Transport Tycoon est un jeu sorti en 1997 / édité par Ocean / développé par Microprose / Digital Amusement
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DES RAILS, DES LIGNES, ET CETTE PETITE OBSESSION DU TRAJET PARFAIT
Transport Tycoon débarque sur PlayStation en 1997 avec une promesse pas si évidente à tenir: faire rentrer un jeu de gestion exigeant, né pour le clavier et la souris, dans une expérience salon. On y retrouve l’ADN du genre, celui qui fait passer une partie de “je pose deux lignes” à “je refais tout mon réseau parce qu’un embranchement me coûte trop cher”.
Sur PS1, l’intérêt est double. D’un côté, c’est une porte d’entrée vers une gestion plus “pure” que beaucoup de titres console de l’époque, centrée sur l’optimisation, la lecture de cartes et la planification. De l’autre, c’est un disque qui a une vraie place dans une ludothèque de collectionneur: un jeu à la réputation solide, un peu à contre-courant sur la machine, et typiquement le genre de titre qu’on garde pour des sessions longues, calmes, presque méditatives.
L’entrée en matière de Transport Tycoon se joue surtout sur la prise en main: menus, cartes, curseur, et cette sensation de “bureau” transposée au pad. On comprend vite que le plaisir ne viendra pas d’une mise en scène spectaculaire, mais d’un objectif simple qui se densifie minute après minute: créer des liaisons efficaces entre des points de production et de consommation, puis faire grandir l’ensemble sans se saboter soi-même.
Les premières actions posent le ton: choisir un type de transport, tracer une liaison, placer des infrastructures, puis observer si le réseau tient la route quand le trafic augmente. Et très tôt, le jeu pousse à comparer, corriger, optimiser, parce qu’une ligne rentable sur le papier peut devenir un goulet d’étranglement dès que la carte s’anime.
Il y a quelque chose de très “fin des années 90” dans l’idée même de Transport Tycoon sur PS1: un grand jeu PC de gestion qui tente l’aventure console, à une période où l’on voyait encore les éditeurs tester des transferts audacieux. C’est aussi un rappel d’un temps où la jaquette pouvait vendre une promesse de complexité, presque intimidante, loin des codes arcade dominants de la machine.
Cette édition PlayStation est créditée à Ocean côté publication, avec un développement mentionnant Microprose / Digital Amusement. Le résultat s’inscrit dans cette tradition d’adaptations où l’enjeu principal n’est pas d’inventer un nouveau jeu, mais de réussir une traduction: conserver la profondeur (réseaux, véhicules, économie) tout en rendant l’interface praticable sans souris.
Le cœur de Transport Tycoon, c’est la construction d’un empire logistique: relier des lieux, déplacer des marchandises et des passagers, faire évoluer ses infrastructures et ses choix de véhicules au fil du temps, tout en composant avec une carte qui finit par ressembler à un circuit imprimé. Le plaisir vient de la chaîne complète: la décision (où construire), l’exécution (comment relier), puis l’observation (est-ce que ça tourne), avec ce moment délicieux où l’argent rentre enfin parce que tout s’emboîte.
Sur PlayStation, la grande question, c’est l’ergonomie. À la manette PlayStation, on navigue, on sélectionne, on ajuste, et le jeu demande un peu de patience pour devenir fluide. Une fois le “langage” de l’interface assimilé, la manette n’empêche pas de réfléchir loin, mais elle change le rythme: on planifie plus, on pose moins “au kilomètre”, et on corrige ses tracés avec une attention presque artisanale.
L’ambiance, elle, reste celle d’un bac à sable sérieux: pas besoin de script pour raconter une histoire, le jeu la fabrique tout seul. Une ligne ferroviaire trop ambitieuse qui sature, une desserte routière qui vampirise le trafic, un port qu’on a sous-estimé… et soudain on réorganise la carte comme un urbaniste en pleine crise. Si vous aimez les jeux où l’on gagne surtout contre ses propres erreurs de conception, c’est typiquement le bon terrain de jeu.
LA CARTE DEVIENT VOTRE TABLE À DESSIN, ET VOUS NE VOYEZ PLUS QUE DES TRAJETS
« Juste une dernière ligne… et j’arrête. »
Pour comparer les sensations d’adaptation, le portage Transport Tycoon sur Sega Saturn est un bon miroir: même ambition, même type de défi, avec des différences de confort et de présentation qui peuvent parler aux collectionneurs multi-supports. Et si vous cherchez une déclinaison qui annonce une autre façon de représenter le réseau, jetez un œil à Transport Tycoon 3D sur PlayStation, dont l’intitulé suggère une approche visuelle différente, intéressante à aligner sur l’étagère comme dans la chronologie d’une collection.
| Place | Titre | Support | Pourquoi le rapprocher? |
|---|---|---|---|
| Avant / parallèle | Transport Tycoon | Sega Saturn | Une autre adaptation console de la même période, utile pour comparer les choix d’interface et de lisibilité. |
| Épisode principal | Transport Tycoon | PlayStation | Le “grand” jeu de gestion transport sur PS1, marqué par le défi du contrôle au pad et par son côté chronophage. |
| Après / variation | Transport Tycoon 3D | PlayStation | Une déclinaison qui se distingue au moins par sa proposition visuelle, à replacer à côté du jeu original pour mesurer l’évolution. |
Transport Tycoon fait partie de ces jeux qu’on croise surtout via l’occasion “sérieuse”: un titre moins orienté action, souvent acheté par des joueurs qui le gardaient longtemps. Pour un full set PS1, l’exemplaire complet compte: boîtier propre, jaquette non blanchie, et surtout notice présente, parce que c’est typiquement le genre de manuel qui aide à apprivoiser l’interface et les systèmes.
Côté vérifications, soyez tatillon sur l’état du disque (micro-rayures, traces circulaires) et sur l’assemblage du boîtier PS1: charnière fatiguée, picots de maintien cassés, ou jaquette légèrement gondolée. Ce sont de petits défauts, mais sur un jeu à l’identité plutôt “sobre”, l’état général fait beaucoup pour l’impact en collection.
Console, édition, compatibilité, état et informations utiles avant de compléter la collection.
Cette fiche concerne la version PS One de Transport Tycoon. Full Set référence également Transport Tycoon sur Sega Saturn.
La date de sortie référencée pour Transport Tycoon sur PS One est 1997.
Transport Tycoon a été édité par Ocean.
Transport Tycoon a été développé par Microprose / Digital Amusement.
L’indice de rareté marché Full Set de Transport Tycoon est actuellement de 36 sur 100, soit un niveau « Assez courant ». Le dernier relevé a détecté 6 annonces. Cet indicateur combine la disponibilité observée et le niveau de prix par rapport aux autres jeux de la même console.
Sur PS One, Transport Tycoon est distribué sous la forme de un CD-ROM PlayStation.
Contrôlez les rayures profondes, les fissures autour du centre du disque, l’état de la face imprimée et la lecture sur une console compatible. Vérifiez également la boîte, la notice, la jaquette et la région du jeu.
À découvrir également dans la base Full Set : Darkman sur Game Boy (même éditeur), Virtual Catch 64 sur Nintendo 64 (même année).