Worms est un jeu sorti en 1997 / édité par Ocean Software / développé par Team17
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DEUX TOURS, UNE GRENADE, ET UNE AMITIÉ QUI VACILLE
Sorti en 1997 et porté par Team17, Worms sur Saturn arrive avec une idée simple et redoutable: transformer une escarmouche de dessin animé en duel de nerfs, au tour par tour, où chaque déplacement compte. Ocean Software signe ici une adaptation console d’un concept déjà culte sur micro, et la Saturn lui va plutôt bien: des parties qui s’installent, des menus lisibles, et ce rythme posé qui colle au jeu “de canapé”.
Ce qui tient encore aujourd’hui, c’est la lisibilité tactique sous le chaos. Derrière les explosions et les cris ridicules, on joue à l’angle, à la hauteur, à la trajectoire et au timing. Et comme les matchs se racontent d’eux-mêmes, c’est un de ces titres qu’on ressort pour “une dernière”… qui dure deux heures.
L’entrée en matière met vite l’accent sur l’essentiel: composer des équipes de vers, choisir un décor destructible, puis se lancer dans un affrontement au tour par tour. La promesse est immédiate: chaque tour est court, mais chaque décision peut retourner la partie, surtout quand le terrain commence à s’effondrer sous les cratères.
Très tôt, le jeu te fait comprendre sa grammaire: se placer avant de tirer, anticiper le vent, gérer un arsenal qui mélange armes “sérieuses” et trouvailles absurdes. On ne gagne pas en tirant beaucoup, on gagne en tirant juste, ou en forçant l’autre à rater.
Worms a cette saveur très 90’s: des personnages minuscules, des voix qui cherchent la punchline, et un humour qui repose autant sur l’arsenal loufoque que sur la cruauté feutrée du tour par tour. C’est typiquement le jeu qui transformait un salon en petite arène, avec des règles maison (“pas le bazooka au premier tour”, “on joue jusqu’au bout même si c’est perdu”) et des silences tendus quand un tir “facile” part dans le décor.
En 1997, la Saturn vit une période où chaque “bon portage” compte: les joueurs attendent des conversions solides, mais aussi des jeux qui se prêtent à la durée. Worms coche justement cette case avec son format idéal pour des sessions régulières, sans besoin d’apprendre un système complexe. Le concept est suffisamment clair pour être partagé, suffisamment profond pour être maîtrisé.
Le cœur du jeu, c’est un duel d’attrition et d’opportunisme. Tu as une équipe, des points de vie, un tour limité, et un terrain qui se dégrade. Chaque action est un compromis: s’exposer pour un tir parfait, rester prudent en se repositionnant, ou tenter le coup d’éclat qui fait basculer le match. Même la mobilité compte, parce qu’un ver bien placé vaut parfois plus qu’une arme rare.
La Saturn rend l’expérience très “posée”: on navigue dans l’arsenal, on vise, on ajuste, on retient son souffle, puis on encaisse le résultat. Ce tempo lent est un atout: il laisse la place à la lecture du terrain, à l’anticipation, et au plaisir très particulier de réussir un tir compliqué. C’est aussi un jeu où l’on apprend à accepter l’imprévu, parce que le moindre raté devient immédiatement une petite scène comique… ou un drame.
À l’échelle de la licence, l’épisode a un charme “première génération console”: moins de surcouche, plus de pure tactique. Si tu connais déjà l’épisode sur PlayStation, la comparaison est intéressante à faire avec Worms sur PlayStation, ne serait-ce que pour replacer cette version Saturn dans la vague des portages de l’époque.
Pour mesurer à quel point Worms a su se plier à des supports très différents, un détour par Worms sur Game Boy est parlant: même ADN tactique, mais contraintes radicalement autres, et une manière différente de “lire” l’action. Et si tu veux voir la licence revenir à une formule portable plus moderne, Worms: Open Warfare sur PSP montre une approche plus récente, pensée pour la partie rapide et la prise en main immédiate.
| Place | Titre | Support | Pourquoi le rapprocher? |
|---|---|---|---|
| Avant | Worms | Game Boy (1995) | Déclinaison portable qui met en valeur l’essentiel du tour par tour, sans le confort d’un grand écran. |
| Épisode principal | Worms | Sega Saturn | Version salon taillée pour les duels de canapé, lisible et “posée” dans son rythme. |
| Après | Worms: Open Warfare | PSP (2006) | Retour portable plus moderne, pensé pour enchaîner des matchs sans y passer la soirée. |
Worms fait partie de ces jeux qu’on croise, mais pas toujours dans l’état qu’on aimerait pour une collection Saturn propre. Les exemplaires “juste corrects” existent, mais le vrai tri se fait sur la présentation: boîtier sans fissure, jaquette nette, et surtout une notice bien présente. Sur Saturn, l’ensemble visuel compte énormément sur une étagère, et ce titre a un côté immédiatement reconnaissable dans une rangée.
VENT DANS LE DOS, MAIN TREMBLANTE, TIR PARFAIT… OU PAS
« Promis, c’était calculé. »
Console, édition, compatibilité, état et informations utiles avant de compléter la collection.
Cette fiche concerne la version SEGA Saturn de Worms. Full Set référence également Worms sur Atari Jaguar, Worms sur Game Boy et Worms sur Playstation.
La date de sortie référencée pour Worms sur SEGA Saturn est 1997.
Worms a été édité par Ocean Software.
Worms a été développé par Team17.
L’indice de rareté marché Full Set de Worms est actuellement de 36 sur 100, soit un niveau « Assez courant ». Le dernier relevé a détecté 5 annonces. Cet indicateur combine la disponibilité observée et le niveau de prix par rapport aux autres jeux de la même console.
Sur SEGA Saturn, Worms est distribué sous la forme de un CD-ROM SEGA Saturn.
Contrôlez les rayures profondes, les fissures autour du centre du disque, l’état de la face imprimée et la lecture sur une console compatible. Vérifiez également la boîte, la notice, la jaquette et la région du jeu.
À découvrir également dans la base Full Set : Motor Mash sur Playstation (même année et même éditeur), Power Serve sur Playstation (même éditeur), SeaBass Fishing 2 sur Sega Saturn (même année).