Lethal Enforcers est un jeu sorti en 1994 / édité par Konami / développé par Konami
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SIRÈNES, GANGSTERS ET REFLEXES: L’ARCADE AU COUP PAR COUP
En 1994, Lethal Enforcers débarque sur Super Nintendo avec une promesse simple: condenser l’énergie d’un jeu de tir typé salle d’arcade dans une cartouche. Konami signe à la fois l’édition et le développement, et on sent une production pensée pour l’efficacité, la nervosité et le spectacle immédiat.
Ce qui rend cette version intéressante aujourd’hui, c’est justement son décalage: la Super Nintendo n’est pas la machine sur laquelle on associe spontanément le “shoot au viseur”. La curiosité du collectionneur, ici, vient de cette tentative de faire tenir un genre très “borne” dans les limites d’un salon, avec ses compromis, ses trouvailles et ses angles morts.
Si vous collectionnez la ludothèque de la Super Nintendo, Lethal Enforcers a aussi ce petit goût de titre “à part”: pas un platformer de plus, pas un RPG au long cours, mais un pur jeu de réflexes, pensé pour des sessions courtes, tendues, parfois injustes, souvent mémorables.
Lethal Enforcers se prend comme un jeu d’arcade: on lance une partie, on comprend vite l’objectif, et tout est construit pour mettre la pression. Le début n’essaie pas de vous raconter une grande histoire, il vous place plutôt dans une logique d’intervention, avec une montée en tension qui arrive vite et qui ne vous lâche plus.
Dès les premiers écrans, le jeu vous impose son rythme: repérer la menace, réagir, éviter la sanction. C’est une entrée en matière très “salle”, où l’on apprend surtout en échouant, en mémorisant des situations et en améliorant sa lecture de l’action.
Au milieu des années 90, ce type de jeu incarnait une violence “de cinéma” très codifiée: flics, braquages, silhouettes qui surgissent, et un plaisir coupable à vider un chargeur imaginaire sans se soucier d’une barre de stamina. Rejouer à Lethal Enforcers aujourd’hui, c’est aussi retrouver cette esthétique d’action directe, sans détour, qui tranchait avec les genres plus installés sur console.
Lethal Enforcers fait partie de ces titres conçus pour être compris au premier regard: lisibilité des cibles, réactions immédiates, punition nette. C’est une philosophie de game design typée arcade, où le jeu n’a pas peur de vous faire perdre, parce qu’il parie sur une chose: vous relancerez “juste pour faire mieux”. Sur Super Nintendo, cet ADN reste le cœur de l’expérience, même quand la forme doit s’adapter au format domestique.
On est sur un jeu de tir sur rails: la progression est guidée, et l’intérêt vient de la gestion de l’urgence, du placement du curseur et du timing. Le plaisir est très mécanique: le tir doit être rapide, mais surtout propre, parce que le jeu aime tester votre capacité à distinguer le danger du décor en une fraction de seconde.
L’ambiance, elle, joue à fond la carte du polar musclé: pas de contemplation, peu de respiration. Le jeu est construit comme une succession de situations tendues, et son efficacité tient à ce côté “scènes d’action” qui s’enchaînent. Sur console, c’est typiquement le genre de titre qui fonctionne bien en petites doses, en alternant essais rapides et pauses, plutôt qu’en marathon.
Il faut aussi accepter un élément structurel du genre: l’apprentissage par la répétition. Certaines séquences demandent de connaître les surgissements et les fenêtres de réaction. Ça peut frustrer si l’on cherche une progression “fair” à la mode moderne, mais c’est exactement le carburant qui donne envie de recommencer pour dompter la mise en scène.
Pour mesurer l’écart entre “arcade au salon” et “arcade à domicile sur support CD”, un détour par Lethal Enforcers sur SEGA Mega-CD est instructif: la philosophie reste la même, mais le contexte matériel change la façon dont le jeu se présente et s’enchaîne.
Si vous aimez comparer les versions, il est aussi intéressant de regarder Lethal Enforcers sur Megadrive PAL, pour observer comment un même concept est recalibré selon les contraintes et habitudes d’une autre console de salon de la même époque.
Enfin, pour un regard plus “compilation” et une autre génération de machine, Lethal Enforcers I & II sur PlayStation permet de replacer l’épisode Super Nintendo dans une trajectoire plus large, avec la logique de regroupement d’épisodes qui accompagne souvent les licences arcade.
| Place | Titre | Support | Pourquoi le rapprocher? |
|---|---|---|---|
| Avant | Lethal Enforcers | SEGA Mega-CD (1993) | Un point de comparaison utile pour comprendre comment le jeu se décline selon le support. |
| Épisode principal | Lethal Enforcers | Super Nintendo (1994) | La version cartouche qui “console-ise” un concept très arcade, avec son identité propre. |
| Après | Lethal Enforcers I & II | PlayStation (1997) | La logique de compilation qui recontextualise la série pour une autre génération. |
Lethal Enforcers fait partie de ces cartouches que l’on veut souvent pour compléter une facette précise de la ludothèque SNES: les titres d’action secs, hérités de l’arcade, un peu à contre-emploi. En collection, la différence se fait vite sur la présentation: une boîte propre, sans enfoncements, et une notice en bon état donnent tout son cachet à un jeu dont l’identité passe aussi par sa promesse “action immédiate”.
Conseil simple: vérifiez la cohérence de l’ensemble (cartouche, jaquette/boîte, notice) et l’état général des coins et tranches. Sur ce type de jeu, beaucoup d’exemplaires ont vécu, trimballés, prêtés, ressortis pour “une partie rapide”, et ça se lit sur le carton.
Console, édition, compatibilité, état et informations utiles avant de compléter la collection.
Cette fiche concerne la version Super Nintendo de Lethal Enforcers. Full Set référence également Lethal Enforcers sur SEGA Mega-CD.
La date de sortie référencée pour Lethal Enforcers sur Super Nintendo est 1994.
Lethal Enforcers a été édité par Konami.
Lethal Enforcers a été développé par Konami.
L’indice de rareté marché Full Set de Lethal Enforcers est actuellement de 48 sur 100, soit un niveau « Peu courant ». Le dernier relevé a détecté 8 annonces. Cet indicateur combine la disponibilité observée et le niveau de prix par rapport aux autres jeux de la même console.
Sur Super Nintendo, Lethal Enforcers est distribué sous la forme de une cartouche Super Nintendo.
Contrôlez les connecteurs, l’état de l’étiquette, la coque, les vis et le démarrage sur une console compatible. Pour une pièce de collection, vérifiez aussi l’authenticité, la boîte, la cale et la notice.
À découvrir également dans la base Full Set : Snatcher sur SEGA Mega-CD (même année et même éditeur), HyperDunk sur Game Boy (même éditeur), Breath of Fire II sur Super Nintendo (même année).