Shanghai: Banri no Choujou est un jeu sorti en 1995 / édité par Sunsoft / développé par Kuusou Kagaku
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DU CALME, DES TUILES, ET CE PETIT “CLIC” MENTAL QUAND LA PAIRE SAUTE
Shanghai: Banri no Choujou (1995) s’inscrit dans cette famille de puzzles qui ne cherchent pas à épater la galerie, mais à installer une routine de joueur. On est sur de l’observation pure, du tri visuel, et une tension douce qui monte quand les coups “évidents” disparaissent.
Sur Super Nintendo, la cartouche a ce côté pratique et immédiat: on lance, on joue, on recommence. C’est un titre qui se savoure en sessions courtes, parfait pour varier d’une grosse aventure à l’autre, ou pour compléter une étagère SNES avec un représentant du puzzle “posé” signé Sunsoft et développé par Kuusou Kagaku.
L’entrée en matière typique d’un Shanghai, c’est d’abord un menu qui te met face au cœur du sujet: choisir une configuration, puis lire le plateau comme un petit paysage en relief. Sans mise en scène bavarde, le jeu te demande immédiatement ce qu’il veut de toi: repérer des paires disponibles et anticiper les blocages.
Très vite, on comprend le rythme: ce n’est pas un jeu de réflexes, mais un jeu de décisions propres. Chaque paire retirée ouvre des possibilités… ou ferme un avenir si on s’acharne sur la mauvaise zone du plateau.
La série Shanghai, c’est l’archétype du puzzle qu’on lançait “juste cinq minutes”, avant de se faire happer par une partie de plus. Au milieu des années 90, sur une console réputée pour ses gros jeux d’action et ses RPG, ce genre de cartouche rappelle une autre façon de jouer: écran fixe, cerveau en veille active, et satisfaction immédiate quand la structure se dégonfle couche par couche.
Banri no Choujou se rattache à la longue lignée des jeux Shanghai, ces déclinaisons du solitaire de tuiles popularisé sur micro-ordinateurs et consoles. Ici, l’intérêt tient surtout à l’adaptation sur Super Nintendo et à l’habillage “maison” d’un épisode tardif de génération, à une époque où le puzzle cherchait encore sa place entre arcade, salon et portables.
Le principe reste celui qu’on attend: retirer des paires de tuiles identiques en respectant les contraintes de liberté (les tuiles doivent être accessibles), jusqu’à vider le plateau. La difficulté ne vient pas d’un ennemi, mais d’un mauvais enchaînement: une décision trop “gourmande” peut te laisser avec des tuiles orphelines et une partie condamnée.
Sur SNES, la prise en main se fait naturellement à la manette Super Nintendo : on navigue, on confirme, on annule, on scanne l’écran. C’est un jeu où le confort de sélection compte autant que la logique, parce que tu passes ton temps à comparer des symboles et à te déplacer vite d’un coin à l’autre du plateau.
Ce qui fait la différence, c’est l’état d’esprit qu’il impose. Quand tu joues “propre”, tu ne cherches pas juste une paire, tu cherches une ouverture: dégager une couche, libérer une tuile clé, éviter de te coincer. Et quand tu joues fatigué, il te le rend bien, parce qu’il sanctionne la précipitation sans jamais te crier dessus.
Pour mesurer l’évolution de la formule sur support disque, la version Shanghai: Banri no Choujou sur PlayStation est une comparaison intéressante, ne serait-ce que pour le feeling “interface” et la présentation.
Du côté des variantes de la série, Shanghai: Triple-Threat sur Sega Saturn (1995) attire souvent l’œil des curieux qui aiment voir comment une licence puzzle se décline selon les machines et leurs habitudes de jeu.
Et si tu veux sentir l’ADN plus “portable” et immédiat de Shanghai, un détour par Shanghai sur Game Boy montre bien à quel point la lecture du plateau change quand l’écran et la résolution imposent d’autres compromis.
| Place | Titre | Support | Pourquoi le rapprocher? |
|---|---|---|---|
| Avant | Shanghai | Master System (PAL) | Un repère “ancienne génération” qui montre la longévité de la formule et ses adaptations sur consoles plus modestes. |
| Épisode principal | Shanghai: Banri no Choujou | Super Nintendo | Version cartouche tardive, axée sur le confort de jeu au pad et le plaisir du puzzle en salon. |
| Après | Shanghai: Dynasty | PlayStation | Un autre jalon sur support disque, utile pour situer la licence dans la seconde moitié des années 90. |
En collection, ce genre de puzzle a un profil particulier: parfois moins “bankable” qu’un gros action-RPG, mais justement recherché par les complétistes et les amateurs de ludothèque cohérente. L’intérêt, c’est surtout de le viser complet, parce que la présence de la boîte et de la notice donne tout de suite une autre allure à ce type de cartouche souvent sous-estimée.
Comme toujours sur Super Nintendo, un exemplaire propre se joue aussi sur des détails concrets: étiquette nette, coque sans jaunissement excessif, et connecteur bien entretenu. Pour un full set, c’est typiquement le jeu qu’on aime trouver en bel état plutôt que “au mieux”.
Console, édition, compatibilité, état et informations utiles avant de compléter la collection.
Cette fiche concerne la version Super Nintendo de Shanghai: Banri no Choujou. Full Set référence également Shanghai: Banri no Choujou sur Playstation.
La date de sortie référencée pour Shanghai: Banri no Choujou sur Super Nintendo est 1995.
Shanghai: Banri no Choujou a été édité par Sunsoft.
Shanghai: Banri no Choujou a été développé par Kuusou Kagaku.
L’indice de rareté marché Full Set de Shanghai: Banri no Choujou est actuellement de 52 sur 100, soit un niveau « Peu courant ». Le dernier relevé a détecté 2 annonces. Cet indicateur combine la disponibilité observée et le niveau de prix par rapport aux autres jeux de la même console.
Sur Super Nintendo, Shanghai: Banri no Choujou est distribué sous la forme de une cartouche Super Nintendo.
Contrôlez les connecteurs, l’état de l’étiquette, la coque, les vis et le démarrage sur une console compatible. Pour une pièce de collection, vérifiez aussi l’authenticité, la boîte, la cale et la notice.
À découvrir également dans la base Full Set : Galaxy Fight sur Sega Saturn (même année et même éditeur), Super SWIV sur Super Nintendo (même éditeur), In the Hunt sur Sega Saturn (même année).