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LIBERTY CITY, LA 3D, ET L’ENVIE DE TOUT TENTER
Sur PlayStation 2 en version PAL, GTA 3 représente ce moment où la série a changé de dimension, au sens littéral. On passe d’un crime sandbox vu de haut à une ville en volume, avec circulation, quartiers qui se répondent, et cette sensation rare, manette en main, d’être « lâché » dans un décor qui vit sans vous attendre.
Ce qui frappe encore aujourd’hui, c’est la clarté de l’intention: proposer un terrain de jeu urbain où l’histoire existe, mais où l’improvisation reste reine. Même sans chercher la performance ou la complétion, on se surprend à enchaîner une mission, puis un détour, puis « juste un petit tour » qui finit en course-poursuite.
Le démarrage donne rapidement le ton: on comprend que la ville est le vrai personnage principal, et que la progression se fait par une alternance de missions scénarisées et de liberté totale entre deux objectifs. Les premières tâches servent surtout à vous apprendre une règle d’or: ici, se déplacer vite et s’adapter vaut souvent mieux que vouloir tout contrôler.
Très tôt, le jeu vous met en situation de conduire, de vous orienter et de gérer l’attention des forces de l’ordre. La promesse est simple et immédiate: vous pouvez suivre la route « prévue », ou tester les limites du système, et c’est souvent là que GTA 3 commence vraiment.
Dans l’imaginaire PS2, GTA 3 a ce parfum de jaquette qu’on reconnaît à trois mètres et de conversations de cour de récré sur « ce qu’on peut faire dans la ville ». Le jeu a aussi laissé une trace très concrète: cette manière de passer autant de temps à explorer Liberty City, à apprendre ses raccourcis et ses ponts, qu’à suivre la trame principale. Une époque où l’on « lisait » une carte en la parcourant, quartier par quartier.
Le basculement en 3D n’est pas qu’un changement de caméra: il redéfinit la grammaire de la série. GTA 3 installe Liberty City comme un terrain de jeu cohérent, où la verticalité, les lignes de vue, les collisions et les poursuites deviennent des outils de mise en scène. C’est aussi l’épisode qui fixe durablement un certain ton, entre satire urbaine, radio omniprésente et narration en missions qui s’enchaînent comme des chapitres.
Le cœur du jeu, c’est l’équilibre entre conduite et action à pied, avec une structure de missions qui pousse à optimiser ses trajets et à connaître la ville. La conduite est au centre du plaisir: voler une voiture, sentir qu’elle « tient » différemment d’une autre, gérer une poursuite en jouant des ruelles, puis improviser une fuite dès que ça chauffe trop. Même quand l’objectif paraît simple, l’imprévu vient souvent du trafic, de la police ou d’un accrochage de trop.
À pied, GTA 3 trahit davantage son âge: le tir et la gestion de la caméra demandent un temps d’adaptation, surtout si vous venez d’épisodes plus récents. Sur une manette PlayStation 2, on finit par jouer avec les automatismes du jeu plutôt que contre eux: choisir ses angles, éviter les affrontements inutiles, et privilégier le mouvement. Le plaisir vient moins d’un gunfight « propre » que d’une situation qui dégénère et qu’on rattrape au talent, ou à la débrouille.
L’ambiance, elle, fait beaucoup du travail. La radio et les voix donnent une identité immédiate à Liberty City, et le jeu sait installer une tension légère mais constante: chaque mission peut basculer en poursuite, chaque détour en opportunité. Ce n’est pas un monde « décoratif », c’est une machine à histoires courtes.
Le joueur incarne Claude, un protagoniste volontairement mutique, presque un avatar à l’ancienne au milieu d’un monde très bavard. Ce choix renforce l’impression d’être un exécutant dans une ville d’opportunistes: vous êtes le moteur des actions, mais pas forcément le centre moral du récit. Autour de lui, GTA 3 s’appuie sur des commanditaires et des figures de la pègre qui rythment la progression par quartiers et par « employeurs ».
Pour mesurer le saut, le plus parlant reste de revenir à Grand Theft Auto sur PlayStation : même ADN de liberté et de provocation, mais une lecture bien plus abstraite du chaos urbain. Entre les deux, Grand Theft Auto 2 montre une série encore en recherche de forme, avant l’évidence de la 3D.
Si vous aimez comparer les époques, l’écart avec Grand Theft Auto IV est fascinant: la même ville « Liberty City » comme idée, mais une densité, une mise en scène et une physique qui changent la façon de conduire, de tirer et même de respirer dans la rue. Et pour voir jusqu’où l’ADN sandbox a ensuite poussé la surenchère, Grand Theft Auto V illustre une autre philosophie, plus vaste, plus multiple, plus systémique.
| Place | Titre | Support | Pourquoi le rapprocher? |
|---|---|---|---|
| Avant | Grand Theft Auto 2 | PlayStation | La formule pré-3D: vue du dessus, même esprit de liberté, mais une ville pensée autrement. |
| Épisode principal | GTA 3 | PlayStation 2 PAL | Le basculement en 3D qui redéfinit la série et installe Liberty City comme terrain de jeu moderne. |
| Après | Grand Theft Auto: San Andreas | Xbox 360 PAL | Une autre étape majeure: échelle et variété en hausse, RPGisation légère, ambitions encore élargies. |
GTA 3 est typiquement le jeu qu’on croise souvent… mais pas toujours dans l’état qu’on aimerait pour une collection propre. Pour un full set PS2, l’intérêt est de viser un exemplaire complet avec sa notice d’origine et une jaquette bien nette, car ce sont les éléments qui accusent le plus facilement l’usure (coins blanchis, pliures, traces de stockage).
Côté disque, la PS2 lit parfois « large », mais ce n’est pas une raison pour tolérer un support trop marqué. Un exemplaire peu rayé et correctement conservé reste le meilleur choix si vous voulez y rejouer longtemps, sans dépendre d’une console particulièrement indulgente.
Console, édition, compatibilité, état et informations utiles avant de compléter la collection.
GTA 3 est actuellement référencé sur PS2 dans la base Full Set.
L’indice de rareté marché Full Set de GTA 3 est actuellement de 27 sur 100, soit un niveau « Assez courant ». Le dernier relevé a détecté 51 annonces. Cet indicateur combine la disponibilité observée et le niveau de prix par rapport aux autres jeux de la même console.
Sur PS2, GTA 3 est distribué sous la forme de un disque PlayStation 2.
Contrôlez les rayures profondes, les fissures autour du centre du disque, l’état de la face imprimée et la lecture sur une console compatible. Vérifiez également la boîte, la notice, la jaquette et la région du jeu.