Dark Seed est un jeu sorti en 1995 / édité par Gaga Communications / développé par Cyberdreams
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DU POINT & CLICK QUI VOUS REGARDE DANS LE NOIR
Avec Dark Seed, on est sur une aventure graphique à l’ancienne, posée sur une idée simple et franchement glaçante: un quotidien banal qui se fissure, puis une horreur organique qui s’invite sans prévenir. Sur SEGA Saturn, le jeu garde ce rythme de point & click où l’on observe, on assemble des indices, on teste des interactions, et où l’ambiance fait autant le travail que les énigmes.
Ce qui accroche encore aujourd’hui, c’est le contraste. D’un côté, une façade “réaliste” avec ses intérieurs, ses objets, ses conversations. De l’autre, une imagerie bio-mécanique très marquée, immédiatement reconnaissable, qui donne à chaque détour un petit goût d’inconfort. En collection, c’est typiquement le disque qu’on ressort pour l’atmosphère, pas pour une partie rapide.
Dark Seed installe rapidement son trouble avec une entrée en matière qui fait comprendre au joueur qu’il ne s’agit pas d’une aventure “gentille”. Plutôt que de vous jeter dans l’action, le jeu vous pousse à inspecter et à comprendre : fouiller un environnement, discuter quand c’est possible, repérer ce qui sonne faux dans le décor.
Manette en main, on saisit très vite la promesse du titre: progresser en observant, en reliant des éléments, et en gérant une forme de pression narrative. Même sans chercher la performance, on sent que l’exploration n’est pas là pour faire joli, mais pour préparer des étapes où la moindre omission peut vous faire tourner en rond.
Il y a un parfum très “micro-ordinateur sur CD” dans Dark Seed : l’interface d’aventure, la façon de scruter chaque écran fixe, et cette sensation d’être dans une enquête où l’ambiance vous devance. C’est aussi un jeu typique d’une époque où l’on acceptait que l’angoisse vienne d’un silence, d’un détail graphique ou d’un angle de décor, pas seulement d’un monstre qui surgit.
L’un des grands marqueurs de Dark Seed, c’est son identité visuelle liée à l’univers de H. R. Giger, avec ce mélange de chair et de mécanique qui colle à la peau. Ce n’est pas un jeu qui mise sur le gore gratuit: il vise plutôt une horreur “conceptuelle”, inconfortable, où l’on a l’impression que le monde lui-même est mal conçu.
On est ici sur du point & click pur jus: exploration, inventaire, dialogues, et énigmes à tiroirs. L’intérêt, c’est que le jeu s’appuie sur une progression où l’observation prime, avec des interactions parfois fines et un sens du détail qui peut autant séduire… que piéger quand on passe à côté d’un objet ou d’un déclencheur.
L’ambiance, elle, fait le gros du travail. Dark Seed ne cherche pas à être “confortable”: il aime l’étrangeté, les lieux qui semblent familiers mais dérangent, et cette impression d’être toujours en retard d’une révélation. Côté rythme, il faut l’aborder comme une lecture: on avance par petites prises, on revient, on réévalue un indice à la lumière d’un événement.
Conseil de joueur: si vous découvrez le titre aujourd’hui, jouez-le dans de bonnes conditions, au calme, en acceptant de prendre des notes mentales (ou réelles). Ce n’est pas un jeu fait pour être “optimisé” à la première session: c’est un jeu qui récompense l’attention, et qui peut être sec si on le joue en diagonale.
Dark Seed met en avant un protagoniste identifiable, Mike Dawson, pris dans une spirale cauchemardesque. Le jeu repose beaucoup sur ce qu’il vit, ce qu’il subit et ce qu’il comprend (ou ne comprend pas) de ce qui l’entoure, ce qui renforce le côté “thriller d’horreur” plutôt qu’aventure humoristique.
Si vous aimez comparer les sensations d’une même aventure selon les machines, la version Dark Seed sur PlayStation est un bon point de repère: même base, autre contexte matériel, autre “saveur” de collection. Et pour voir comment la formule évolue, la suite Dark Seed II sur Sega Saturn permet de mesurer ce que la licence tente ensuite en matière de narration et de mise en scène.
RÊVES LOURDS, DÉCORS MALSAINS, INVENTAIRE QUI GRINCE
« Je crois que cette maison a un problème… et il ne se répare pas avec un tournevis. »
| Place | Titre | Support | Pourquoi le rapprocher? |
|---|---|---|---|
| Avant | Dark Seed | PlayStation | Un autre ancrage matériel pour le même jeu, utile pour comparer édition, rendu et intérêt “full set”. |
| Épisode principal | Dark Seed | Sega Saturn | Une version Saturn d’une aventure d’horreur à l’identité visuelle très marquée, objet de collection à part entière. |
| Après | Dark Seed II | PlayStation | La suite directe, intéressante pour suivre l’évolution de l’écriture et des choix de design. |
Dark Seed fait partie de ces jeux dont l’intérêt collection monte très vite dès qu’on parle d’exemplaire complet. Sur Saturn, ce qui compte, c’est l’état global: un disque propre (sans rayures profondes), une jaquette lisible, et surtout une présence cohérente des éléments papier si l’édition en comporte.
Un bon réflexe en achat d’occasion: vérifiez les charnières et la tenue du boîtier, car les Saturn de collection sont souvent manipulés, remplacés ou “réassemblés”. Et si vous collectionnez par éditeur, la mention Gaga Communications sur la tranche a aussi son petit charme de curiosité.
Console, édition, compatibilité, état et informations utiles avant de compléter la collection.
Cette fiche concerne la version SEGA Saturn de Dark Seed. Full Set référence également Dark Seed sur Playstation.
La date de sortie référencée pour Dark Seed sur SEGA Saturn est 1995.
Dark Seed a été édité par Gaga Communications.
Dark Seed a été développé par Cyberdreams.
L’indice de rareté marché Full Set de Dark Seed est actuellement de 54 sur 100, soit un niveau « Peu courant ». Le dernier relevé a détecté 3 annonces. Cet indicateur combine la disponibilité observée et le niveau de prix par rapport aux autres jeux de la même console.
Sur SEGA Saturn, Dark Seed est distribué sous la forme de un CD-ROM SEGA Saturn.
Contrôlez les rayures profondes, les fissures autour du centre du disque, l’état de la face imprimée et la lecture sur une console compatible. Vérifiez également la boîte, la notice, la jaquette et la région du jeu.
À découvrir également dans la base Full Set : Quantum Gate sur Sega Saturn (même année et même éditeur), Kingdom Grand Prix sur Sega Saturn (même éditeur), Uno 2: Small World sur Game Boy (même année).