Killer7 est un jeu sorti en 2005 / édité par Capcom / développé par Grasshopper Manufacture
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Images issues des miniatures des résultats vidéo sélectionnés pour ce jeu.
UN THRILLER INTERACTIF AU RASOIR, ENTRE RAIL SHOOTER ET ROMAN NOIR
Sorti en 2005, Killer7 fait partie de ces jeux GameCube qu’on n’oublie pas, même quand on n’est pas sûr de les avoir “aimés” au sens classique. Capcom publie, Grasshopper Manufacture développe, et le résultat ressemble à une expérience d’auteur: un polar éclaté, très stylisé, qui assume la confusion autant que la fascination.
Ce qui accroche aujourd’hui, c’est précisément son côté à contre-courant. Là où beaucoup de titres de l’époque cherchaient la fluidité et l’évidence, Killer7 mise sur une mise en scène agressive, un rythme fait de tensions et d’arrêts, et une narration qui demande au joueur d’accepter les zones d’ombre.
Les débuts donnent rapidement le ton: interface minimaliste, ambiance étrange, et une progression qui ne ressemble pas à un shooter “libre” classique. On comprend surtout une règle d’or: l’observation compte autant que le tir, et l’on avance dans des espaces qui s’ouvrent comme des couloirs mentaux plus que comme des niveaux traditionnels.
Très tôt, le jeu impose sa grammaire. On alterne exploration guidée, lecture des menaces, et phases de tir où la précision et le timing prennent le dessus sur la course en avant. Si vous venez pour une balade d’action continue, la première demi-heure sert de filtre.
Sur GameCube, Killer7 a ce parfum “milieu des années 2000” où certains éditeurs osaient encore sortir des objets radicaux en boîte, avec une identité visuelle qui tranche dans une étagère. Le contraste noir et blanc, les aplats de couleur et la froideur graphique évoquent autant le jeu vidéo que le design et le manga, une signature qu’on associe volontiers à cette génération de titres qui tentaient autre chose.
Killer7 est développé par Grasshopper Manufacture et édité par Capcom, avec une association créative souvent résumée par deux noms: Goichi Suda (Suda51) à la direction, et Shinji Mikami au rôle de producteur. Le jeu existe aussi sur PlayStation 2, mais la version GameCube conserve ce statut particulier de “curiosité premium” sur mini-disque, pile dans la période où la console accueillait aussi des projets moins formatés.
Le cœur du jeu, c’est un mélange très particulier: une exploration sur rails (au sens où l’on suit des trajectoires prédéfinies) et des affrontements qui basculent vers le tir, avec verrouillage et gestion du risque. Cette structure donne une sensation de contrôle “par à-coups”: on avance, on scanne, on s’arrête, on vise. Ce n’est pas une faiblesse, c’est une intention, mais elle demande d’entrer dans le rythme.
La tension vient aussi de la lisibilité volontairement étrange des menaces et de l’économie d’information. Killer7 joue beaucoup sur l’inquiétude, les sons, les silhouettes et l’anticipation, plus que sur la surenchère d’ennemis. En contrepartie, l’action peut sembler rigide à qui attend un shooter nerveux, et le jeu n’a pas peur de frustrer, surtout quand on veut “jouer instinctivement”.
Sur le plan des sensations, la manette Nintendo GameCube colle plutôt bien à l’exercice: gâchettes, verrouillage, gestes simples, tout est fait pour que la visée soit une décision, pas une panique. Le plaisir ne vient pas d’un ballet acrobatique, mais d’une exécution propre, et du sentiment d’être dans une mise en scène contrôlée.
Le jeu tourne autour d’un principe marquant: un casting d’assassins aux identités distinctes, réunis sous la bannière “Killer7”. On y croise notamment Garcian Smith, figure centrale, et plusieurs personnalités jouables comme Dan Smith, Kaede Smith, Coyote Smith, Kevin Smith, Con Smith, Mask de Smith. Chacun a sa spécialité, ce qui renforce l’idée d’équipe, mais aussi le côté morcelé du récit et de la perception.
En collection, Killer7 coche une case très recherchée: celle du titre à forte identité graphique, qui se repère instantanément sur une tranche. C’est typiquement le jeu qu’on aime posséder en version physique pour ce qu’il raconte avant même d’être lancé: une promesse de bizarrerie, de polar tordu, d’expérimentation.
Pour un full set, la complétude compte beaucoup. Sur GameCube, le disque au format mini-DVD est sensible aux micro-rayures comme tous les supports optiques, et Killer7 est un titre qu’on relance souvent “pour voir”, ne serait-ce que pour réentendre son ambiance. Une boîte propre, une jaquette nette et une notice bien présente donnent tout de suite une autre allure à l’exemplaire.
Killer7 est resté un one-shot : pas de suite directe qui viendrait “expliquer” ou lisser sa formule. Si l’on cherche des parentés, elles sont davantage à trouver dans le goût de Grasshopper pour les univers abrasifs et les récits en éclats, qu’on retrouvera plus tard dans des titres comme No More Heroes ou Killer is Dead (sans lien narratif officiel). Côté Capcom, on est aussi dans une époque où l’éditeur tentait des propositions plus atypiques aux côtés de ses franchises plus installées.
Killer7 circule sur le marché de l’occasion, mais sa demande varie beaucoup selon les périodes, portée par sa réputation d’ovni. Les exemplaires complets et propres partent généralement plus vite que les disques seuls, parce que la jaquette fait partie du charme et que le jeu a un vrai statut de “pièce à montrer” dans une collection GameCube.
Console, édition, compatibilité, état et informations utiles avant de compléter la collection.
Killer7 est actuellement référencé sur Game Cube dans la base Full Set.
La date de sortie référencée pour Killer7 sur Game Cube est 2005.
Killer7 a été édité par Capcom.
Killer7 a été développé par Grasshopper Manufacture.
L’indice de rareté marché Full Set de Killer7 est actuellement de 68 sur 100, soit un niveau « Rare ». Le dernier relevé a détecté 2 annonces. Cet indicateur combine la disponibilité observée et le niveau de prix par rapport aux autres jeux de la même console.
Sur Game Cube, Killer7 est distribué sous la forme de un disque optique Nintendo GameCube.
Contrôlez les rayures profondes, les fissures autour du centre du disque, l’état de la face imprimée et la lecture sur une console compatible. Vérifiez également la boîte, la notice, la jaquette et la région du jeu.
À découvrir également dans la base Full Set : Mega Man Anniversary Collection sur Xbox (même année et même éditeur), Auto Modellista sur Xbox (même éditeur), One Piece: Pirates' Carnival sur Game Cube (même année).