Command & Conquer est un jeu sorti en 1996 / édité par Virgin Interactive / développé par Westwood Studios / réédité en version Platinum
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CONSTRUIS, PRODUIS, ÉCRASE: LE RTS AU PAD, SANS FILET.
Sorti en 1996, Command & Conquer est l’un de ces noms qui résument à eux seuls une époque de la stratégie en temps réel. Développé par Westwood Studios et édité par Virgin Interactive, il débarque sur PlayStation avec une promesse simple à énoncer et exigeante à tenir: faire du RTS, un genre pensé pour la souris, un vrai jeu de salon jouable au pad.
Ce qui le rend encore intéressant aujourd’hui, c’est précisément cette adaptation. On ne vient pas seulement “refaire des missions”, on vient observer comment l’interface, la sélection d’unités et le rythme des décisions ont été repensés pour un support console. Dans une ludothèque PS1 dominée par l’action, il fait figure d’ovni sérieux, méthodique, et franchement satisfaisant quand on commence à maîtriser ses automatismes.
Le démarrage donne tout de suite le ton: menus sobres, choix de campagne, puis une mission qui sert de rampe de lancement. Très vite, le jeu vous met entre les mains les gestes de base du genre, établir une base, lancer une production, sécuriser la zone, puis pousser le front en gérant l’économie et la reconnaissance.
Sur PlayStation, on comprend dès les premières actions que la vitesse n’est pas le vrai enjeu. L’essentiel, c’est l’organisation: apprendre à naviguer rapidement entre construction, production et contrôle des groupes, et accepter qu’on ne jouera pas “au clic”, mais “au flux”, en enchaînant les ordres de façon efficace.
Il y a un parfum très 90’s dans cette version: l’idée même d’un RTS sur console, assumé, avec ses écrans de briefing et son ambiance techno-militaire. C’est aussi le souvenir d’un jeu qu’on ne lançait pas “pour cinq minutes”: une mission appelle la suivante, et on finit par penser en termes de lignes de production et de angles d’attaque, pas de réflexes.
Command & Conquer sur PlayStation s’inscrit dans le moment où la série devient une marque forte, capable de voyager hors du PC. L’édition Platinum (signalée sur cette fiche) fait partie de ces rééditions PS1 facilement repérables en rayon et sur étagère, et qui comptent dans un full set parce qu’elles existent en version bien distincte au niveau du packaging.
Le cœur reste celui qu’on attend: récolter, construire, produire, scouter, attaquer. Le plaisir vient de l’empilement de micro-décisions, choisir quoi sortir en priorité, où placer un bâtiment pour protéger sa chaîne de production, quand renforcer la défense plutôt que de “greeder” l’économie. Sur une mission bien équilibrée, on sent la montée en puissance, le moment où l’on passe d’une base fragile à une machine de guerre.
La manette impose forcément une discipline différente. Sélectionner, regrouper et déplacer des unités demande plus de méthode qu’à la souris, mais le jeu peut aussi devenir étonnamment confortable une fois les raccourcis assimilés: on joue davantage “en planificateur”, en posant des intentions claires, plutôt qu’en jonglant en permanence à la milliseconde.
Visuellement, on est sur une lecture très fonctionnelle: silhouettes d’unités lisibles, bâtiments immédiatement identifiables, et une mise en scène qui sert la tension des assauts. L’ambiance, elle, fait le pont entre stratégie froide et spectacle militaro-SF: on n’est pas dans l’heroic fantasy, mais dans la guerre moderne stylisée, où l’information et le contrôle du terrain sont des armes à part entière.
Pour un exemplaire qui “fait collection”, la PlayStation demande la même rigueur que toujours: boîtier propre (charnières, plastique non jauni), jaquette sans pli ni trace de prix, et surtout une notice présente et nette. Sur un titre aussi connu, on croise beaucoup d’exemplaires fatigués par les allers-retours en prêt entre potes: un disque propre et une jaquette non gondolée font rapidement la différence en vitrine.
Sur la même console, le voisin naturel, c’est Command and Conquer: Alerte rouge sur PlayStation, qui reprend l’ADN RTS avec une identité bien à lui. Pour comparer des adaptations console d’une même base, il est aussi intéressant de jeter un œil à Command & Conquer sur Sega Saturn : une autre façon de transposer ce type de contrôle et d’interface sur une machine de salon de la même génération.
LA GUERRE SE GAGNE AUSSI DANS LES MENUS ET LES FILES DE PRODUCTION.
“Attends, je finis juste de lancer deux usines… et j’attaque.”
| Place | Titre | Support | Pourquoi le rapprocher? |
|---|---|---|---|
| Avant | Command & Conquer | PlayStation (1996) | Le point d’entrée “console” pour goûter au RTS façon Westwood, avec une adaptation pad qui définit le rythme. |
| Épisode principal | Command & Conquer | PlayStation | La version PS1 qui met l’accent sur la lisibilité et l’efficacité des commandes au salon. |
| Après | Command & Conquer sur Nintendo 64 | Nintendo 64 (1999) | Une autre adaptation console, utile pour comparer ergonomie et sensations de contrôle sur un hardware différent. |
Command & Conquer est le genre de titre qu’on croise, mais pas toujours dans l’état qu’on veut pour une collection soignée. Les boîtiers PS1 prennent vite des rayures, les notices se perdent, et les disques marqués peuvent provoquer une expérience aléatoire. L’édition Platinum ajoute aussi une variable de chasse: certains collectionneurs veulent la première édition, d’autres aiment aligner les rééditions officielles, et les deux ne racontent pas la même histoire sur une étagère.
Console, édition, compatibilité, état et informations utiles avant de compléter la collection.
Cette fiche concerne la version PS One de Command & Conquer. Full Set référence également Command & Conquer sur Sega Saturn.
La date de sortie référencée pour Command & Conquer sur PS One est 1996.
Command & Conquer a été édité par Virgin Interactive.
Command & Conquer a été développé par Westwood Studios.
L’indice de rareté marché Full Set de Command & Conquer est actuellement de 26 sur 100, soit un niveau « Assez courant ». Le dernier relevé a détecté 43 annonces. Cet indicateur combine la disponibilité observée et le niveau de prix par rapport aux autres jeux de la même console.
Oui. Une réédition Platinum de Command & Conquer est référencée. La jaquette, le disque et la présentation diffèrent généralement de l’édition originale.
Sur PS One, Command & Conquer est distribué sous la forme de un CD-ROM PlayStation.
Contrôlez les rayures profondes, les fissures autour du centre du disque, l’état de la face imprimée et la lecture sur une console compatible. Vérifiez également la boîte, la notice, la jaquette et la région du jeu.
À découvrir également dans la base Full Set : Earthworm Jim 2 sur Playstation (même année et même éditeur), Absolute Football sur Playstation (même éditeur), Hyper Tennis: Final Match sur Playstation (même année).