Winning Post 3 est un jeu sorti en 1998 / édité par Koei / développé par Koei
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DU TURF, DES TABLEAUX, ET CETTE PETITE FIÈVRE QUAND LA SAISON DÉMARRE
Winning Post 3 (1998) fait partie de ces titres Koei qui ne cherchent pas à impressionner par la mise en scène, mais par la profondeur. Sur Sega Saturn, il s’adresse d’abord aux joueurs qui aiment construire dans la durée: une écurie, une lignée, un calendrier, puis des choix qui s’additionnent jusqu’à donner une “signature” à votre façon de jouer.
Le charme tient à cette promesse très « management »: on ne joue pas un sprint de quelques minutes, on pilote une carrière. Et sur une console souvent associée à l’arcade, tomber sur un jeu aussi posé a quelque chose de rafraîchissant. Pour le collectionneur, c’est aussi un bon représentant de la Saturn “adulte”, plus proche du PC de l’époque dans l’esprit que d’un jeu de salon qui veut faire du bruit.
L’entrée en matière d’un Winning Post, c’est rarement un feu d’artifice. Le jeu vous met rapidement face à l’essentiel: des menus, des décisions et un rythme calé sur la saison. On comprend très vite que le plaisir ne vient pas d’un tutoriel spectaculaire, mais du fait d’apprendre à lire ses informations, à planifier et à accepter qu’une bonne décision aujourd’hui peut ne payer que plusieurs courses plus tard.
Les premières sessions servent surtout à se caler sur la boucle de jeu typique: gérer son effectif, préparer, choisir des engagements, puis observer les résultats. Si vous aimez les jeux qui “prennent” au bout d’une heure, le démarrage peut paraître sec. Si vous aimez optimiser et progresser par petits gains, il a au contraire ce côté immédiatement addictif: une date de plus, une course de plus, un ajustement de plus.
À la fin des années 90, sortir une simulation de gestion sur console, c’était assumer un public qui adore naviguer dans des écrans d’options, un carnet de notes à côté et des habitudes de “sauvegarde régulière”. Winning Post 3 rappelle cette époque où l’on se passionnait pour des jeux qui ne tentaient pas de tout expliquer par des cinématiques, mais par l’expérience et la répétition des saisons. C’est aussi un bon exemple du style Koei: une interface dense, un rythme calme, et une vraie satisfaction quand une stratégie finit par se voir sur la piste.
La licence Winning Post s’est installée sur la durée, avec des itérations qui affineraient surtout le contenu, l’équilibrage et le confort de gestion plutôt que de “réinventer” le concept à chaque épisode. Sur Saturn, cela se ressent dans l’approche: un jeu pensé pour enchaîner les saisons, suivre des lignées de chevaux et faire vivre une carrière, plus que pour offrir une progression linéaire à la manière d’un mode histoire.
Le cœur de Winning Post 3, c’est la gestion hippique: composer une écurie, suivre ses chevaux, prendre des décisions d’entraînement et d’engagement, et vivre avec leurs performances. La “tension” ne se situe pas dans le doigt sur le bouton, mais dans le choix du bon moment, du bon objectif et du bon compromis. La course elle-même agit comme un verdict, parfois logique, parfois frustrant, souvent instructif pour la suite.
Sur Saturn, la manette sert surtout à naviguer vite et proprement. Le plaisir vient d’une interface qu’on apprend à dompter: on scrolle, on compare, on anticipe. Dans ce type de jeu, un bon conseil de joueur est de ne pas chercher à tout optimiser d’emblée: mieux vaut se fixer un axe (stabilité des résultats, progression d’un poulain, construction d’une lignée) et s’y tenir sur plusieurs saisons, plutôt que de “papillonner” entre objectifs.
L’ambiance est celle des simulations sportives japonaises de l’époque: sérieuse, presque studieuse, mais avec cette petite étincelle très particulière quand un plan se met à fonctionner. Si vous attendez un jeu de course spectaculaire, vous risquez de passer à côté. Si vous aimez l’idée d’être le cerveau derrière une réussite, c’est exactement le bon terrain.
Pour comparer à contenu équivalent sur une autre machine de la même génération, la version Winning Post 3 sur PlayStation permet de voir comment la série se décline selon les habitudes de chaque console, tout en restant fidèle à sa boucle de gestion.
Si vous voulez sentir le chemin parcouru par la licence, remonter à Winning Post 2 sur Super Nintendo éclaire bien l’évolution de l’ergonomie et de la “densité” des menus, avec un parfum très 16-bit dans la présentation.
Et côté Saturn, ceux qui aiment les éditions qui sentent la mise à jour et l’ajustement peuvent aussi garder un œil sur Winning Post 3 Program '98, sorti la même année, qui s’inscrit dans cette logique de version pensée pour coller à une saison et à un contexte précis.
| Place | Titre | Support | Pourquoi le rapprocher? |
|---|---|---|---|
| Avant | Winning Post 2 Final '97 | Sega Saturn (1997) | Une étape juste avant, utile pour mesurer la continuité de la formule sur Saturn. |
| Épisode principal | Winning Post 3 | Sega Saturn | L’itération 32-bit orientée gestion au long cours, typique du style Koei sur console. |
| Après | Winning Post 4 | PlayStation | Permet de voir comment la série poursuit son affinage, avec une approche toujours centrée sur la carrière. |
Sur Saturn, ce genre de simulation Koei attire souvent un public de niche, et c’est précisément ce qui peut rendre les exemplaires “vraiment propres” plus difficiles à dénicher que les grosses licences d’action. En collection, la différence se fait surtout sur la complétude et la tenue générale: boîte sans fissure, tranche lisible, notice présente, et disque impeccable.
Conseil concret: vérifiez particulièrement l’état du disque (micro-rayures, traces circulaires) et la présence d’une notice en bon état, car c’est typiquement le genre de jeu qu’on a beaucoup manipulé pour consulter des pages, des tableaux et des explications. Une Saturn bien conservée, c’est aussi une jaquette qui n’a pas blanchi et un boîtier qui ferme correctement, sinon l’ensemble “fait fatigué” en vitrine.
Console, édition, compatibilité, état et informations utiles avant de compléter la collection.
Winning Post 3 est actuellement référencé sur SEGA Saturn dans la base Full Set.
La date de sortie référencée pour Winning Post 3 sur SEGA Saturn est 1998.
Winning Post 3 a été édité par Koei.
Winning Post 3 a été développé par Koei.
L’indice de rareté marché Full Set de Winning Post 3 est actuellement de 87 sur 100, soit un niveau « Très rare ». Le dernier relevé a détecté 1 annonce. Cet indicateur combine la disponibilité observée et le niveau de prix par rapport aux autres jeux de la même console.
Sur SEGA Saturn, Winning Post 3 est distribué sous la forme de un CD-ROM SEGA Saturn.
Contrôlez les rayures profondes, les fissures autour du centre du disque, l’état de la face imprimée et la lecture sur une console compatible. Vérifiez également la boîte, la notice, la jaquette et la région du jeu.
À découvrir également dans la base Full Set : Teitoku no Ketsudan III with Power-Up Kit sur Sega Saturn (même année et même éditeur), Nobunaga no Yabou Tenshouki with Power-Up Kit sur Sega Saturn (même éditeur), Pocket Shogi sur Game Boy (même année).