Power Factory Featuring C+C Music Factory est un jeu sorti en 1993 / édité par Sony Imagesoft / développé par Digital Pictures
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Images issues des miniatures des résultats vidéo sélectionnés pour ce jeu.
UN CLIP INTERACTIF QUI TE DEMANDE DE BOUGER, PAS JUSTE DE REGARDER
Power Factory Featuring C+C Music Factory est typiquement le genre de disque qui rappelle que le SEGA Mega-CD n’a jamais voulu être “juste” une extension: c’est une machine qui a tenté des formats hybrides, entre jeu vidéo, vidéo musicale et programme interactif. En 1993, Sony Imagesoft et Digital Pictures misent ici sur l’énergie très “TV” de l’époque, avec une proposition qui s’écarte des FPS rail-shooters et des thrillers FMV.
À remettre aujourd’hui dans une ludothèque, ce n’est pas pour “finir” un jeu au sens classique, mais pour comprendre un pan précis du support CD sur console: l’idée qu’un disque peut être une expérience rythmée, guidée par l’image et le son, avec une interactivité légère mais assumée. Pour un collectionneur, c’est aussi une pièce de conversation: on le sort, on lance le menu, et on voit immédiatement le projet éditorial derrière le produit.
L’entrée en matière est celle d’un titre Mega-CD pensé comme un programme: on est rapidement dans une logique de sélection et de séquences vidéo, plutôt que dans un niveau “joué” au pixel près. On comprend vite que le cœur du disque repose sur des enchaînements guidés, où l’on suit l’expérience à l’écran et où l’interaction sert surtout à choisir, valider, relancer, ou rythmer le déroulé.
Ce démarrage donne le ton: le plaisir est dans la mise en scène et dans l’identité musicale, pas dans la précision d’une hitbox. Si vous venez chercher une jouabilité à la Beat ’em all ou une structure arcade, il faut ajuster vos attentes dès les premières minutes.
Ce disque appartient à cette courte période où l’on achetait aussi un jeu pour voir de la vidéo sur sa télé, tout simplement. Le Mega-CD, avec ses séquences compressées et son rendu “clip” très 90s, transforme l’installation du salon en mini-chaîne hi-fi/vidéo: on lance, on monte le volume, et la console se met à parler le langage des VHS et de la musique télévisée.
Le duo éditeur/développeur n’est pas anodin: Sony Imagesoft a distribué plusieurs expériences très “multimédia” sur consoles CD, et Digital Pictures est un nom directement associé au FMV de cette génération. Si vous collectionnez aussi Night Trap ou Sewer Shark (du même studio), Power Factory s’observe comme une autre facette du même pari technologique: vendre l’interactivité par l’image filmée.
On n’est pas sur un jeu de rythme au sens moderne, ni sur un “sport” avec scoring agressif. L’interactivité est plutôt pensée comme une télécommande enrichie: elle accompagne la progression, soutient l’expérience, et vous garde acteur sans vous demander une précision de compétition. C’est aussi ce qui rend le disque accessible: pas besoin d’apprendre un système de combat ou des timings millimétrés.
Le revers de la médaille, c’est que la profondeur vient surtout du contenu vidéo et de l’envie de relancer la séance, plus que d’un gameplay qui se transforme. On appréciera la cohérence: une proposition simple, centrée sur le rythme et la présence à l’écran, avec ce grain Mega-CD fait de vidéo compressée, de transitions franches et d’un “look” immédiatement daté.
Côté confort, le Mega-CD étant une machine à tiroir/capot et à chargements, l’expérience se vit aussi avec ses respirations: les petites pauses, les changements de séquences, la navigation. Pour une session propre, un matériel en bon état compte. Et si vous collectionnez ou restaurez la machine, un détour par les Accessoires Mega-CD peut être utile, ne serait-ce que pour penser la sauvegarde, l’entretien et l’écosystème qui gravite autour de la console.
Sur ce type de production Mega-CD, les variations entre zones se jouent souvent davantage sur le packaging (mise en page, mentions légales, classification, langue de la notice) que sur un changement radical de contenu. En collection, la jaquette peut être le premier indice: logo de l’éditeur, typographies, et présentation du concept peuvent différer selon l’édition.
Si vous cherchez un exemplaire “propre”, privilégiez une copie avec manuel et jaquette bien nets: les productions FMV, très orientées “vidéo”, ont souvent des boîtes qui ont vécu (rayures, charnière marquée, insert gondolé), et c’est dommage pour un jeu qui mise autant sur son identité visuelle.
Il n’y a pas vraiment de “série” au sens jeu vidéo traditionnel, mais on peut replacer Power Factory Featuring C+C Music Factory dans deux familles. D’abord, les autres titres FMV de Digital Pictures sur Mega-CD, comme Night Trap ou Sewer Shark, pour comprendre leur manière de mettre en scène l’interaction via la vidéo. Ensuite, plus largement, la vague des disques “expériences” des consoles CD, où la musique, l’image filmée et l’interface se mélangent.
Sur Mega-CD, la difficulté n’est pas seulement de tomber sur le disque: c’est de tomber sur le bon exemplaire. Pour ce genre de titre, l’état du CD (micro-rayures, traces circulaires) et la présence de la notice comptent énormément, parce que l’objet est autant “produit multimédia” que “jeu”. Un disque fatigué peut transformer l’expérience en séance hachée, et sur du FMV, chaque saut de lecture se remarque.
Regardez aussi l’insert arrière: les boîtiers Mega-CD ont souvent pris des coups, et un dos blanchi ou cassé retire beaucoup de charme sur une pièce dont la jaquette fait partie du concept. En full set, l’ensemble boîte + manuel + disque a un vrai impact visuel sur étagère.
Console, édition, compatibilité, état et informations utiles avant de compléter la collection.
Power Factory Featuring C+C Music Factory est actuellement référencé sur Mega CD dans la base Full Set.
La date de sortie référencée pour Power Factory Featuring C+C Music Factory sur Mega CD est 1993.
Power Factory Featuring C+C Music Factory a été édité par Sony Imagesoft.
Power Factory Featuring C+C Music Factory a été développé par Digital Pictures.
L’indice de rareté marché Full Set de Power Factory Featuring C+C Music Factory est actuellement de 73 sur 100, soit un niveau « Rare ». Le dernier relevé a détecté 1 annonce. Cet indicateur combine la disponibilité observée et le niveau de prix par rapport aux autres jeux de la même console.
Sur Mega CD, Power Factory Featuring C+C Music Factory est distribué sous la forme de un CD-ROM Mega-CD.
Contrôlez les rayures profondes, les fissures autour du centre du disque, l’état de la face imprimée et la lecture sur une console compatible. Vérifiez également la boîte, la notice, la jaquette et la région du jeu.
À découvrir également dans la base Full Set : Chuck Rock sur SEGA Mega-CD (même année et même éditeur), Chuck Rock sur Super Nintendo (même éditeur), Lemmings sur Game Boy (même année).