Eisei Meijin est un jeu sorti en 1995 / édité par Konami / développé par Konami
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LE SHOGI EN MODE SATURN, SOBRE, SÉRIEUX, ET DIABLEMENT COLLECTIONNABLE
Eisei Meijin fait partie de ces titres japonais des années 90 qui donnent une autre lecture d’une ludothèque. Pas de cinématiques tape-à-l’œil ici, mais un jeu de shogi (les “échecs japonais”) pensé pour la partie posée, celle où l’on prend le temps, pad en main, comme on ouvrirait un plateau.
Sur SEGA Saturn, ce type de jeu a un sens particulier: la machine a accueilli une foule de titres de réflexion et de jeux de table, souvent très “salon japonais”. Eisei Meijin s’inscrit exactement dans cette tradition, avec une approche sérieuse, axée sur le confort de jeu et la lisibilité plutôt que sur l’esbroufe.
On comprend très vite que le cœur du programme, ce sont les menus et les réglages: choisir un type de partie, paramétrer l’opposition, puis entrer dans le rythme du shogi. L’entrée en matière est typique des jeux de plateau sur console de cette époque: on vous met rapidement devant l’essentiel, le plateau, les pièces, et la nécessité de réfléchir avant d’agir.
Si vous découvrez le shogi, l’enjeu des premières minutes n’est pas “l’action”, mais l’interface : comment sélectionner une pièce, visualiser les coups possibles, et confirmer un mouvement sans se tromper. C’est là que l’on juge la qualité de ce genre de titre, et c’est aussi ce qui fait la différence entre un jeu qu’on ressort et un disque qui dort sur l’étagère.
Eisei Meijin, c’est aussi le parfum très 90s des jeux japonais “sérieux”: une jaquette qui annonce la couleur, un logiciel qui assume son public, et une place naturelle à côté des mahjong, des go et autres titres de réflexion. Dans une collection Saturn, ce genre de disque raconte la console autant que les gros jeux d’arcade.
Le terme Meijin renvoie à un titre prestigieux dans le shogi, et Eisei évoque l’idée de “permanent” ou “à vie” selon le contexte. Rien qu’avec son nom, le jeu se positionne: on est dans une représentation “officielle”, respectueuse, qui cherche à donner du poids à la discipline plutôt qu’à la gamifier à outrance.
Le shogi, c’est un jeu de placement et d’anticipation qui a une saveur très différente des échecs: la mécanique de pièces capturées qui peuvent être rejouées change complètement la dynamique, et rend les retournements plus fréquents. Dans un jeu vidéo, tout se joue donc sur la clarté de l’affichage et la fluidité des manipulations.
Sur Saturn, on attend d’un titre comme Eisei Meijin qu’il sache être rapide quand on enchaîne les coups, mais aussi capable d’accompagner une réflexion longue sans vous parasiter. L’ambiance, elle, est généralement minimaliste sur ce type de production: pas besoin d’en faire des tonnes quand le “spectacle” est dans le duel mental et la lecture du plateau.
Conseil de joueur: si vous collectionnez autant que vous jouez, gardez en tête que ce genre de jeu prend tout son sens quand on y revient régulièrement. Quelques parties courtes, puis une plus longue quand on veut se poser, c’est souvent là qu’un shogi console révèle son confort.
La série a connu plusieurs déclinaisons sur d’autres supports, ce qui est toujours intéressant pour comparer l’interface et la sensation “pad”. Pour une version sur Sony, jetez un œil à Eisei Meijin sur PlayStation : même ADN, mais ergonomie et rendu peuvent varier d’une machine à l’autre. Côté Saturn, il existe aussi une suite directe, Eisei Meijin II, pratique pour voir comment Konami fait évoluer son approche d’un épisode à l’autre.
CALME EN APPARENCE, GUERRE TOTALE SUR LE PLATEAU
“Encore un coup… et je comprends enfin pourquoi j’ai perdu.”
| Place | Titre | Support | Pourquoi le rapprocher? |
|---|---|---|---|
| Avant | Eisei Meijin II | PlayStation | Utile pour comparer la progression de la série et les choix d’interface hors Saturn. |
| Épisode principal | Eisei Meijin | Sega Saturn | L’entrée de la licence sur Saturn en 1995, dans l’esprit “jeu de table” typique de la machine au Japon. |
| Après | Eisei Meijin VI | Game Cube | Un jalon plus tardif qui montre la longévité de la série et l’adaptation à une génération plus moderne. |
Comme beaucoup de jeux japonais de réflexion sur Saturn, Eisei Meijin peut apparaître régulièrement… mais l’intérêt grimpe d’un cran dès qu’on parle de complétude. Une boîte propre, sans enfoncement, une notice bien présente et un disque sans rayures visibles, c’est ce qui fait la différence entre “un titre de fond de caisse” et une pièce qui tient bien sur une étagère Saturn.
Vérifiez aussi les détails de présentation: certaines éditions se distinguent surtout par leur état de conservation et la netteté de l’impression (dos, tranche, face). Sur ce type de jeu, l’œil du collectionneur est souvent plus exigeant que l’œil du joueur.
Console, édition, compatibilité, état et informations utiles avant de compléter la collection.
Cette fiche concerne la version SEGA Saturn de Eisei Meijin. Full Set référence également Eisei Meijin sur Playstation.
La médiane actuellement observée pour Eisei Meijin se situe autour de 9,55 euros. Elle repose sur 4 annonces aux tarifs suffisamment cohérents. Le montant peut varier selon l’état, la version, la boîte et la notice.
La date de sortie référencée pour Eisei Meijin sur SEGA Saturn est 1995.
Eisei Meijin a été édité par Konami.
Eisei Meijin a été développé par Konami.
L’indice de rareté marché Full Set de Eisei Meijin est actuellement de 26 sur 100, soit un niveau « Assez courant ». Le dernier relevé a détecté 4 annonces. Cet indicateur combine la disponibilité observée et le niveau de prix par rapport aux autres jeux de la même console.
Sur SEGA Saturn, Eisei Meijin est distribué sous la forme de un CD-ROM SEGA Saturn.
Contrôlez les rayures profondes, les fissures autour du centre du disque, l’état de la face imprimée et la lecture sur une console compatible. Vérifiez également la boîte, la notice, la jaquette et la région du jeu.
À découvrir également dans la base Full Set : Ganbare Goemon Kirakira Dōchū: Boku ga Dancer ni Natta Wake sur Super Nintendo (même année et même éditeur), Hunter × Hunter: Minna Tomodachi Daisakusen!! sur Game Boy Advance (même éditeur), Gunbird sur Sega Saturn (même année).