Mega Man X3 est un jeu sorti en 1996 / édité par Virgin Interactive, Capcom / développé par Capcom
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DU DASH, DES ARMES, ET CETTE OBSESSION DE TOUT RAMASSER.
Sorti en 1996 sur Sega Saturn, Mega Man X3 arrive comme un pont entre deux époques: l’efficacité “arcade maison” des épisodes 16-bit, et le confort du CD sur une machine 32-bit. Capcom reste aux commandes, avec Virgin Interactive à l’édition, et on retrouve cette grammaire X immédiatement lisible: niveaux à choisir, boss à apprendre, armes à voler, et montée en puissance par petites marches très concrètes.
Dans une ludothèque Saturn, c’est un titre qui parle aux amateurs de plates-formes d’action exigeantes, mais aussi aux collectionneurs qui aiment les versions “à part” d’un jeu connu. Le plaisir, ici, ne tient pas à une révolution, mais à une formule réglée au millimètre: un run & gun où la répétition n’est pas une punition, plutôt une méthode. On y revient pour mieux passer un passage, mieux optimiser une route, mieux exploiter une faiblesse de boss.
Le ton est donné très vite: Mega Man X3 ne vous demande pas d’apprendre un langage inédit, il vous demande d’être propre. Dès l’entrée en jeu, on comprend que tout repose sur la mobilité (dash, sauts muraux, gestion de l’élan) et sur la lecture des patterns, avec ce petit stress permanent de l’erreur bête qui renvoie au dernier point de passage.
L’autre évidence, c’est l’économie de progression typique de la série: votre personnage n’est pas “faible”, il est incomplet. Le jeu incite naturellement à fouiller, à repérer des accès hors d’atteinte, et à se faire une liste mentale de verrous à rouvrir plus tard avec la bonne capacité.
Dans la série X, l’armure n’est pas qu’un bonus, c’est un objectif de joueur. Mega Man X3 fait partie de ces épisodes où la chasse aux améliorations devient un petit rituel: repasser dans un niveau “juste” pour décrocher une pièce d’équipement, tester une nouvelle arme sur un mur suspect, puis sentir le jeu s’ouvrir au fur et à mesure. C’est très années 90 dans l’esprit, à mi-chemin entre l’action pure et la checklist avant l’heure.
Le cas X3 est intéressant en collection parce qu’il existe en plusieurs incarnations physiques: l’épisode a d’abord une vie 16-bit, puis une existence sur CD. Si vous voulez comparer les sensations “brutes” et l’enrobage d’une adaptation 32-bit, la référence historique reste Mega Man X3 sur Super Nintendo, sortie avant cette version Saturn. Même base de jeu, mais un contexte matériel et une présentation qui ne racontent pas tout à fait la même histoire sur une étagère.
Le cœur de Mega Man X3, c’est la science du rythme. Chaque niveau alterne des sections de plates-formes qui testent votre précision et des séquences plus agressives où l’on doit “faire parler” le dash pour survivre. La série X a toujours eu ce truc de rendre la mobilité grisante sans la rendre gratuite: ici encore, mal gérer une impulsion ou un saut mural se paye comptant.
Le système d’armes récupérées sur les boss structure toute la progression. On ne joue pas juste “plus fort”, on joue autrement: une arme peut sécuriser un passage, accélérer un mini-boss, ou rendre un pattern nettement moins dangereux. Et comme souvent avec Mega Man, le vrai plaisir vient du moment où l’on arrête de subir un niveau pour le maîtriser, presque comme une partition.
En termes d’ambiance, X3 cultive une esthétique techno-industrielle bien marquée, entre ruines mécaniques et installations menaçantes. Même sans réinventer son univers, le jeu sait être lisible, contrasté, et suffisamment varié pour que chaque sélection de stage ait son identité. C’est un épisode qui récompense la concentration, mais aussi la curiosité: les détours ne sont pas décoratifs, ils ont une fonction de progression très “Capcom” dans l’exécution.
On incarne X, le Reploid conçu pour évoluer, et la série continue d’installer Zero comme figure essentielle de cet univers. Même sans entrer dans les détails de scénario, l’équilibre est clair: X est l’outil du joueur (armes, mobilité, upgrades), Zero est le symbole, l’ombre qui plane sur la saga et sur sa tonalité plus “anime mécanique” que le Mega Man classique.
Pour comprendre ce que X3 ajoute (et ce qu’il raffine), le détour le plus parlant reste Mega Man X2 : même philosophie d’action rapide, mais une sensation de “formule” qui se densifie au fil des épisodes. À l’inverse, si vous cherchez la continuité directe de la série dans sa période suivante, Mega Man X4 permet de mesurer un changement de ton et de présentation, sur une autre génération de supports.
| Place | Titre | Support | Pourquoi le rapprocher? |
|---|---|---|---|
| Avant | Mega Man X3 | Super Nintendo (1995) | La base 16-bit qui sert de point de comparaison naturel pour cette version Saturn. |
| Épisode principal | Mega Man X3 | Sega Saturn (1996) | L’adaptation CD qui place l’épisode dans l’écosystème 32-bit de la Saturn. |
| Après | Mega Man X3 | PlayStation (1997) | Une autre sortie CD, utile pour comparer packaging, compatibilités et choix d’édition. |
Sur Saturn, ce qui compte, c’est l’état et la complétude: boîtier sans fissure, jaquette propre (tranches lisibles en rayon), et notice bien présente. Un disque Saturn marqué ou malmené peut rester “beau” visuellement tout en posant problème à la lecture, donc l’inspection du dessous du CD et un test sur console restent des réflexes sains.
Pour un full set, la version Saturn a aussi un intérêt de vitrine: c’est un épisode X identifié, mais sur un support où la série n’est pas la plus représentée. Résultat, un exemplaire complet attire l’œil au milieu des boîtes Saturn, surtout si vous collectionnez la saga sur plusieurs machines.
Console, édition, compatibilité, état et informations utiles avant de compléter la collection.
Cette fiche concerne la version SEGA Saturn de Mega Man X3. Full Set référence également Mega Man X3 sur Super Nintendo et Mega Man X3 sur Playstation.
La date de sortie référencée pour Mega Man X3 sur SEGA Saturn est 1996.
Mega Man X3 a été édité par Virgin Interactive, Capcom .
Mega Man X3 a été développé par Capcom.
L’indice de rareté marché Full Set de Mega Man X3 est actuellement de 49 sur 100, soit un niveau « Peu courant ». Le dernier relevé a détecté 9 annonces. Cet indicateur combine la disponibilité observée et le niveau de prix par rapport aux autres jeux de la même console.
Sur SEGA Saturn, Mega Man X3 est distribué sous la forme de un CD-ROM SEGA Saturn.
Contrôlez les rayures profondes, les fissures autour du centre du disque, l’état de la face imprimée et la lecture sur une console compatible. Vérifiez également la boîte, la notice, la jaquette et la région du jeu.
À découvrir également dans la base Full Set : Sampras Extreme Tennis sur Playstation (même année et même éditeur), Robin Hood: Prince of Thieves sur Game Boy (même éditeur), Doraemon no Study Boy 1: Shouichi Koguko Kanji sur Game Boy (même année).