Mouri Motonari: Chikai no Sanshi est un jeu sorti en 1997 / édité par Koei / développé par Koei
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DU SABRE AU TABLEUR: LA GUERRE SE GAGNE DANS LES MENUS
Mouri Motonari: Chikai no Sanshi est un titre Koei sorti en 1997 sur Sega Saturn, et rien qu’avec ces deux infos, on sent venir la couleur: une proposition stratégique, dense, plutôt cérébrale, pensée pour les joueurs qui aiment planifier plutôt que “réagir”. Le nom renvoie directement à Mōri Motonari, figure incontournable des conflits de clans au Japon, et le jeu s’inscrit dans cette tradition Koei où l’Histoire sert de terrain de jeu à la gestion et à la conquête.
Son intérêt aujourd’hui tient autant à ce qu’il propose manette en main qu’à ce qu’il représente dans une ludothèque Saturn: un disque qui ne cherche pas l’esbroufe arcade, mais le temps long, la lecture, la prise de décision. C’est typiquement le genre de titre qu’on ressort pour une session posée, avec l’envie de comprendre un système, d’optimiser, et d’accepter que la victoire se construit sur plusieurs coups d’avance.
Comme beaucoup de productions Koei de cette veine, l’entrée en matière est généralement plus “salle de commandement” que scène d’action: on se retrouve vite face à des écrans d’options, de paramètres et de choix, où l’on comprend que le jeu attend du joueur une implication active. L’objectif immédiat n’est pas d’enchaîner les combats, mais de poser une stratégie et de s’approprier les règles du conflit.
Les premières décisions donnent le ton: on observe, on compare, on choisit une direction. Si vous venez d’un jeu Saturn plus immédiat, l’adaptation se fait en changeant de rythme: ici, la sensation de “jouer” passe par la maîtrise des informations et la lecture de la situation, pas par l’adresse pure.
Ce type de jeu rappelle une époque où l’on acceptait de passer du temps à naviguer dans des interfaces denses, sans tout comprendre en cinq minutes, parce que la récompense venait après: le moment où un plan tient, où une décision prise tôt finit par payer. Sur Saturn, la prise en main à la manette SEGA Saturn renforce ce côté “commande”, presque télécommande de QG, avec un rythme d’actions plus posé que sur un périphérique type souris.
Avec Koei à l’édition comme au développement, on est sur une signature nette: des jeux qui misent sur des systèmes, des personnages historiques, et une forme de sérieux dans la mise en scène. Même sans connaître chaque mécanique dans le détail, on sait à quoi s’attendre dans l’approche: une stratégie qui privilégie la cohérence du contexte, la gestion, et l’idée qu’un empire ne se construit pas en ligne droite.
Le cœur de l’expérience, c’est la prise de décision : organiser, répartir, anticiper. On est dans un jeu où l’on avance par phases, en évaluant la situation et en prenant des mesures qui auront des conséquences sur la suite. L’ambiance, elle, se nourrit de cette tension propre aux jeux de clans: alliances fragiles, rivalités, nécessité de consolider avant d’attaquer.
Ce qui plaît, c’est la sensation de contrôler une dynamique plutôt qu’un personnage. Ce qui peut rebuter, c’est la barrière naturelle des jeux stratégiques: du texte, des tableaux, des chiffres, et une courbe d’apprentissage qui demande un minimum d’attention. L’important est d’y aller par objectifs courts, d’accepter de se tromper, et de construire sa compréhension du système au fil des tours, plutôt que de chercher tout de suite la “bonne” façon de jouer.
Côté rythme, on est loin d’un jeu d’action: la Saturn est ici utilisée comme une machine à faire tourner une simulation, avec des écrans de gestion et des enchaînements logiques. Si vous aimez les titres où l’on peut réfléchir, revenir sur ses choix, et savourer une progression méthodique, Chikai no Sanshi a ce parfum très particulier des stratégies japonaises des années 90.
Si vous cherchez un point de comparaison direct, la version Mouri Motonari: Chikai no Sanshi sur PlayStation permet de situer cette itération Saturn dans la même orbite, avec une question simple de collectionneur-joueur: préférer l’objet Saturn pour sa place dans une ludothèque souvent plus “niche”, ou viser la cohérence de série sur PS1. Dans les deux cas, on reste sur un titre qui s’apprécie en prenant le temps, plus proche d’un jeu de stratégie à lire que d’une aventure à “finir” en ligne droite.
Les jeux de stratégie Koei sur Saturn ont souvent une circulation particulière: ils intéressent un public ciblé, ce qui peut rendre les exemplaires plus irréguliers à croiser que des titres grand public, sans pour autant parler de rareté absolue. Pour une démarche full set, l’attention se porte surtout sur la complétude et l’état: une notice bien présente, un boîtier propre, et un disque sans mauvaises surprises.
Autre point concret: l’attrait de ce type de jeu dépend beaucoup de votre rapport à la langue et aux interfaces. Si vous collectionnez d’abord l’objet, une belle copie complète a un vrai charme “bibliothèque”. Si vous voulez réellement y jouer, privilégiez un exemplaire lisible, propre, et prêt à être manipulé souvent.
Console, édition, compatibilité, état et informations utiles avant de compléter la collection.
Mouri Motonari: Chikai no Sanshi est actuellement référencé sur SEGA Saturn dans la base Full Set.
La date de sortie référencée pour Mouri Motonari: Chikai no Sanshi sur SEGA Saturn est 1997.
Mouri Motonari: Chikai no Sanshi a été édité par Koei.
Mouri Motonari: Chikai no Sanshi a été développé par Koei.
L’indice de rareté marché Full Set de Mouri Motonari: Chikai no Sanshi est actuellement de 68 sur 100, soit un niveau « Rare ». Le dernier relevé a détecté 1 annonce. Cet indicateur combine la disponibilité observée et le niveau de prix par rapport aux autres jeux de la même console.
Sur SEGA Saturn, Mouri Motonari: Chikai no Sanshi est distribué sous la forme de un CD-ROM SEGA Saturn.
Contrôlez les rayures profondes, les fissures autour du centre du disque, l’état de la face imprimée et la lecture sur une console compatible. Vérifiez également la boîte, la notice, la jaquette et la région du jeu.
À découvrir également dans la base Full Set : Ishin no Arashi sur Sega Saturn (même année et même éditeur), Winning Post EX sur Playstation (même éditeur), Dejig Aqua World sur Sega Saturn (même année).