la croix directionnelle et les boutons font le travail sans fioriture: on navigue, on valide, on corrige. La sensation la plus typique, c’est celle du tri mental permanent: garder en tête l’emplacement d’une tuile rare, ne pas gaspiller une paire qui sert de clé, et accepter qu’un plateau peut devenir insoluble si l’on joue trop “au feeling”.
Si vous jouez sur matériel d’époque, certains accessoires Game Boy peuvent rendre les longues sessions plus confortables (meilleure visibilité, position de jeu). Shanghai n’en a pas besoin pour fonctionner, mais tout ce qui améliore la lisibilité et la fatigue des yeux aide vraiment sur un puzzle de précision.
Shanghai circule généralement sous un intitulé très stable, mais, comme souvent sur Game Boy, ce sont surtout la jaquette, la langue de la notice et les marquages de distribution qui changent d’un marché à l’autre. Pour un exemplaire “full set”, la cohérence boîte + cartouche + notice est la chose la plus visible au premier coup d’œil, notamment via les codes d’édition imprimés et la mise en page du manuel.
Pour mesurer ce que la Game Boy simplifie (et ce qu’elle préserve), il est intéressant de comparer avec Shanghai sur Master System (PAL), plus proche d’une expérience salon avec un confort visuel différent. Et si vous voulez voir jusqu’où la formule a pu être “emballée” sur des machines plus tardives, Shanghai: Triple-Threat sur Sega Saturn illustre bien cette tendance à enrichir les modes et la présentation, sans forcément toucher au nerf du jeu: la lecture du plateau et la gestion des impasses.
| Place | Titre | Support | Pourquoi le rapprocher? |
|---|---|---|---|
| Avant | Shanghai | Master System PAL | Un bon point de comparaison “console de salon” pour apprécier le compromis de lisibilité et de rythme sur Game Boy. |
| Épisode principal | Shanghai | Game Boy | La version portable: directe, compacte, pensée pour enchaîner les plateaux sur de courtes sessions. |
| Après | Shanghai: Triple-Threat | Sega Saturn | Montre l’évolution vers des éditions plus fournies et plus “présentées”, tout en gardant la même base de puzzle. |
Shanghai fait partie de ces titres dont la valeur de collection tient souvent moins à la cartouche seule qu’à la complétude et à l’état. Une boîte Game Boy propre, sans écrasement, avec des rabats bien nets et une notice bien blanche change complètement l’allure sur une étagère, surtout pour un jeu au visuel généralement sobre.
En occasion, surveillez particulièrement l’étiquette de cartouche (usure, bulles, traces de décollement) et l’alignement des éléments papier. Sur un puzzle, on a tendance à jouer longtemps avec le même exemplaire: un contact de cartouche capricieux ou une coque jaunie se remarque vite à l’usage.
DEUX TUILES, UNE DÉCISION, ET TOUT LE PLATEAU QUI CHANGE
« Juste une dernière paire… et j’éteins. »
Console, édition, compatibilité, état et informations utiles avant de compléter la collection.
Cette fiche concerne la version Game Boy de Shanghai. Full Set référence également Shanghai sur Master System PAL.
La date de sortie référencée pour Shanghai sur Game Boy est 1989.
Shanghai a été édité par HAL Laboratory.
Shanghai a été développé par HAL Laboratory.
L’indice de rareté marché Full Set de Shanghai est actuellement de 42 sur 100, soit un niveau « Assez courant ». Le dernier relevé a détecté 7 annonces. Cet indicateur combine la disponibilité observée et le niveau de prix par rapport aux autres jeux de la même console.
Sur Game Boy, Shanghai est distribué sous la forme de une cartouche Game Boy.
Contrôlez les connecteurs, l’état de l’étiquette, la coque, les vis et le démarrage sur une console compatible. Pour une pièce de collection, vérifiez aussi l’authenticité, la boîte, la cale et la notice.
À découvrir également dans la base Full Set : Pinball: Revenge of the 'Gator sur Game Boy (même année et même éditeur), NCAA Basketball sur Super Nintendo (même éditeur), Baseball sur Game Boy (même année).