Destruction Derby est un jeu sorti en 1996 / édité par Psygnosis / développé par Reflections
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QUAND LA VICTOIRE SE JOUE AU PARE-CHOC
Sorti en 1996 et édité par Psygnosis, Destruction Derby sur Sega Saturn, c’est l’odeur très particulière des années 32-bit: de la 3D anguleuse, des carrosseries qui prennent cher, et un concept facile à expliquer mais pas si simple à dompter. Ici, la course n’est pas seulement une question de trajectoires propres, c’est surtout une histoire de lecture du trafic et de gestion du chaos.
Dans une ludothèque Saturn, il a ce statut de jeu “soirée” avant l’heure: on y revient pour le plaisir immédiat de la casse, mais aussi pour ce mélange rare entre pilotage et affrontement. Même aujourd’hui, il garde un truc que beaucoup de jeux de bagnoles ont lissé depuis: l’idée qu’un contact n’est pas un accident, c’est un choix.
Ce qui frappe dès les premiers tours de roue, c’est la promesse très frontale du titre: vous n’êtes pas là pour aligner des chronos parfaits, mais pour survivre dans un paquet de voitures qui se referme. L’entrée en matière met tout de suite l’accent sur la densité en piste et sur l’importance du placement, parce que le danger vient autant de devant que de côté.
La prise en main, elle, se fait vite sur l’accélération et le freinage, mais le jeu demande rapidement d’anticiper. Le vrai “tutoriel”, c’est la première fois où vous vous faites accrocher en sortie de virage ou enfermer dans un mauvais timing: on comprend alors que la vitesse pure ne suffit pas, et que la moindre erreur se paie en tôle pliée.
Destruction Derby, c’est un souvenir de génération où la 3D voulait prouver quelque chose à chaque seconde. Les chocs sont mis en scène comme des mini-événements, et la caméra, parfois un peu nerveuse, participe à cette sensation “arcade brute” typique du milieu des années 90. On y retrouve aussi cette philosophie très Psygnosis: un jeu au concept clair, à l’identité bien marquée, qui assume son côté spectaculaire.
Le jeu est développé par Reflections, un studio qui a longtemps travaillé l’idée de conduite comme terrain de jeu physique, avec l’impact et la masse comme ingrédients principaux. Dans Destruction Derby, la voiture n’est pas un simple “skin” sur des statistiques: c’est un objet qui occupe l’espace, qui se heurte, qui gêne, et qui se fait gêner. Cette approche, très lisible manette en main, explique pourquoi le titre est resté associé à la culture “crash” des années 32-bit.
Le sel du gameplay vient du compromis permanent: attaquer pour doubler, oui, mais sans se retrouver de travers au mauvais moment; tenter le contact pour sortir un rival du rythme, oui, mais sans y laisser votre propre course. Destruction Derby joue sur une tension simple: plus la piste est encombrée, plus la moindre décision devient lourde de conséquences.
Sur Saturn, le confort se joue beaucoup sur l’ergonomie: doser l’accélération, corriger une glisse, replacer la voiture après un choc. Une manette SEGA Saturn en bon état, avec une croix et des boutons réactifs, aide vraiment à garder la voiture “vivante” sans se battre contre la commande. Conseil de collectionneur-joueur: si vous testez un exemplaire, vérifiez que vos entrées sont propres, car un jeu de tôle où l’on compense une commande fatiguée devient vite plus frustrant que fun.
L’ambiance, elle, repose sur le spectacle de la mêlée. La lisibilité n’est pas toujours parfaite, mais c’est aussi ce qui fait le charme: on apprend à conduire avec les autres, pas à côté des autres. Et quand tout s’enchaîne correctement, on obtient ces instants très satisfaisants où un bon placement vaut mieux qu’un gros moteur.
En version physique, Destruction Derby a un vrai “poids” de collection: le disque, la jaquette et la notice matérialisent une époque où l’on vendait une idée forte, immédiatement compréhensible au dos de la boîte. Pour un full set Saturn, c’est typiquement le titre qu’on aime avoir complet, parce qu’il incarne une facette précise du catalogue: l’arcade 3D qui privilégie l’impact et l’énergie.
À l’achat, prenez le temps de contrôler l’état du boîtier (charnières, tranche, pattes de maintien du disque) et la présence de la notice. Sur les jeux Saturn, un ensemble propre fait une grosse différence visuelle en étagère, surtout pour les titres à forte identité graphique. Et comme toujours avec un jeu de course, testez le chargement et la lecture: un disque marqué, c’est le meilleur moyen de transformer une session “juste une course” en session “juste un écran noir”.
| Place | Titre | Support | Pourquoi le rapprocher? |
|---|---|---|---|
| Avant | Destruction Derby | Playstation | Le point de départ de la formule: course et destruction mélangées, avec une identité “crash” très marquée. |
| Épisode principal | Destruction Derby | Sega Saturn | Une variation 32-bit à part, intéressante pour comparer sensations, rythme et rendu selon la machine. |
| Après | Destruction Derby 2 | Playstation | La suite qui pousse l’idée plus loin et sert souvent de point de comparaison naturel pour mesurer l’évolution de la série. |
Si vous aimez l’ADN “arcade destructrice” mais que vous voulez voir comment la formule se réinvente plus tard, Destruction Derby 64 permet de mesurer le chemin entre deux générations de 3D et deux philosophies de conduite. Dans la même famille, on peut aussi citer les épisodes ultérieurs sur PlayStation, qui cherchent chacun à ajuster le curseur entre pilotage et affrontement.
Destruction Derby sur Saturn se croise, mais la chasse devient tout de suite plus intéressante quand on vise un exemplaire vraiment propre et complet. Les points qui font la différence sont classiques, mais impitoyables: jaquette non blanchie, boîtier net, notice présente, disque sans rayures profondes. Pour une collection “full set” cohérente, c’est exactement le genre de jeu où l’état général raconte votre exigence.
ACIER, PLASTIQUE, POLYGONES: LA CASSE FAIT SON SHOW
« Trajectoire idéale? Non merci, je préfère l’ouverture au pare-choc. »
Console, édition, compatibilité, état et informations utiles avant de compléter la collection.
Cette fiche concerne la version SEGA Saturn de Destruction Derby. Full Set référence également Destruction Derby sur Playstation.
La date de sortie référencée pour Destruction Derby sur SEGA Saturn est 1996.
Destruction Derby a été édité par Psygnosis.
Destruction Derby a été développé par Reflections.
L’indice de rareté marché Full Set de Destruction Derby est actuellement de 69 sur 100, soit un niveau « Rare ». Le dernier relevé a détecté 3 annonces. Cet indicateur combine la disponibilité observée et le niveau de prix par rapport aux autres jeux de la même console.
Sur SEGA Saturn, Destruction Derby est distribué sous la forme de un CD-ROM SEGA Saturn.
Contrôlez les rayures profondes, les fissures autour du centre du disque, l’état de la face imprimée et la lecture sur une console compatible. Vérifiez également la boîte, la notice, la jaquette et la région du jeu.
À découvrir également dans la base Full Set : Lomax sur Playstation (même année et même éditeur), O.D.T. sur Playstation (même éditeur), Starblade Alpha sur Playstation (même année).