Nobunaga no Yabou Returns est un jeu sorti en 1996 / édité par Koei / développé par Koei
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DU TOUR PAR TOUR, DES CLANS, ET LE JAPON À METTRE AU PAS
Nobunaga no Yabou Returns fait partie de ces disques qui sentent la stratégie « à l’ancienne »: une interface dense, une progression au long cours, et cette satisfaction très Koei de voir un plan patient finir par payer. Sur SEGA Saturn, le titre s’adresse clairement à ceux qui aiment passer du temps dans des menus, comparer des options, et accepter qu’une partie se gagne sur la durée plutôt qu’au réflexe.
Le mot “Returns” annonce la couleur: on est sur une proposition qui renvoie à un socle de série, avec une approche centrée sur la gestion et la conquête plutôt que sur la mise en scène. Aujourd’hui, c’est précisément ce qui lui donne du charme en collection: un jeu à sortir quand on veut du “cérébral”, un peu ritualisé, avec une courbe d’apprentissage qui ne cherche pas à faire semblant.
Comme souvent dans la famille Nobunaga no Yabou, l’entrée en matière passe par des choix structurants plutôt que par une cinématique: on se retrouve vite à prendre des décisions qui engagent une campagne entière. Le jeu met l’accent sur la planification, la lecture des rapports, et la gestion des priorités, avec cette sensation immédiate d’avoir plus de paramètres que de tours disponibles.
Les premières actions servent surtout à comprendre le rythme interne: organiser son territoire, stabiliser l’économie, préparer l’expansion, et apprendre à anticiper les réactions adverses. On est dans une stratégie où l’erreur classique n’est pas de perdre une bataille “à l’action”, mais de s’être lancé trop tôt, ou avec des fondations trop fragiles.
Il y a une nostalgie très spécifique aux jeux Koei de cette génération: celle du tour où l’on ne “fait” presque rien de spectaculaire, mais où l’on sent la partie basculer grâce à une décision de gestion. Returns évoque ce plaisir calme, presque administratif, où l’on progresse à coups d’optimisations, de compromis et de lecture attentive plutôt qu’en cherchant le coup d’éclat permanent.
Le disque porte la patte d’un Koei à l’aise dans les grandes simulations historiques: interface sérieuse, systèmes imbriqués, et un cadre Sengoku qui invite à penser en termes de territoires, de ressources et d’influence. L’intérêt de ce type d’épisode, c’est aussi sa capacité à fonctionner comme “jeu de fond de ludothèque”: on peut y revenir des années plus tard, réapprendre, et repartir pour une campagne sans avoir besoin d’un contexte narratif lourd.
Le cœur de Nobunaga no Yabou Returns, c’est le tour par tour orienté gestion et expansion. On passe beaucoup de temps à arbitrer: investir ici ou renforcer là, sécuriser l’arrière avant d’avancer, accepter parfois un tour “peu rentable” pour éviter une catastrophe au tour suivant. Le plaisir vient de la cohérence du système: quand on perd, on comprend généralement pourquoi, et quand on gagne, on sait exactement quelle décision a fait la différence.
L’ambiance, elle, est moins dans le spectaculaire que dans la tension stratégique. Chaque option a un coût d’opportunité, et c’est là que le jeu accroche les collectionneurs-joueurs: ce n’est pas un titre qu’on “termine” vite, c’est un titre qu’on habite. Attention, l’ergonomie peut paraître abrupte si l’on vient d’une stratégie moderne plus didactique, mais c’est aussi ce qui fait l’identité de la série: elle ne mâche pas le travail, elle le récompense.
Si vous collectionnez la Saturn et que vous voulez replacer Returns dans une continuité sur la machine, jetez un œil à Nobunaga no Yabou Tenshouki : on reste dans la même famille, avec un ADN similaire et une autre entrée dans la chronologie des épisodes. Et pour comparer une version sur une autre console, la déclinaison Nobunaga no Yabou Returns sur PlayStation est un bon point de repère pour mesurer ce que change le support, notamment en confort d’affichage et en sensations de navigation.
| Place | Titre | Support | Pourquoi le rapprocher? |
|---|---|---|---|
| Avant | Nobunaga no Yabou Tenshouki | Sega Saturn (1995) | Un autre jalon Saturn de la série, utile pour comparer le rythme et l’approche « simulation » selon les épisodes. |
| Épisode principal | Nobunaga no Yabou Returns | Sega Saturn | Une proposition qui met en avant le plaisir de la planification et des campagnes longues, typiques de Koei. |
| Après | Nobunaga no Yabou Tenshouki with Power-Up Kit | Sega Saturn (1997) | À regarder si vous aimez les éditions plus “complètes”, souvent pensées pour approfondir systèmes et contenu. |
Sur Saturn, les simulations Koei ont souvent un profil particulier en occasion: elles ne courent pas toujours les étals généralistes, mais circulent régulièrement chez les vendeurs qui brassent du japonais ou du “niche”. Pour un full set, l’important est moins la chasse au “graal” que la chasse au bel état: un exemplaire propre, complet, avec une notice bien présente et un boîtier sans casse.
Conseil concret: vérifiez attentivement l’état du disque (micro-rayures, traces circulaires) et la tenue des pattes du boîtier, car ce sont des jeux qu’on a beaucoup manipulés. Et si vous cherchez une pièce qui “claque” sur l’étagère, privilégiez un dos lisible et une tranche sans soleil: sur une rangée Saturn, c’est la tranche qui fait le tri.
Console, édition, compatibilité, état et informations utiles avant de compléter la collection.
Cette fiche concerne la version SEGA Saturn de Nobunaga no Yabou Returns. Full Set référence également Nobunaga no Yabou Returns sur Playstation.
La date de sortie référencée pour Nobunaga no Yabou Returns sur SEGA Saturn est 1996.
Nobunaga no Yabou Returns a été édité par Koei.
Nobunaga no Yabou Returns a été développé par Koei.
L’indice de rareté marché Full Set de Nobunaga no Yabou Returns est actuellement de 55 sur 100, soit un niveau « Peu courant ». Le dernier relevé a détecté 2 annonces. Cet indicateur combine la disponibilité observée et le niveau de prix par rapport aux autres jeux de la même console.
Sur SEGA Saturn, Nobunaga no Yabou Returns est distribué sous la forme de un CD-ROM SEGA Saturn.
Contrôlez les rayures profondes, les fissures autour du centre du disque, l’état de la face imprimée et la lecture sur une console compatible. Vérifiez également la boîte, la notice, la jaquette et la région du jeu.
À découvrir également dans la base Full Set : Taikou Risshiden II sur Sega Saturn (même année et même éditeur), Teitoku no Ketsudan III sur Sega Saturn (même éditeur), Shippuu Mahou Daisakusen sur Sega Saturn (même année).